Wattpad : Qui est chlocumdes ?

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On se retrouve aujourd’hui pour l’interview d’une auteure wattpadienne, soit chlocumdes.

Présentation

– Peux-tu te présenter brièvement ?

Alors moi c’est Chloé, avec mes 17 ans en poche depuis peu j’entame une terminale S (après presque deux trimestres de première en L, je me demande bien pourquoi j’ai fait ça). Je suis une éternelle rêveuse, optimiste le plus souvent possible et malgré un côté assez introverti, j’adore aider les autres et partager mes passions. Parmi celles-ci je compte la danse, la musique, la lecture et l’écriture, et le cinéma. L’écologie est un sujet qui me touche énormément, et qui malheureusement m’inquiète en fait de plus en plus. En fait, je suis une personne assez simple et insouciante ^^’

– Depuis quand écris-tu ? Pourquoi écris-tu ?

Ouh la, je ne saurais pas vraiment dire depuis quand x) Je pense que c’est depuis que je suis toute petite car lorsque l’on apprenait à lire et écrire à l’école j’y avais tellement pris goût que je devais aller au fond de la classe pour faire des activités plus poussées. J’ai retrouvé des sortes de minis livres que j’avais écris dans des feuilles A4 pliées et emboîtées, agrémentés de dessins qui parlaient presque tout le temps de sorcellerie. Pourquoi est-ce que j’écris ? Au début, c’était juste naturel, un passe-temps que je chérissais particulièrement mais de plus en plus cela se transforme en nécessité. C’est mon échappatoire lorsque je n’arrive pas à exprimer ce que je ressens, celui qui me permet de m’évader, de rêver et partir loin de cette réalité qui ne me suffit plus.

– Pourquoi avoir décidé de publier sur Wattpad ? Que t’apporte cette plateforme ?

Disons que Wattpad était avant tout pour moi un endroit où je pouvais retrouver des histoires que j’avais suivies un peu ailleurs et qui y faisaient leur arrivée. Mais froussarde que je suis, j’avais peur de m’inscrire, on ne sait jamais, je pouvais me faire pirater ou que sais-je (merci l’esprit débordant d’imagination) ! Et puis lorsque je me suis rendue compte qu’être publiée était vraiment l’un de mes rêves et qu’il n’était pas tant impossible que ça, eh bien j’ai sauté le pas et je me suis inscrite. Justement pour ce que cet endroit m’apporte : de la motivation, du soutien et des avis, ce qu’il me manque le plus et dont j’ai réellement besoin avant d’oser envoyer un manuscrit à une maison d’édition. Et puis surtout, je peux partager ce plaisir, cette passion qu’est l’écriture avec des gens dans mon cas et faire de superbes rencontres. Je vois un peu les dessous de certains livres édités, et je peux comprendre un peu plus de ce monde dans lequel j’aimerais travailler plus tard.

Y a-t-il une histoire qui te tient plus à coeur parmi toutes celles écrites ? Pourquoi ?

C’est dur ! En y réfléchissant, je pense que même si j’en ai pas mal en réserve celle qui a une véritable histoire (sans mauvais jeu de mot) reste Seconde Chance. Pourquoi ? Simplement parce que c’est elle qui m’a lancée dans tout ça, sur laquelle j’ai le plus travaillé, et le plus sérieusement. C’est elle qui m’a pris, et me prend encore, le plus de temps. Je l’ai commencée au collège, il y a bien quatre-cinq ans, en gribouillant quelques lignes, quelques chapitres et il y a deux ans je la recommençai en tant que « livre ». Je l’ai finie il y a un an, le jour de mon anniversaire et c’était mon petit cadeau à moi-même cette sorte d’accomplissement, et cela fait désormais quelques mois que j’essaie tant bien que mal malgré les cours de la réécrire d’une façon qui correspond plus à qui je suis aujourd’hui.

Seconde Chance

Le 23 décembre 2017 marque la fin de la vie que j’avais…
Plusieurs mois se sont écoulés, hors du temps pour Zoey qui était plongée dans le coma, avant qu’elle ne puisse commencer une nouvelle vie.
Après avoir perdu ses parents et sa soeur, elle part s’installer chez son grand-père. Peu de temps après, elle se retrouve avec un inconnu qui meurt à son tour. Elle aurait pu remettre la faute au hasard si elle n’avait pas été témoin de faits étranges…

– Peux-tu nous parler de *Seconde Chance* ?

Euh oui je peux, mais que dire ? xD Dans ce roman on fait connaissance avec Zoey, une jeune fille à la vie pas forcément facile mouvementée par des évènements traumatisants. Suite à l’un d’eux, elle se retrouve dans le coma après avoir perdu sa famille, et se retrouve hébergée chez son grand-père, dans la maison familiale. Seulement des phénomènes étranges font leur apparition, dont la mort d’inconnus en présence de qui elle se retrouve. Seconde Chance, c’est un mélange de paranormal et fantastique, des univers que j’ai toujours apprécié. Les meurtres, les enquêtes… je devais écrire une histoire en rapport avec cela, et c’est ce qui m’a lancée dans ce premier livre. Je ne destine pas cette histoire à un public précis, au contraire la diversité des lecteurs est ce que j’affectionne énormément, tout le monde devrait avoir l’occasion de lire, et lire ce qu’il veut.

– Quels sujets abordes-tu dans ce roman ? Pourquoi ceux-là ?

Bon, j’avoue que la mort est un sujet qui revient beaucoup… mais pas dans un sens pessimiste ! Il va de pair avec l’espoir et le fait de s’accrocher. Faire face à la mort plutôt. Je l’ai écrit suite à des expériences personnelles, et c’est peut-être aussi un moyen pour moi-même d’accepter cette étape, la perte de proche. Je ne le fais pas tomber dans le drame, bien que cela me touche en général beaucoup, mais plutôt dans le mystère, l’intrigue car je me pose énormément de questions, alors pourquoi pas faire se questionner les autres ? Il y a aussi des sujets d’actualités sur lesquels je n’arrive pas à m’exprimer, à en parler dans la vie de tous les jours et je ne saurais expliquer pourquoi, mais du coup en les insérant dans une histoire à travers une autre vie je peux en quelque sorte donner ma vision des choses.

À ton avis, quels sont les défauts et les qualités de ce roman ?

Comme je l’avais dit, je l’ai écrit il y a quelques années et je crois avoir pas mal évolué depuis, alors me replonger dans mon écriture d’avant, je ne l’assume pas forcément. J’ai l’impression d’être ridicule, pas vraiment crédible dans ce que j’écris c’est pourquoi je reprends chapitre par chapitre, pour éviter cette version trop enfantine je dirais. J’ai 17 ans, peut-être pas l’expérience de certains et cela peut sûrement faire défaut à mon roman, j’en suis consciente. Mais d’un autre côté, c’est aussi un aspect peut-être positif, comme un nouveau regard. Des qualités, je ne saurais dire, je suis très mauvaise jugeuse… ce côté qui regroupe plusieurs choses peut-être, ce qui est diversifié et ne me fait pas tomber dans le cliché et le déjà-vu ?

– As-tu comme projet d’éditer cette histoire ?

Comme projet, mais comme rêve surtout. Je ne me fais pas d’illusions, cela n’arrivera très probablement jamais, mais j’essaye d’être optimiste. Après tout, pourquoi pas ?

Autres projets

– As-tu d’autres projets d’écriture ? Peux-tu nous en parler ?

Il y en a même trop ! Pour le moment, j’ai deux autres histoires assez bien avancées, dont une que je pense faire en plusieurs tomes, mais cela reste à voir. J’ai une autre deux autres histoires en tête, dont une qui était une rédaction de l’école que j’aime beaucoup, l’univers, les personnages, et que j’aimerais reprendre.

– Lis-tu sur Wattpad ? Si oui, as-tu des coups de cœur ?

Eh bien oui ! Je ne lis pas énormément non plus, ce n’est pas le même plaisir qu’avoir un livre papier entre les mains, et j’ai aussi plus de mal à accrocher. Mais si je trouve une bonne histoire, une qui se démarque et que j’accroche alors je vais la dévorer comme un bon vieux bouquin ! Le fait que ce soit gratuit aussi offre un laaaarge choix, mais il faut trouver des histoires qui valent le coup pour apprécier. J’ai eu un énorme coup de coeur pour la plume de -thunderclouds et madworld___ (Jenn Guerrieri), leurs thèmes, mais aussi pour nokihopa, ame_enfantine_ , -infinitystars et toi !

– Penses-tu qu’un jour les livres papiers disparaitront au profit des livres numériques ?

Si on existe toujours, je pense que dans de nombreuses années c’est possible, dans un futur lointain comme dans les films. On ne sait jamais à quoi s’attendre avec l’évolution. Mais beaucoup encore sont attachés aux livres papiers, je pense que s’il doivent disparaître ce ne sera pas pour tout de suite, et j’en suis bien heureuse !

En conclusion

– Aurais-tu un conseil pour les débutants en écriture ?

S’accrocher, écrire pour le plaisir et des choses qui nous plaisent avant tout. Pratiquer l’écriture mais aussi la lecture, ça aide beaucoup, ne serait-ce que pour l’inspiration. Je pense ne pas être la seule à le faire, mais écrire en musique est presque nécessaire pour moi. Selon l’ambiance, les sentiments… la musique guide souvent, en inspirant, en aidant à se plonger dans un ressenti, etc. Et souvent, ça m’aide et me lance dans des heures d’écriture. Alors je vous propose d’essayer si vous ne l’avez jamais fait. Après, donner des conseils je ne sais pas trop, chacun s’adapte à sa façon de faire, n’essayer pas de ressembler aux autres et trouvez ou gardez votre style.

– Plusieurs jeunes écrivains de Wattpad désespèrent parce qu’ils n’ont pas assez de vues, que leur dirais-tu pour les encourager ?

Haha, je suis moi-même dans le cas du très peu nombre de vue x). Je pense que ce n’est pas le plus important. Bien sûr voir le nombre de vues augmenter fait plaisir, mais des lecteurs fidèles, qui votent et commentent est plus important je pense. De plus, et c’est triste à dire, mais un grand nombre de vue ne veut pas forcément dire histoire de qualité. Combien d’histoires à peu de vues ai-je lues et trouvées bien plus soignées et cherchées que certaines à des milliers de vues ? Il faut juste laisser le temps faire si vous tenez tant à de nombreuses vues, et surtout savoir apprécier les petites choses et surtout ne pas désespérer !

Un petit mot pour la fin ?

Un grand merci pour ces questions auxquelles j’ai pris un réel plaisir à répondre ! Tu nous offres une belle occasion d’avoir une réflexion quant à des questionnements que l’on n’a pas habituellement. Pour ma part, c’est la première fois que je me prête à ce genre de choses, et commencer avec un si merveilleux blog et une adorable personne je ne suis pas prête de l’oublier ! Bon, m’excuse pour toutes ces lignes, quand je parle d’une chose que j’aime j’ai tendance à m’emporter… Mais avoir l’occasion de faire entendre sa petite voix, c’est pas donné tous les jours et je t’en remercie encore. Et puis aux lecteurs, à tout le monde : gardez le sourire, appréciez les petites choses et moments qui peuvent sembler ordinaires, et n’oubliez pas de rêver !

Chronique : Déviance

Je me dois d’être honnête avec vous ; j’adore la science-fiction !

Depuis toute petite, j’adore les films de science-fiction, et encore plus les romans. J’avoue être fascinée par ce que pourrait être notre futur si nous ne faisons pas attention à tel ou tel aspect de notre société. Comme plusieurs adolescents de ma génération, j’ai grandi avec les célèbres livres Hunger Games, Le Labyrinthe et Divergente, que j’ai bien aimés.

Mais il y a un problème. Tous ces romans sont américains et aucun roman québécois science-fiction ne m’a marquée. Il faut dire qu’ils sont très rares, surtout dans les romans jeunesse. J’en ai lu un seul et je pense que je n’étais pas le public cible parce que j’ai été déçue par le côté enfantin et peu développé de tout ce qui était science-fiction.

Alors, quand mon prof de littérature de genres nous a donné un roman de science-fiction québécois à lire, j’ai été ravie. Enfin, de la science-fiction de chez-nous ! Toutefois, est-ce que j’ai apprécié ma lecture ? Telle est la question !

Les vrais monstres ne sont pas ceux qui se cachent sous ton lit, mais des gens ordinaires, comme toi et moi. »
Montréal, 2102. Ils sont tous connectés. Connectés à la réalité augmentée. Connectés les uns aux autres. Pris au piège dans cet univers sombre où la déviance est la norme.
Dorothée Boudreau, une jeune trafiquante de Caelum, enquête sur ses origines. Lors d’une livraison de stupéfiants qui vire au cauchemar, elle sauve la vie dune toxicomane quadragénaire qui lui ressemble étrangement. Celle-ci lui confie un secret lourdement gardé : vingt ans plus tôt, on lui a volé son seul enfant.
Cette mère désespérée serait-elle sa génitrice ? Les recherches de la trafiquante sont rapidement interrompues. Un violent conflit éclate au sein de la famille Boudreau : ses cinq frères adoptifs sont enragés et lourdement armés. Personne n’est à l’abri.

Titre : Déviance

Auteur(s) : Stéphanie Sylvain & Withney St-Onge

Genre : Science-Fiction

Nombre de pages : 249

Date de parution : février 2019

Maison d’édition : ADA Éditions (Collection Corbeau)

Pour l’acheter, c’est ici.

Mon avis

Quand j’ai vu que ce roman de science-fiction n’avait que 250 pages, je dois avouer que j’étais assez sceptique. Comment les auteures allaient arriver à introduire un monde différent du nôtre, créer des péripéties et conclure une histoire en 250 pages ? Ça me paraissait limite. Et pour être honnête, c’est un grand défaut du livre, à mon avis.

Tout se passe si vite qu’on a du mal à comprendre ce qui se passe. Les événements s’enchainent si vite qu’on n’a pas le temps de souffler un peu et de réfléchir à ce qui se déroule. Les auteures se concentrent beaucoup sur l’action et assez peu sur les ressentis ; j’aurais aimé avoir plus de descriptions au niveau des émotions de nos personnages. On nous mentionne les émotions, mais il n’y a pas de profondeur, et c’est dommage. Ajouté au fait que tout se passe trop vite, je n’ai jamais pu me glisser totalement dans le récit. J’ai la nette impression que les auteures ont voulu arriver à la fin trop vite.

Parlons-en, de la fin ! Quand je suis arrivée aux dernières pages, je n’avais pas du tout l’impression que l’histoire était terminée, mais qu’on était encore dans les rebondissements et péripéties. Ça renforce mon impression de fin trop vite, surtout que la fin était hyper décevante et trop facile. Okay, même si elle n’a rien fait, elle va en prison et elle meurt du cancer ? Un peu trop cliché, à mon goût, et c’est trop abrute. Dix pages auparavant, elle était encore en cavale et on avait pas du tout l’impression que la fin était proche.

Mais rassurez-vous, il n’y a pas que des points négatifs ! J’ai beaucoup aimé le fait que l’histoire se déroule au Québec, chez nous, dans la ville de Montréal. Non seulement ça fait différent des célèbres États-Unis, mais ça m’a permis de voir à quoi pourrait ressembler le futur si nous ne faisons pas attention à notre province. Très intéressant aussi, la façon dont on traite du souverainisme. Même si l’alternative proposée dans le roman ne me semble pas du tout réaliste, c’est intéressant de voir à quoi ça pourrait ressembler.

Bon, même si je suis un peu moins fan du fait que l’héroïne soit ENCORE une orpheline, les auteures ont réussi à nous mener en bateau quant à l’identité de sa mère biologique, et c’était rafraichissant. J’espère qu’à l’avenir, dans leurs prochains romans, elles iront davantage dans cette direction, éviteront les déjà-vus pour mener en bateau les lecteurs, c’est ce qu’on aime !

J’aime aussi tout ce qui est technologique, dans le roman. Les auteures ont donné autant de points négatifs que de points positifs aux avancées technologiques du livre, ce qui est on ne peut plus réaliste. Elles nous montrent que la technologie n’a pas que du bon ; par exemple, dans le livre, c’est ce qui a permis la découverte d’une nouvelle drogue qui fait des ravages énormes dans la population… et il est plus facile de pirater des programmes… bref, tout n’est pas rose, loin de là. Et ça fait changement de ces romans de science-fiction ou on présente la technologie quasiment comme un dieu sans défaut (ce qui est loin d’être le cas).

Parlons un peu de la plume. Premièrement, quelques erreurs grossières ont échappé au correcteur (exemple : je sort), ce qui est dommage. Mais ce qui m’a le plus dérangée, c’est que les auteures n’utilisent que des phrases courtes ! Non seulement ça donne un effet saccadé et malheureusement peu agréable, mais la lecture n’est pas fluide. Il faut absolument alterner entre phrases longues et courtes pour une meilleure fluidité.

En résumé, ce roman est très intéressant au niveau de la technologie et de l’endroit utilisé. Malheureusement, tout se passe trop vite et ça manque un peu de développement, on reste sur notre faim !

Wattpad : Qui est DuBleuDansSesVeines ?

Aujourd’hui, on se retrouve pour une belle interview avec nulle autre que DuBleuDansSesVeines, une auteure très appréciée sur Wattpad.

Présentation

Peux-tu te présenter brièvement ? 

   Je m’appelle Tiphaine, j’ai 20 ans et j’étudie les Lettres Modernes à la fac’. Quand je ne bouquine pas, je bois du thé (beeeeaucoup de thé), j’écris ou je regarde des séries.  

Depuis quand écris-tu ? Pourquoi écris-tu ? 

   J’écris depuis mes 12 ans. Ça a commencé avec des textes que je partageais auprès de la communauté FBW (Facebook Writing) sur Facebook. Je n’en ai pas beaucoup vu sur Wattpad, mais peut-être que certains d’entre vous ont commencé par-là eux aussi !  

   Quelques années plus tard, je me suis lancée dans la rédaction de romans.  

   Les raisons qui me poussent à écrire varient énormément d’un mois à l’autre, mais ce qui revient toujours, c’est la volonté – le besoin presque – de me sentir comprise.  

Pourquoi avoir décidé de publier sur Wattpad ? Que t’apporte cette plateforme ? 

   C’est justement ce besoin dont je parlais plus haut qui m’a conduite à poster mes histoires ici : c’était – et c’est toujours – une façon d’extérioriser mes sentiments.  

   Depuis plusieurs années maintenant, Wattpad m’apporte du soutien et de la bienveillance au quotidien. Peu importe ce qui se passe dans ma vie, Wattpad est toujours là pour me remonter le moral et c’est ce qui en fait une plateforme si agréable à vivre. 

   J’ai aussi pu y faire des rencontres merveilleuses comme avec @Atonila et pleeeein d’autres personnes avec qui je rêve de discuter un jour ! Et puis n’oublions pas les bouquins ! Je n’aurais peut-être jamais lu des romans comme « Georges, le monde et moi » (@illana_ca) ou « Le battement d’aile du pélican » (@julhepburn) si leurs auteures n’étaient pas passées par Wattpad, alors qu’ils figurent aujourd’hui parmi mes textes préférés. 

Y a-t-il une histoire qui te tient plus à cœur parmi toutes celles que tu as écrites ? Pourquoi ? 

   Généralement, le roman qui me tient le plus à cœur est celui que je suis en train d’écrire sur le moment, parce que les personnages sont plus proches de moi et de mes réflexions actuelles.  

   Pourtant, je me sens toujours très proche du premier texte que j’ai terminé : l’héroïne a une force de caractère qui m’inspire au quotidien, et cette fiction m’accompagne tous les jours. J’y suis liée, que je le veuille ou non. Toutes celles qui sont venues après elle en sont dépendantes, et c’est ce qui en fait un texte aussi important à mes yeux. Et même s’il en a l’apparence, il n’est pas fini. Je suis toujours en train d’apprendre, de m’émerveiller, de souffrir, avec ce projet.  

   J’ai beau en avoir achevé le premier jet il y a plusieurs années, je sais que l’histoire est encore loin d’être terminée. 

To Brest

Respirer.
Aimer.
Exister.
Une ville. Une nouvelle année. Trois pipelettes invétérées.
Une rencontre. Un fantôme retrouvé. Trois vies à peine entamées.
Un secret. Un amour passé. Trois amies que rien ne saurait séparer.
Bleuenn. Scarlet. Axelle.
Celle que j’étais, celle que je serai et… celle que je suis.
Mais toi, qui es-tu ?

– Peux-tu nous présenter la série *To Brest* ? Comment t’es venue l’idée ? 

   To Brest est une fiction contemporaine dans laquelle évolue trois amies : Bleuenn, Axelle et Scarlet. Elles ont toutes un passé, une histoire différente et interagissent beaucoup par SMS.  

   Bleuenn étudie les Lettres et écrit (coucou @TasladegainedunMarsu), mais elle a du mal à s’assumer malgré son sale caractère.  

   Axelle, elle, cache ses secrets derrière sa bonne humeur apparente et sa relation ambiguë avec Jérémy, un jeune homme fou amoureux d’elle qu’elle ne cesse de friendzoner. C’est une coiffeuse qui déteste les crêpages de chignons, mais ce qu’on retient d’elle, c’est son usage excessif du franglais. Elle appelle tout le temps Scarlet « sweety », par exemple, parce qu’elle la voit comme une petite sœur désorientée qui ne sait plus quoi faire pour avancer.  

   Après son échec en PACES, « Scarlouille » doit se rediriger en Psychologie, mais elle est plus paumée qu’autre chose.  

   Dans To Brest comme dans la réalité, la vie est beaucoup plus complexe qu’il n’y paraît, surtout lorsque de nouvelles rencontres et des fantômes du passé viennent bouleverser notre quotidien… 

   Ce sont les personnages, Bleuenn et Scarlet en particulier, qui me sont venus en premier. Je les voyais évoluer dans la ville de Brest et leurs premières conversations se sont rapidement construites alors je les ai tapées à l’ordinateur et… « here we go », comme dirait Axelle ! 

– Est-ce que les commentaires de tes lecteurs avaient un impact sur l’histoire ? 

   Oui ! Les commentaires des lecteurs ont TOUJOURS un impact sur mes histoires, parce qu’ils m’aident à prendre du recul sur l’intrigue et à déceler plus facilement ses faiblesses et ses forces. Si un Wattpadien n’a pas compris tel ou tel passage et qu’il me le signale en commentaire, je peux résoudre un problème que je n’aurais peut-être pas remarqué autrement.  

   La nouveauté avec To Brest, c’est que les lecteurs peuvent directement influer sur l’histoire à l’aide de sondages. Ils ont choisi le prénom d’Axelle, par exemple. C’est vraiment sympa comme procédé, parce que ça leur permet d’apporter leur pierre à l’édifice et ça force l’auteur à remettre son intrigue en question à chaque chapitre.  

– Y a-t-il un personnage que tu aimes plus que les autres ou tu les aimes tous autant ? Pourquoi ? 

   Aaaaaaaaaaaaaaaaaaaah mais c’est sadique, comme question ! Je ne te remercie pas, @Ecrivaine13 !  

   J’adore Axelle, Bleuenn et Scarlet et je serais tout bonnement incapable de choisir quelle est ma préférée. J’aurais l’impression de les trahir ! Vous y arrivez, vous ?  

   Parmi les personnages secondaires, j’avoue avoir un faible pour Jérémy, le « meilleur ami » d’Axelle. C’est un garçon gentil, attentionné et peu sûr de lui qui mérite beaucoup plus d’amour qu’il n’en reçoit. C’est quelqu’un de bien, et de sain. Il contraste énormément avec des figures toxiques comme les ex de Bleuenn, par exemple. Il faut dire qu’elle a tendance à collectionner les « abrutis », comme elle dit !   

– Pourquoi avoir choisi d’auto-éditer le premier tome ? 

   Parce que j’avais envie de tenter l’expérience et d’en apprendre davantage sur le monde du livre. To Brest me paraissait être le projet le plus intéressant à exploiter, tant sur le fond que sur la forme. Comme la moitié du récit est rédigée sous forme de SMS, la mise en page était essentielle, et c’est cette partie créative qui m’a attirée. Comme partout, il y a des avantages et des inconvénients à l’auto-édition, alors j’ai voulu tester ce système par moi-même pour m’en faire ma propre idée.  

– Combien de tomes sont prévus ? 

   La sortie du deuxième tome est prévue pour dans quelques mois et un troisième épisode devrait suivre après ça. Dans l’idéal, j’aimerais assembler un total de six épisodes (six tomes) pour former une saison complète qui se suffirait à elle-même, mais je me laisse encore le temps de la réflexion. 

Les Amours Éponymes

Vous êtes le héros de votre propre histoire. Tout le monde l’est.
Tout le monde, sauf moi.
Moi, je suis l’antagoniste. Mais si, vous savez, l’idiote qui fait tout foirer ! (Mal)heureusement, ça fait 23 ans que ça dure. Depuis le temps, je me suis trouvée une meilleure amie (ma scoliose), un pilier pas très stable (mon mec) et un bon milliard de rêves un peu fous que je ne réaliserai probablement jamais.
Si on en croit ce résumé, ma vie a tout l’air d’une tragédie.
Le hic, c’est que ma conscience se fiche complètement de l’inexorabilité du destin. Elle, tout ce qui l’intéresse, c’est semer la zizanie partout où elle passe – à commencer par son corps… enfin, le mien.
C’est de sa faute si je me retrouve à participer aux Wattys 2024 avec un roman dont tout le monde ignore l’existence.
Hein ? Vous voulez connaître la suite de mes déboires ?
Très bien ! Laissez-moi vous expliquer comment j’en suis arrivée là…

– Peux-tu nous présenter *Les Amours Éponymes* ? Comment t’es venue l’idée de cette histoire ? 

   Les Amours éponymes, c’est mon dernier « bébé ». J’ai écrit le premier tome durant l’été 2019 à partir d’un scénario qui traînait dans ma tête depuis deeeeeeees années, et je me suis lancée début juin.  

   L’histoire se déroule sur la presqu’île de Crozon, dans le Finistère, le pays des crêpes et du beurre salé (avouez que vous avez faim, maintenant !). Il m’a fallu du temps avant de mettre des mots là-dessus, mais j’avais envie d’écrire un roman qui se situe sur le littoral, parce que j’adore voir la mer tous les matins en allant à la fac. Elle m’apaise. C’est un cadre qui m’a toujours inspirée, et c’est là qu’évolue Emy, le personnage principal des Amours éponymes.  

   Pourtant, Emy n’a rien d’une héroïne : c’est la reine des gaffes, elle n’a pas confiance en elle et est incapable de sortir de sa zone de confort. Sans trop en dévoiler, c’est dans cet état qu’on la trouve au début du tome 1, et j’ai hâte de montrer aux lecteurs jusqu’où elle peut aller malgré ses failles et ses erreurs. 

   Emy est un personnage très attachant qui ne mène pas une vie très difficile, mais qui n’arrive pas à être heureuse. Elle n’est jamais pleinement satisfaite. Le pire, c’est qu’elle n’ose pas assumer ses ambitions (ça a le don de me rendre folle). C’est dans ce paradoxe que de nouvelles rencontres, bonnes comme mauvaises, vont venir faire pencher la balance d’un côté ou de l’autre, parce que même si elle s’y attache fermement, Emy ne peut pas se réfugier dans un déséquilibre constant. 

– Quels sont les sujets abordés ? 

   La confiance en soi, les rêves et le découragement, mais aussi l’amour, la famille et l’amitié. Ce sont des thèmes plutôt banals, mais qui animent beaucoup de jeunes adultes comme Emy ou d’autres personnages qui apparaissent au fil des tomes. On y retrouve aussi des réflexions liées à Wattpad et à l’écriture dans un avenir proche, puisque l’histoire se déroule en 2024.  

– Combien de tomes sont prévus ? Pourquoi ? 

   Pour le moment, 4 tomes sont prévus : ELLE (terminé), MOI (en cours), LUI (à venir) et NOUS (à venir). Ils constituent les 4 parties nécessaires au déroulement de l’intrigue. J’aurais toujours moyen de continuer à explorer la vie d’Emy après ça, mais même si ça me coûtera beaucoup de la laisser, je pense que ce sera pour le mieux. 

– As-tu l’intention d’éditer cette série ? Pourquoi ? 

   Honnêtement, je n’y ai pas du tout réfléchi. Ma priorité, pour le moment, c’est d’achever la rédaction des 4 tomes. J’aurai tout le temps de me poser la question plus tard (et de corriger les premiers jets, surtout !).  

   L’édition, ce n’est plus une fin en soi pour moi. Si ça peut apporter aux Amours éponymes, alors pourquoi pas, mais sinon, c’est un grand non. Aujourd’hui, le tome 1 et le tome 2 font leur petite vie sur Wattpad et ça me convient très bien comme ça. 

– Et as-tu d’autres projets d’écriture ? 

   Oui ! Je travaille sur une autre série de romans et un one-shot en partie présent sur Wattpad, Maux Dits. Tout ça est encore à l’état de projet, mais j’ai hâte de vous montrer ce qui va suivre ! 

En conclusion

Aurais-tu un conseil pour les débutants en écriture ? 

   D’écrire ce qui leur plaît, ce qui les anime et ce qui leur donne envie de retourner devant leur feuille ou leur clavier jour après jour, semaine après semaine, mois après mois. C’est le plus important.  

   Tous les auteurs sont différents et tous leurs projets sont uniques, donc c’est difficile de donner des conseils génériques qui peuvent correspondre à tout le monde, mais si l’écriture devait être constituée d’une seule règle, ce serait celle-là : écrire pour soi, parce que les mots nous font du bien et / ou aident à apaiser nos maux. Mais heureusement, on peut écrire pour plein de raisons différentes et l’important, c’est de trouver la sienne !  

Plusieurs jeunes écrivains de Wattpad désespèrent parce qu’ils n’ont pas assez de vues, que leur dirais-tu pour les encourager ? 

   De ne pas abandonner ! C’est plus facile à dire qu’à faire, bien sûr, mais les systèmes de vue sur Wattpad sont très mystérieux… Une histoire peut « décoller » et l’autre stagner à quelques dizaines de lectures alors qu’elle est tout aussi qualitative que la première. C’est toujours encourageant de franchir des paliers (50 vues, 100 vues, 500 vues, 1 000 vues…), mais les lectures restent un chiffre et ce qui compte le plus, ce sont les personnes qui viennent vous lire, commenter vos histoires, les ajouter à leurs bibliothèques, etc. On n’en a parfois pas l’impression, mais il vaut mieux gagner un lecteur fidèle que 1 000 vues éparpillées, sur lesquelles il est impossible de mettre un nom ou un visage. 

   Comme toujours lorsqu’il s’agit d’écriture, Wattpad requiert de la patience. Pour obtenir tout ça, il faut beaucoup travailler, attendre, retravailler et surtout, surtout, surtout, rester passionné et à l’écoute des gens.  

   À un moment, j’ai pensé que la chance avait son rôle à jouer là-dedans, mais tout ce qu’elle peut faire, c’est accroître des phénomènes qui étaient voués à se produire. Soyez fiers de vous et continuez de partager vos peurs, vos doutes, vos réussites, et le reste suivra… peu importe le temps que ça prendra. 

Un petit mot pour la fin ? 

   Comme d’habitude, j’ai trop blablaté alors félicitations si vous êtes encore là, et merci à @Ecrivaine13 de m’avoir contactée pour cette interview. C’est toujours super intéressant de réfléchir autour de Wattpad et l’écriture et j’aimerais beaucoup lire ce que VOUS, vous auriez répondu à ces questions (les dernières en particulier). À bientôt ! 

Chronique : Shining

Il y a des livres qui vous marquent, et Shining fait définitivement partie de ceux-là. C’est mon deuxième Stephen King, après Dôme, et je peux vous assurer que j’ai adoré cette lecture !

Titre : Shining

Auteur : Stephen King

Nombre de pages : 477

Date de publication originale : 28 janvier 1977

Résumé : Quand on propose à Jack Torrance, ancien professeur et ancien alcoolique, un poste de gardien pour l’hiver à l’hôtel Overlook dans les montagnes du Colorado, il croit tenir là une chance de se racheter aux yeux de sa famille.

Il s’y installe avec Wendy, sa femme, et leur fils Danny, en espérant profiter de cette occasion pour écrire la pièce de théâtre qui le révélera au monde.Mais les démons de l’hôtel trouvent en Jack une proie presque trop facile pour poursuivre leur oeuvre de mal, et il faudra le courage et le sixième sens étrange de son fils pour sauver in extremis ce qui pourra l’être.

Car Danny possède ce don de lumière de même que l’ancien cuisinier de l’hôtel, Dick Hallorann, et la conjugaison des deux fera reculer les forces du mal. Pendant un certain temps…

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Qui ne connait pas le film Shining, grand classique du cinéma d’horreur ? Personnellement, même si je n’ai jamais vu le film, j’avais en mémoire quelques scènes importantes ; les jumelles et, bien sûr, le *Here’s Johnny !*. Autant vous dire que le livre est assez différent de ce qu’on m’a raconté du film.

Le roman est loin d’être de l’horreur ; il se rapproche davantage du fantastique-épouvante. On voit déjà à quel point le film et le livre divergent, et on comprend mieux la haine de King envers l’adaptation cinématographique. On change le registre de l’histoire et elle perd de son sens, ce qui est dommage !

Le début peut honnêtement paraitre long. Personnellement, j’ai trouvé quelques passages un peu trop longs et je me demandais à quoi ils servaient. Ne vous inquiétez pas, vous allez comprendre tout l’intérêt de ces passages à la fin. Ça demande un peu de réflexion pour tout saisir, mais une fois que vous allez comprendre, vous n’en reviendrez pas.

Dès le début de l’histoire, nous pouvons voir le petit Danny qui semble avoir des visions. Mais est-ce que cela arrivera par la suite ou ce ne sont que des hallucinations ? On espère pour le gamin que ce ne soit que des hallucinations, parce que ces visions n’ont absolument rien de rassurant ; du sang, beaucoup de sang, des cris, la mort, la peur, la terreur… De quoi faire flipper Danny, qui n’a que cinq ans.

Toutefois, on se rend vite compte qu’il a des pouvoirs, et qu’ils sont très, très puissants. En effet, il est capable de deviner les pensées de ses parents et il s’en servira à plusieurs reprises pour savoir ce qui se passe dans l’esprit confus de son propre père. Je trouve très intéressant d’avoir donné de tels dons au petit Danny, qui n’a que cinq ans. Ça ajoute une touche terrifiante au récit.

Par la suite, la famille Torrance déménage à l’hôtel, un hôtel très isolé et pratiquement inaccessible lors de la période hivernale. Si jamais il y a un accident, les secours prendront une éternité à arriver et le premier village se trouve à des kilomètres et des kilomètres. Alors, pourquoi donc Jack et sa famille ont décidé de s’y installer ? C’est l’occasion rêvée pour Jack d’avoir un emploi, lui qui a perdu son précédent emploi à cause de violences physiques envers un élève, et de se remettre à l’écriture. Ainsi isolé du monde, il pourra se concentrer sur sa passion, l’écriture, et se remettre dans le bain. Toutefois, ce qu’il ne sait pas, c’est que ses démons vont le hanter pendant ses longs mois…

J’ai beaucoup aimé l’évolution de Jack lorsqu’il se trouve à l’hôtel. Au début, elle est toute petite, presque imperceptible, mais vers la fin, tout déboule d’un coup ! Comment un père aimant, bien qu’impulsif, peut se rendre jusqu’au point de vouloir tuer sa femme et son fils qu’il aime tant ? Tout au long du roman, on sent qu’il y a une entité maléfique qui rode dans l’air, mais qu’est-ce que c’est exactement ? Je dois avoue avoir été surprise quand j’ai compris que c’était l’hôtel en lui-même qui voulait prendre possession de l’esprit de Jack (parce qu’il voulait Danny). King use ici d’originalité, au lieu d’utiliser les très fameux fantômes.

Oui, il y a des fantômes, mais générés par l’hôtel, qui est lui-même l’antagoniste.

Cet ennemi amène les vieux démons de Jack vers lui. L’alcool, la violence, la peur d’être abandonné… tout cela mènera Jack à voir sa femme et son fils comme des ennemis à abattre.

Il n’y a pas de scène d’horreur à l’état pur dans ce roman, mais ça ne nous empêche pas d’angoisser à mort lors de quelques scènes, surtout les dernières du récit. King sait très bien gérer le suspense et la tension, très bien exploités et, surtout, très présents dans Shining. Un style d’écriture simple, mais incroyablement efficace ; c’est tout ce qu’on demande.

J’avoue avoir été quelque peu déçue par l’épilogue, un peu trop bisounours à mon goût. Mais comme il y a une suite, Doctor Sleep, je me réjouis de connaitre la suite des aventures de Danny !

Ce qui est sûr, c’est que ce classique du fantastique mérite son titre. Loin d’être aussi gore que son adaptation cinématographique, il reste tout de fois bien écrit, effrayant par moments et très intéressant.

Wattpad : Qui est Miss-Ina ?

Aujourd’hui, on parle avec une auteure très douée qui vous devez absolument lire. Vous ne le regretterez pas, je vous le promets ! Miss-Ina !

Présentation

Peux-tu te présenter brièvement ?

Me présenter brièvement ? Je vais essayer, même si je ne suis une pro quand il s’agit de parler de moi. Déjà, je m’appelle Ina, j’ai vingt-quatre ans, je suis sur Wattpad depuis trois ans et je suis en couple depuis neuf ans. J’aime le chocolat, la Corée du Sud, le dessin, la musique, les légendes et les animaux. J’aime me décrire comme une écrivaine imparfaite, car rien n’est jamais parfait pour personne. Surtout pour moi, qui est atélophobe… Pour ceux qui ne savent pas ce que ça veut dire, je vous laisse la joie d’aller vous renseigner chez notre ami, Google. 

Depuis quand écris-tu ? Pourquoi écris-tu ?

J’écris depuis huit ans, presque neuf. Ce que j’aime le plus dans l’écriture, ce qui me pousse à le faire, c’est la magie que cela offre à chaque mot. J’écris pour m’échapper. Pour m’ouvrir sur une autre vie, un autre monde que je fais naître sous mes doigts. Un monde où j’aime me noyer avec dérision, où j’ai la chance de voler sur le dos d’un oiseau de métal, voyager aux quatre coins de l’univers, discuter avec des créatures imaginaires et manger des mets que je ne connais pas. Ma vie morne et normale ne me le permet pas, contrairement à l’écriture. En somme, comme pour beaucoup d’autres personnes, l’écriture est mon échappatoire pour me soustraire à la triste réalité. Et c’est ce que j’adore. 

Pourquoi avoir décidé de publier sur Wattpad ? Que t’apporte cette plateforme ?

J’ai rejoins Wattpad un peu par hasard, en réalité. Avant, je ne jurais que par la plateforme Skyrock, où j’ai commencé à poster mes toutes premières histoires. Deux de mes amies de Skyrock m’avaient parlé de Wattpad il y a environ trois ans et demi/quatre ans et les éloges qu’elles m’en ont fait m’a poussée à aller voir. D’abord réticente à transférer mes livres sur une autre plateforme internet, j’ai été charmée par la communauté diverse de Wattpad. Contrairement à Skyrock, où les avis étaient pauvres, Wattpad était une véritable mine d’or pour tout écrivain amateur qui se respecte, autant pour écrire que pour lire. Je m’y suis très vite attachée et ça m’a énormément apportée. J’ai eu une communauté de lecteurs que j’adore plus que tout, j’ai fais des rencontres fantastiques et j’ai appris à faire plus attention aux fautes et erreurs que je faisais. 

Y a-t-il une histoire qui te tient plus à coeur parmi toutes celles écrites ? Pourquoi ?

J’écris tellement d’histoires que c’est difficile d’en nommer une comme ça. J’aimerai dire que j’aime toutes mes histoires d’un point de vue égal, mais ce serait mentir. Même si ce n’est pas ma plus ancienne, Milléïs Gazergray détient une place gigantesque dans mon cœur. Ses personnages et son univers sont tous ce que j’aime, je suis attachée à eux d’une manière extrêmement étroite. C’est le livre que j’aurais adoré lire dans mes débuts dans la littérature. Ce pourquoi, je pense qu’il est celui qui me tient le plus à cœur. 

Milléis Gazergray & La Voie des Défenseurs

Archipel d’Enkkorag.
Le monde divague sous des airs rétro-futuristes fournis d’engrenages, d’énergie solaire et de cités homériques. Milléïs Gazergray fait partie de ce milieu. Déjà toute petite, elle ne rêvait que d’une chose : protéger les autres, servir la justice et lutter contre le mal.
Draval, son ami d’enfance, partage cette même vision utopique. Tous les cinq ans, le Championnat des Nations se dispute entre les quatre îles principales de l’archipel. Il met en lumière les nouveaux binômes de Défenseurs ; les agents élémentaires de la paix qui, par groupe de deux, servent leur patrie et font respecter la loi.
Milléïs et Draval rêvent d’entrer à la prestigieuse académie des Défenseurs : le Pensionnat Richmond, qui forme les futurs protecteurs de l’île de Gorstys. Mais parmi ce calme et ces heures candides, des âmes perfides complotent en secret, alors qu’un mystérieux gang sème le trouble autour des catacombes.

– Peux-tu nous parler de *Milléis Gazergray et La Voie des Défenseurs* ?

C’est une longue histoire, Milléïs Gazergray. C’est le récit d’une jeune fille et de son meilleur ami qui, après avoir été kidnappés durant leur enfance, ont décidé de suivre les pas de leurs sauveurs : les Défenseurs, des agents de la justice. Avant sa conception, en octobre 2017, j’étais dans une période où j’avais doucement replongé dans mon manga favori : Naruto Shippuden. Un manga qui m’a d’ailleurs énormément aidée à imaginer mon univers. J’avais aussi quelques notions de Steampunk, une mode que j’aimais beaucoup à cause de son style à part, perdu entre rétro et futur. Or, je n’ai jamais eu l’idée et la patience de faire une histoire mettant en scène ce thème si peu usité. J’étais désespérée, j’avais envie de trouver « l’idée » qui pourrait enfin me satisfaire pleinement. Et cette idée, je l’ai eu ! Et pour ça, j’ai été fortement inspirée par Naruto. Le système des binômes, les Défenseurs… J’avais enfin la base. Deux amis d’un même binôme voulant défendre leurs terres natales contre de sombres organisations, le tout, avec diverses péripéties et de nombreux personnages. De cela, Milléïs Gazergray est née !

– Pourquoi avoir décidé de créer des personnages aussi jeunes ?

Je me suis dit que ce serait l’idéal pour un jeune public d’avoir des adolescents en tant que héros. Des héros en qui ils pourraient s’identifier. De plus, je suis un peu plus à l’aise avec les jeunes personnages plutôt que les « vieux ». Les plus âgés possèdent une sagesse que j’ai parfois du mal à retranscrire.  

À ton avis, quels sont les défauts et les qualités de cette histoire ?

Je compterai les défauts par milliers, si je m’écoutais ! Personne n’est parfait, comme on dit. Pour le négatif, je dirais déjà les quelques erreurs et fautes éparpillées dans le texte. Les lourdeurs de certaines phrases, les virgules mal placées et le côté un peu caricatural du récit (qui est totalement volontaire, je tiens à le préciser). Au niveau des qualités, on me dit souvent que mes descriptions sont très belles, que mon univers est très travaillé, intéressant et original, que mes personnages sont attachants et que mon vocabulaire est riche.

– As-tu l’intention d’éditer le tome 1 ? Pourquoi ?

L’éditer ? Oui, j’aimerai beaucoup ça ! Pour ne pas dire que c’est même mon rêve. Tout d’abord, pour faire reconnaître mon travail aux yeux de ma famille chez qui la littérature est un monde quasiment inconnu. Je ne cherche pas la reconnaissance, ni la célébrité, simplement faire comprendre à mes proches que je suis capable de faire quelque chose de bien. Je viens d’une communauté qui s’appelle les gens du voyage, et dans ce milieu, on n’est pas branché littérature et on arrête l’école assez tôt. J’ai arrêté l’école à onze ans pour aider mes parents et j’en garde encore des séquelles dans ma manière d’écrire. Je me suis entièrement apprise à écrire un roman et à manier la langue français, seule. Il est donc important pour moi de montrer à mon entourage à quel point j’ai travaillé dur pendant des années pour en arriver ici. Mais j’ai encore un bout de chemin à faire avant l’édition, j’ai beaucoup de points à corriger et à arranger. 

Chimera – L’Ange des Héritiers

Les vampires, les sorcières, les fantômes ou encore les loups-garous… des créatures imaginaires qui hantent les humains depuis la nuit des temps. Leurs légendes fascinent et terrifient les gens, au point de ne pas leur attribuer une très bonne réputation. Ils sont le sujet récurrent des histoires et comptines pour effrayer les enfants, qui réalisent en prenant de l’âge, que tout cela n’est qu’imagination et folklore.
Mais sont-ils réellement imaginaires ? Leurs mythes et leurs légendes proviennent bien de quelque part…
Vous pensiez que ces terrifiantes chimères n’étaient que le fruit de l’imagination perfide des humains ? Eh bien détrompez-vous. Elles sont parmi nous depuis toujours. Pour votre plus grand malheur.

Peux-tu nous présenter *Chimera – L’Ange des Héritiers* ?

Chimera est un projet plus ancien que Milléïs Gazergray, datant de novembre 2016. Il y a deux tomes d’écrits et un troisième moitié fait. C’est une histoire qui me tient très à cœur aussi car elle a été mon plus grand succès de Wattpad, pour l’instant, malgré les erreurs et les nombreuses réécritures que je lui ai fait subir. On y suit le périple de Solal, un vampire taciturne, et des Héritiers Chimériques, des créatures surnaturelles liées par une légende séculaire. Romance, horreur, trahison et chasse à la Masse-Sans-Yeux s’y mêlent pour un roman m’as-t-on dit « addictif ». Un bien beau compliment ! 

– Pourquoi avoir décidé de réécrire cette histoire ? Quels étaient les défauts qui te dérangeaient ?

La dernière réécriture ayant pour but d’introduire une sorte d’atmosphère « cyberpunk » a été faite sur un coup de tête, je ne m’en cache pas, et je commence même à la regretter, car c’est beaucoup de travail de tout refaire. Étant une éternelle insatisfaite et perfectionniste, j’ai dû réécrire Chimera presque une dizaine de fois. Les avis et critiques que je recevais étaient des facteurs importants de ces envies de changements, car j’ai toujours peur de faire mal et les conseils sont pour moi de l’or. Certains disaient que c’était cliché, d’autres que le vocabulaire était trop soutenu pour un récit de ce genre, ou encore que mon prologue n’allait pas. Je pense que c’est un mélange de tous ces points qui m’a poussée vers la réécriture, encore une fois. Néanmoins, dernièrement, j’ai envie de retourner aux sources et de revenir à l’ancienne version. J’aimais mes personnages et leurs aventures comme ils étaient avant. 

– As-tu comme projet d’éditer le premier tome ?

J’aimerai bien publier aussi Chimera, même si j’ai déjà essuyé un refus avec l’ancienne version. Mais je me console en me disant que je n’étais pas au point et que ça viendra plus tard. Je préfère faire passer Milléïs Gazergray avant, pour l’édition. 

Autres projets

As-tu d’autres projets d’écriture ? Peux-tu nous en parler un peu ?

En effet, j’ai un maudit esprit fertile qui fabrique beaucoup trop d’histoires. J’ai deux nouveaux projets d’écriture en cours que j’aimerais beaucoup terminer. Le premier s’appelle « L’Échappée des Étoiles » une douce fantasy relatant le périple d’Orion, un jeune chasseur au cœur pur qui vit à Apolonia, une ville encastrée sur le dos d’une tortue géante et volante. Durant son aventure, il rencontrera Nemora, une jeune fille tombée du ciel qui le guidera jusqu’à la Pierre du Firmament ; un artefact sacré et divin qui exauce les souhaits. La seconde histoire est dans un tout autre genre. Avec elle, j’ai laissé parler mon côté obscur ; « The Quatuor » est un roman cyberpunk ayant la particularité d’avoir un tueur cinglé en héros. Quincy est un assassin depuis l’enfance. Il travaillait en temps que tueur à gages pour un riche propriétaire de multinationale qui, du jour au lendemain, la licencié sans motif. Après une tentative de meurtre dont son grand-père n’a pas réchappé, il décidera que la vengeance serait un plat qu’il dégusterait avec le canon de son arme chargée. Notre anti-héros réunira alors ses anciens camarades pour une ultime mission plus folle que trash. Un Suicide Squad 2.0, sans les super-héros ! Ce n’est pas un roman tout public, car les sujets traités sont assez violents ; comme le meurtre, le sang, la folie et tant d’autres choses joyeuses tout plein.

– Lis-tu beaucoup sur Wattpad ? As-tu des coups de cœur à nous partager ?

Je lis assez oui, mais disons que je suis plus écrivaine que lectrice. Lorsque j’ai un moment de libre, je préfère travailler sur mes histoires. J’ai cependant quelques énormes coups de cœur à donner. Tout d’abord, « Le Monde d’a côté » de @Jessie_cgf, un roman pour adolescent où nous suivons le sombre Théo, la jolie Amy, la studieuse Xilena et le timide Peter, dans un monde où tous nos rêves les plus fous deviennent réalité. J’aime la légèreté et la magie qui se découle de ce livre. Jessie à un don pour décrire les émotions et nous faire adorer ses personnages. L’histoire n’est pas encore très avancée, mais elle recèle un énorme potentiel que je ne peux que conseiller, tout comme ces autres histoires.

Il y a aussi « Les Éclaireurs » de @Sarah_Abs qui est l’un de mes gros coups de cœur. Je me suis très attachée à Avril, l’héroïne, au cours de sa rencontre avec les Éclaireurs et le beau Holden. Vous manquerez quelque chose si vous ne cliquez pas sur ce livre. Il y a aussi « la Compagnie de la Rose Noire » de @Azurne, « Silas : l’Appel du Valal » de @Blakc_Kesha, « la Revanche de l’Hiver » de @Marionnette03, « Destination Finale : Chinatown » de @PAINFULSTEPS et « Rallumer le feu » de @Clo_2021 qui m’ont marquée et ravie. 

En conclusion

– Aurais-tu un conseil pour les débutants en écriture ?

Des conseils ? Amusez-vous et écrivez pour vous en premier, pas pour les autres. Et surtout, n’abandonnez jamais vos histoires ! Même si vous recevez des remarques, des critiques ou des corrections, ne perdez pas espoir en votre travail. La plupart du temps, ces critiques sont là pour vous aider à vous améliorer. Prenez-les à cœur et vous n’en deviendrez que plus habile avec votre plume. 

Plusieurs jeunes écrivains de Wattpad désespèrent parce qu’ils n’ont pas assez de vues, que leur dirais-tu pour les encourager ?

Ça, je ne sais pas trop, car je souffre un peu aussi du manque de visibilité comparée à certaines personnes. Mais après, je leur conseillerai de ne pas trop porter attention au nombre de vues et d’abonnés. Faites comme moi : soyez heureux et fiers de votre communauté et peut-être que dans quelques temps, vous rencontrerez le succès tant espéré. La popularité, ça met du temps à venir, même si d’autres ont plus de chance.

Un petit mot pour la fin ?

J’aimerais te dire un gros merci pour cette interview, Sophie. Je suis encore hyper touchée de l’honneur que tu me fais-là. Tu fais toujours un travail remarquable et tu mérites de francs applaudissements. Merci de tout cœur, bichette ! 

Wattpad : Qui est GaranceDeJorna ?

Aujourd’hui, nous allons parler avec GaranceDeJorna, une auteure qui est très appréciée sur Wattpad. Si vous ne la connaissez pas, c’est une occasion en or de la découvrir !

Présentation

– Peux-tu te présenter brièvement ?

Avant tout, merci pour cette interview ! Ensuite, je suis Garance, trop jeune pour être prise au sérieux, trop vieille pour prétendre être encore adolescente. J’ai la tête dans mes univers, presque tous sanglants, et les pieds dans une salle de cours, presque tous les jours. J’étudie pour travailler dans les métiers du livre – éditrice serait mon but ultime – et pouvoir vivre de mes passions qui sont l’écriture et la lecture, tout en développant mes mondes de fantaisie. Autrement dit, je suis multifonction !

– Depuis quand écris-tu ?

Officiellement, j’écris des romans depuis presque quatre ans. Mais j’ai commencé par des poèmes en classe, des petites nouvelles dans des moments d’évasion.

– Pourquoi écris-tu ?

J’écris parce que je dépends de cette passion. Cette dernière est née avec le besoin d’avoir un exutoire, un lieu où les mots parleraient pour moi. J’ai commencé avec des choses dénuées de sens. Aujourd’hui, je développe ce que je fais, j’essaye de me surpasser à chaque chapitre rédigé. J’écris parce que c’est un besoin, mais surtout un plaisir, de faire vivre des personnages fictifs, et surtout de vivre avec eux !

– Pourquoi avoir décidé de publier sur Wattpad ?

Sur un coup de tête, on m’en parlait depuis des mois, je me suis lancée en février 2017 sans même réfléchir, parce qu’une amie m’avait poussée à le faire. J’ai commencé juste pour avoir des vues, des votes… du succès quoi ! Puis bon… j’ai vite déchanté. Pas de lecteurs, des retours parfois brutaux, blessants, qui m’ont fait à mainte reprise grincer des dents, je le reconnais. J’ai évolué, j’ai cherché des avis constructifs, qui ont souvent eu l’effet d’une gifle, mais qui m’ont permis d’évoluer !

– Que t’apporte cette plateforme ?

Tout. C’est idiot, mais Wattpad m’a autant apporté de joie, de larmes, de démotivation, que de motivation, d’ennui et d’enthousiasme.

Et ce qu’elle m’a apporté, surtout, ce sont des amis. Pas de simples potes de passage, de vrais amis. Pour pas mal, nous avons passé la barrière de l’écran pour nous rencontrer. J’ai évolué avec des aînés, qui m’ont permise d’avancer, dans tous les sens du terme.

Alors au final, Wattpad m’a apporté bien plus que le succès que j’attendais adolescente.

– Y a-t-il une histoire qui te tient plus à coeur parmi toutes celles écrites ? Pourquoi ?

Ouch, ça, c’est difficile comme question… Entre deux histoires mon cœur balance, ahah. Mais si je devais choisir, ça serait Cœur Écarlate, une histoire que je hais, autant que j’adore. Contradictoire, hein ?

Enndray

Rongée d’un mal dont elle ne peut se défaire, Kaylor est une jeune femme que l’on pourrait dire sans cœur. Son regard ne reflète ni bonté ni gentillesse. Mais elle ne cesse de se battre, se battre contre elle-même.
Enndray n’est plus que les poussières d’un clan dont on a presque oublié le nom. Pourtant il est là, paré à prendre la revanche qu’il attend depuis des siècles. Jaïke Foltor est un de ses guerriers. Ravagé par la haine, il est prêt à tout pour se venger de celle qui lui a tout pris.
C’est lorsque Kaylor rejoint le clan et s’allie à Jaïke contre son gré que tout se bouleverse, que les aiguilles s’inversent et que le sang se verse. Deux âmes qui se détestent devront s’allier contre une même cause. Mais le démon de la jeune femme grandit aussi vite que son âme se détruit.
L’ennemie guette, menace, et, lorsqu’elle frappera, personne ne sera épargné.
La paix, qui règne depuis si longtemps, est sur le point de s’effondrer dans un bain de sang.
« Les reliquats vaincront. »

– Tu écris une trilogie de high fantasy sur Wattpad, soit *Enndray*. Peux-tu nous la présenter ?

Difficile de présenter une trilogie en quelques phrases… Enndray est un condensé d’action, de personnages explosifs, de violence et de conflits perpétuels. Mais c’est aussi une histoire relationnelle entre opposés, avec des messages, une morale, et un univers que j’ai bâti à mesure que les années passaient. Enndray, c’est des heures et des heures de doutes, qui persistent encore, mais surtout, une histoire qui existe depuis mes tous débuts, avec laquelle j’ai grandi.

 – On sait que tu as effectué une réécriture sur le premier tome. Pourquoi avoir fait une réécriture ? Qu’as-tu amélioré ?

En vérité, j’en ai effectué trois. Parce que, comme je l’ai énoncé plus haut : j’ai commencé cette histoire à 13 ans, et à cet âge, lorsque la passion nous prend aux tripes, on progresse à une vitesse phénoménale. J’ai eu la chance de tomber sur un poulpe (oui oui, un poulpe, il se reconnaîtra) qui m’a montré mes fautes, mes défauts, qui m’a fait descendre de mon nuage, et qui m’a surtout fait comprendre que, ouais, y avait du taff ! Alors j’ai réécrit Enndray à 14 ans, puis à 15. Enfin, j’ai eu envie d’abandonner, de jeter tout ce que j’avais entrepris. Puis je me suis ressaisie : j’ai décidé de faire une troisième réécriture, et je programme le quatrième (et l’ultime) retravaille de cette fiction.

J’ai veillé à modérer les clichés, les incohérences, les descriptions, l’intrigue dans son ensemble, l’approfondissement complet des personnages et de l’Histoire de la fiction, enfin… beaucoup de choses qui veillent encore à être rebossées !

– À ton avis, quels sont les défauts et les qualités de cette série ?

Pour les défauts, je dirais le manque de complexité dans mes idées. Je me suis lancée dans Enndray sans rien : ni plan, ni outils, ni bases solides pour faire tenir ce château de cartes déséquilibré. Ensuite, je dirais les clichés, que j’ai essayé d’éviter par la suite, mais, sans faire de généralité, quand on est ado, les seules idées qui viennent sont celles de choses vues et revues.

Pour les qualités, je dirais peut-être certains de mes personnages, que j’ai veillé à rendre cohérents et propres à ma fiction, à mon image. Puis, je dirais les scènes d’action, sur lesquelles on m’a beaucoup complimentée et, je le reconnais, qui sont mon « péché mignon » ; j’adore les écrire.

 – Penses-tu l’éditer un jour ? Pourquoi ?

L’occasion s’est déjà présentée à moi, je l’ai écartée, parfois elle m’a été retirée. Au final, je ne sais pas ce que je veux faire de cette fiction. L’éditer, j’adorerai, mais je ne veux pas que cette saga se retrouve n’importe où, alors je veille à bien choisir. Plusieurs maisons ont été intéressées par Enndray, et les trois n’ont finalement mené nulle part. Récemment, je me suis tournée sur une toute nouvelle, parce que c’était une occasion vraiment unique pour ma petite trilogie, et je suis en attente de réponse. Si c’est un refus, alors je ne tenterai plus avant d’avoir terminé toute la saga et d’avoir atteint ma majorité.

Cœur Écarlate



Isaac est ravagé. Il n’est plus qu’un amas de chair sans émotion, simplement animé par une haine dévastatrice. Il ne parvient à s’exprimer que par une violence démesurée et incontrôlable. Lentement, l’adolescent sombre dans ce monde qui, durant des années, n’a cessé de le torturer.
Kiëran est démoli. Détruit par les erreurs qu’il a commises, aujourd’hui, le jeune homme paye pour ce qu’il a fait. Victime de coups, de chantage et de menaces, il subit et souffre en silence. Mais il s’est fait une promesse : il ne fera plus de mal à personne, jamais.
Lorsque les deux se retrouvent après des années, la foudre s’abat sur eux. Les éclairs se mêlent à leur passé étroitement lié et le nuage noir les ramène dans cette réalité qu’ils méprisent plus que tout.
L’un nourrit une haine sans vergogne,
L’autre veut aider celui qu’il a dévasté.
Lequel des deux cœurs est le plus brisé ?
« Une dernière fois, avant que la Mort ne nous rattrape. »

– Tu as également écrit une romance sombre, soit *Cœur Écarlate*. Peux-tu nous la présenter ?

Cœur Écarlate est une fiction qui traite des sujets assez sensibles, et parfois difficiles d’accès : la maltraitance, le harcèlement scolaire, l’alcoolisme, le deuil, la dépression, etc. Il s’agit d’une romance homosexuelle, entre deux adolescents aussi paumés l’un que l’autre. Isaac est en quête d’une identité perdue et d’un espoir à la vie, Kiëran dépérit sous les coups et cherche à travers Isaac une bouée de sauvetage. C’est une histoire à double tranchant, qui reste très sombre malgré son côté romancé.

– Tu traites de sujets très importants et assez sombres. Pourquoi ces sujets-là ?

Pour plusieurs raisons, la plus importante est qu’ils me tiennent à cœur, tous. Je voyais tant d’histoires parler de certains sujets (principalement l’alcoolisme et la maltraitance) traités dans des fictions qui me faisaient grimacer. Je ne dis pas avoir réussi à les écrire avec plus de justesse que les autres, mais j’ai essayé de briser certains codes, préjugés qu’on pouvait avoir sur les personnes violentes, qui passaient pour des bourreaux sans cervelle, où des personnes alcooliques qui étaient simplement stupides et dépendantes. J’ai voulu montrer une autre facette de ces gens-là, reclus de la société, abaissés à des rangs difficiles, et qu’on ne prenait jamais vraiment la peine d’observer.  Après, ça reste toujours très subjectif.

 – À ton avis, quels sont les qualités et les défauts de cette histoire ?

À nouveau, le principal défaut restera les clichés, cette histoire en a un bon nombre qui, aujourd’hui, me déplaisent énormément. Ensuite, je dirais les choses assez surréalistes, le manque de cohérence dans certaines scènes (Cœur Écarlate reste un premier jet, et a besoin d’une grosse réécriture). Et enfin, ma forme : je ne suis pas du tout satisfaite de ma « plume » dans cette fiction, mais ça reste personnel. Encore une fois, j’ai évolué entre temps, eheh !

Les qualités, ce seraient les messages que j’ai réussi à transmettre. Dans tous les retours qui me sont parvenus, j’ai eu la preuve que j’avais réussi à placer une certaine morale. Également le fait que ce soit une romance homosexuelle, sans presque aucune homophobie : un couple que je voulais montrer aussi banal qu’un autre, une normalité qui devrait être partout. Et comme pour Enndray : mes personnages, surtout mes deux protagonistes, que j’ai creusé le plus possible, et sur lesquels je me suis démenée.

As-tu comme projet d’éditer cette romance ? Pourquoi ?

Je rêvais d’éditer cette romance une fois terminée, à présent, je n’en ai plus l’envie, pour l’instant. Cœur Écarlate se plaît sur Wattpad, où je peux directement parler avec les lecteurs, où j’ai un certain échange. J’ai eu pas mal de témoignages, de retours sur les vécus de lecteurs, et pour rien au monde je n’aimerais que ça s’arrête maintenant. (Un immense merci à ceux qui m’ont fait confiance en venant me parler !) Je préfère l’histoire sur la plateforme, on verra dans l’avenir !

Les Maux de ton Silence

Charlie n’est plus que l’ombre de lui-même, un pantin manipulé par la peur et guidé par la terreur. Voilà des mois qu’il n’essaye plus, qu’il ne vit plus, qu’il fait taire sa douleur dans un mutisme infernal.
Puis, un jour, ses iris croiseront les siens, ceux qui briseront ses certitudes et le confronteront à celle qu’il avait longtemps fui : la Vie.
Lumineux et euphorique, Esteban est un mystère à lui seul. Pourtant, derrière ses vêtements colorés et ce sourire se cachent une part plus sombre, celle que Charlie voudra, au dépend de ses craintes, découvrir.
Mais ses démons le suivent, lui susurrent à l’oreille que le temps s’écoule.
Et bientôt, il sera trop tard.
« Sur sa vie dévastée par les cauchemars, il sera sa lueur d’espoir.
Sur sa toile emplie de noirceur, il y ajoutera la couleur.
Un sourire, un regard, avant que s’effondrent ses derniers remparts. »

– Finalement, tu écris *Les Maux de ton Silence*. Peux-tu nous la présenter ?

À nouveau, c’est un petit roman psychologique, qui énonce le deuil, le stress post-traumatique chronique, la dépression sévère et le mutisme. C’est un personnage déchiré, détruit, que j’ai appelé Charlie, avec un autre homme heureux et droit dans ses bottes : Esteban. Autrement dit, le noir et le blanc. Mais bien vite, les lecteurs comprendront que seules les nuances de gris existent dans cette fiction.

 – Est-ce un one-shot ou un début de saga ? Pourquoi ?

C’est un one-shot terminé.  Je me refuse à écrire plusieurs tomes dans une société qu’est la nôtre, avec les mêmes personnages. Quitte à évoquer des sujets lourds, je préfère les répartir sur différentes histoires.  Celle de Charlie et d’Esteban n’avait pas besoin d’être plus longue, ça n’aurait fait qu’allonger pour rien.

– As-tu comme projet de l’éditer ?

Aucunement, non ! De même que Cœur Écarlate, cette fiction restera pour l’instant sur la plateforme, surtout qu’elle réclame bien plus qu’une simple réécriture ; tout est à rebosser !

 – Et as-tu d’autres projets d’écriture ? Peux-tu nous en parler un peu ?

Je travaille, depuis plusieurs mois, sur une très grosse saga d’au moins cinq tomes, dark, psychologique, heroic fantasy. Elle abordera des sujets également lourds, avec des scènes assez gratinées. C’est la première fois que je m’essaie à une histoire « adulte ». C’est une fiction relationnelle, basée également sur des conflits politiques et religieux, qui comporte des romances hétérosexuelles comme homosexuelles. Elle me tient très à cœur, notamment avec le travail que je fais dessus, mais que je ne commencerai pas avant la fin de ma trilogie Enndray !

En conclusion

– Aurais-tu un conseil pour les débutants en écriture ? Plusieurs jeunes écrivains de Wattpad désespèrent parce qu’ils n’ont pas assez de vues, que leur dirais-tu pour les encourager ?

Surtout, ne faites pas la même erreur que moi : ne cherchez pas le succès dès l’instant où vous publierez votre histoire. N’idéalisez pas trop vos écrits, mais ne les rabaissez pas non plus. Il faut avoir confiance en ce qu’on fait (facile à dire, ouaip) mais il faut savoir que chaque écrit mérite un retravaille ; ce que vous pensez parfois le plus abouti ne l’est pas toujours.

Soyez ouverts à la critique et, le plus important : demandez des critiques, positives ou négatives, à condition qu’elles soient constructives.

Les lecteurs viendront avec votre persévérance et les rencontres que vous pourrez faire ! Sérieux, ne lâchez pas, jamais. On commence tous en bas de l’échelle, il ne tient qu’à nous d’en gravir les échelons, et même les plus grands auteurs n’ont pas encore atteint les sommets.

– Un petit mot pour la fin ?

Encore un grand merci pour cette interview et, aussi cliché que ça puisse être : merci à tous mes lecteurs, de passages ou à long terme !

Et surtout : merci à toutes les personnes qui m’ont aidée à progresser, gros keur sur vous !

Enfin, merci à toi, qui a lu l’interview jusqu’au bout, parce que ça devait être long, eheh !  

Wattpad : Qui est PassionHell ?

Hello ! Une petite interview, ça vous dit ? Aujourd’hui, on parle avec PassionHell !

Présentation

Peux-tu te présenter brièvement ?

Tout d’abord, bonjour et merci beaucoup pour cette interview, Sophie. Je m’appelle Valérie Hoinard, la trentaine, ayant les pieds sur Terre et la tête dans les nuages. J’ai un parcours professionnel plutôt atypique navigant à travers différents postes d’assistante au sein de grandes entreprises et institutions. Mais c’est dans la création que je m’épanouis le plus. Autant dans l’écriture que dans le blogging, le webdesign, le graphisme, la photo et bien d’autres ! Mon univers tourne souvent autour de l’imaginaire et est plutôt sombre, mais pas horrifique. Je m’inspire beaucoup de la musique que j’écoute (rock alternatif, metal, hard rock) pour développer l’atmosphère de mes écrits ou montages.

Depuis quand écris-tu ? Pourquoi écris-tu ?

Selon mes proches, j’ai toujours eu un crayon à la main pour écrire et dessiner. Je ne me souviens pas de tout bien sûr, mais je me rappelle avoir très tôt commencé à construire des histoires sous forme de mots, puis de phrases. J’ai toujours eu une imagination fertile et j’inventais toute sorte d’univers. Au départ, ça entrait pleinement dans le jeu. J’ai eu la chance de grandir dans un petit cul-de-sac entourée par des enfants de mon âge, et ensemble nous avons parcouru le monde, l’histoire et les galaxies (rires). Dès la primaire, je suis passée à l’écriture de petits poèmes principalement basés sur l’observation de ce qui se passait dans mon village, ou dans le jardin de mes parents. En grandissant, les poèmes sont devenus des pensées griffonnées au hasard, puis des histoires plus ou moins développées. L’écriture, comme le dessin, a toujours été une manière d’évacuer mes pensées et mes émotions, mais aussi de les partager pour certaines. Ecrire me procure une sensation de bien-être et apaise mon esprit. Une fois que j’ai traduit les images que j’ai dans la tête, elles disparaissent après m’avoir obnubilée jour et nuit (rires).

Pourquoi avoir décidé de publier sur Wattpad ? Que t’apporte cette plateforme ?

J’ai découvert cette plateforme il y a un an et demi à peu près. C’est une autrice, Lucille Rybacki, que j’ai connue sur Twitter qui m’en a parlé. Le fonctionnement m’a tout de suite plu, en particulier la possibilité de pouvoir discuter avec les auteurs et les lecteurs. C’est une véritable chance ainsi qu’une source de motivation ! Savoir que des lecteurs attendent la suite de l’histoire avec impatience me met des coups de pied aux fesses pour avancer (rires). C’est aussi un soutien non-négligeable dans les moments de doutes. Avoir sa petite communauté est réellement réconfortant, même si ça n’empêche pas de se poser de nombreuses questions et de se remettre régulièrement en question. De plus, nos lecteurs nous permettent d’améliorer notre texte par leurs réactions. Si quelque chose est soulevé par plusieurs d’entre eux, c’est qu’il y a un souci quelque part. Et ça, c’est très précieux dans l’avancée de nos écrits.

Brumes à mer

  • Tu publies sur Wattpad la saga *Brumes à Mer*. Peux-tu nous la présenter ?

Bien sûr, avec grand plaisir. Brumes à Mer est une trilogie se situant au centre de deux genres que j’affectionne particulièrement : la Fantasy et le Thriller. On suit l’histoire et le point de vue d’Isilda, une humaine élémentaire de l’air métamorphe, dans une ville étrange nommée Newytown où une guerre de clans ancestrale fait rage.

Le premier tome « L’Envol du Faucon » plonge progressivement le lecteur dans une ambiance magique pleine de suspense et surtout de mystères. L’atmosphère y est de plus en plus sombre au fil des pages et le lecteur est amené à se poser de nombreuses questions.

Pour résumer un peu la saga en quelques mots, Isilda est la fille du chef de son clan, les Alcores. C’est aussi une guerrière respectée au sein de celui-ci. Du jour au lendemain, elle va vivre des événements qui vont bousculer ses croyances et préjugés, la menant à faire des choix radicaux qui auront des conséquences bien au-delà de ce qu’elle aurait pu imaginer.

Entre secrets, manipulations, trahisons et complots, les trois tomes (« L’Envol du Faucon », « La Mort du Tigre » et « L’Eveil de l’Ours ») font partie de la même histoire, bien que chacun d’eux corresponde à une étape de la vie d’Isilda et à une intrigue particulière.

En ce qui concerne les thèmes abordés, il y en a de nombreux, dont les plus classiques comme l’amour, la destinée, l’amitié, la famille et d’autres plus complexes comme le viol, l’avortement, le harcèlement scolaire et la discrimination. J’ai fait le choix d’aborder ces thèmes dits tabous sous un angle assez différent de ce que l’on peut voir habituellement pour pousser le lecteur à la réflexion sur ces sujets.

L’histoire en elle-même est déroutante puisqu’il n’y a pas d’opposition entre le bien et le mal. Chaque personnage a son côté sombre, même l’héroïne (d’où le fait que je n’aime pas beaucoup ce terme).

  • Comment t’es venue l’idée de cette trilogie ?

J’ai entamé l’écriture de Brumes à Mer il y a dix-huit ans environs. L’histoire a beaucoup évolué depuis le tout début, tout comme les personnages. Cependant, l’idée de base est toujours présente : des clans de personnes maîtrisant les éléments de la Nature se vouant une guerre ancestrale cachée aux yeux des humains.

Tout a commencé suite à un événement anodin qui a eu lieu dans le lotissement où j’ai grandi : une maison a brûlé. C’était à cause d’une cigarette mal éteinte si je me souviens bien, mais mon cerveau un peu tordu a commencé à imaginer les prémices de Brumes à Mer en détournant cet accident en une vengeance d’un clan ennemi envers les occupants de la demeure. Puis, ça s’est étoffé petit à petit. J’ai encore mes premiers brouillons et les premiers chapitres tapés sur ordinateur quand j’étais au collège (rires).

Au fil des années, l’histoire a grandi avec moi et les différents événements de ma vie. En 2008, j’ouvre mon premier forum RPG « Streams of Silver » sur les bases de cette histoire. L’univers de Brumes à Mer prend alors encore un peu plus forme tout au long de l’évolution du contexte du forum. En parallèle, je continue l’écriture de ce que je pense être un simple roman au départ.

  • Pour l’instant, à ton avis, quels sont ses défauts et ses qualités ?

Hum question difficile. J’ai entamé les corrections du premier tome cet été et je continue l’écriture du second en parallèle, en plus du travail sur la trame du troisième. Le fait que ce soit des premiers jets actuellement, induit des actions et des événements parfois peu approfondis je pense. En débutant mes corrections, j’ai déjà commencé à étoffer certains aspects trop survolés ou trop implicites au départ. Je retravaille aussi le caractère des différents personnages pour leur donner un peu plus de caractéristiques propres. Toujours dans les défauts, il y a quand même pas mal de répétitions sur les premiers chapitres du premier tome. Je me suis améliorée depuis et ai commencé à les éliminer, mais je pense que ça fait partie des défauts sur ce qui n’a pas encore été corrigé. Côté positif, ou qualités, je dirais que c’est le travail et la réflexion sur l’univers. Je connais par cœur les clans et ce qui s’y passe ou ne peut s’y passer, ce qui donne je l’espère une histoire un minimum solide. Je pense aussi plutôt bien réussir à faire passer les émotions que je souhaite faire passer au lecteur (et il y en a beaucoup, c’est un peu les montagnes russes de ce côté). Sinon, je travaille pas mal ma structure et sais exactement où je vais que ce soit pour la fin d’un tome ou pour la saga. D’ailleurs, je connais déjà la musique de fin de la trilogie (rires).

  • As-tu comme projet d’éditer le tome 1 ?

Effectivement, ça fait partie de mes projets, mais je veux faire ça de manière réfléchie et travaillée. Beaucoup de maisons d’édition veulent que la saga soit bien entamée voire terminée pour un tel envoi. Je vais donc attendre d’avoir suffisamment avancé pour ça. Être certaine de gérer mon histoire me paraît primordial pour réussir à peut-être être éditée un jour.

Je ne veux pas avoir de regret, quitte à devoir attendre encore quelques mois, voire un an pour certaines maisons d’édition qui ouvrent peu leurs soumissions de manuscrits.

L’histoire de Brumes à Mer est en trois tomes, mais c’est un unique récit. Tout ce qui se passe dans les différents livres est lié. De nombreux secrets sont encore à découvrir et tous les fils des intrigues sont encore noués. J’aimerais tout de même avoir dénoué une partie de ces fils avant d’envoyer.

Pour faire simple, je pense envoyer mon premier tome quand le premier jet du second sera terminé et l’écriture du troisième entamée (quand la trame principale du livre sera fixée). Ainsi je pourrai un peu plus être prise au sérieux, surtout que je n’ai jamais édité de livre jusqu’ici.

  • À quel point les avis de tes lecteurs sur cette trilogie comptent pour toi ?

Ils sont vraiment importants pour moi. Comme je le disais plus haut, Wattpad nous donne la chance de pouvoir tester nos écrits auprès d’un public. Je considère cette plateforme comme un outil à part entière. Si l’un de mes lecteurs pointe quelque chose, je vais prendre du recul et voir s’il n’y a pas un petit souci quelque part. Parfois, c’est juste une formulation de phrase, un mot mal choisi. Parfois, c’est plus profond. De même, en tant qu’auteur on a du mal à voir toutes nos erreurs d’orthographe, de grammaire etc. et nos lecteurs pointent aussi ce genre de problème, c’est vraiment pratique. Cependant, ils n’influencent pas l’histoire. Celle-ci est déjà claire dans ma tête au niveau du cheminement et de ce côté, ça ne bougera pas. J’adore lire les commentaires relatifs aux événements également. C’est amusant de voir ses lecteurs réagir à ce qui se passe de positif ou de négatif. Il peut arriver que ce soit virulent, mais je trouve ça génial, ça prouve que ça leur tient à cœur et je pense qu’il n’y a pas de plus belle récompense que celle-ci pour un auteur.

Autres activités littéraires

  • Quels genres/catégories lis-tu le plus sur Wattpad ?

Je lis un peu de tout, bien qu’en ce moment ma liste de lecture en cours soit remplie de Fantastique, Science-Fiction et Fantasy. Mais à côté de ça, j’ai déjà lu sur la plateforme de la Romance, de l’Historique, du Thriller etc. Par contre, je ne m’intéresse pas aux chroniques. Question de goût certainement. Je suis une lectrice assez exigeante. J’aime ce qui sort de l’ordinaire et, en particulier sur Wattpad, je dois être surprise pour continuer ma lecture.

  • Peux-tu nous lister quelques-uns de tes coups de cœur sur cette plateforme ?

Bien sûr, j’en ai quelques-uns : Transes de DylanLuka, Sept Souffles de chelseasilenajackson, Entre-Monde de Draganelia et Felidae de QueenCharlieBradbury.

  • Penses-tu qu’un jour les livres papiers disparaitront au profit des livres numériques ? Pourquoi ?

Je ne l’espère pas. J’adore le livre en tant qu’objet, ça me manquerait énormément de ne plus pouvoir tourner ses pages et sentir son odeur si caractéristique. Il n’y a que sur Wattpad où je lis sur ordinateur ou portable (plus rarement). Je n’ai pas de liseuse et ça ne m’intéresse pas pour être honnête. En ça, j’ai un côté traditionnel et vieux jeu (rires). J’aime avoir ma bibliothèque et relire certains livres parfois.

En conclusion

Aurais-tu un conseil pour les débutants en écriture ?

Je ne me sens pas vraiment légitime pour donner des conseils à qui que ce soit (rires). L’écriture est un cheminement propre à chacun. Il y a autant de méthodes que d’écrivains. La seule chose éventuellement que je pourrais dire, c’est de croire en soi et s’écouter. Se remettre en question est important aussi, mais il ne faut pas perdre de vue ses objectifs et ne pas se perdre de vue non plus. Je vois parfois des personnes qui entament des projets mais finissent par abandonner parce que ce qu’elles écrivent ne leur ressemble pas. Il est important de faire ce que l’on aime avant toute autre chose. Vouloir plaire à tout prix, n’est pas la solution. Au contraire, on se perd à vouloir faire comme les autres.

Plusieurs jeunes écrivains de Wattpad désespèrent parce qu’ils n’ont pas assez de vues, que leur dirais-tu pour les encourager ?

De ne rien lâcher, de se relire et travailler encore et encore. Il ne faut pas se décourager, ça fait partie du jeu de surmonter les obstacles. Je ne vais pas jouer les hypocrites en disant que les vues on s’en fout, c’est faux dans une certaine mesure. Enfin si votre but c’est d’atteindre des millions de vues, là il n’y a plus qu’à faire ce que les lecteurs de Wattpad aiment, mais dans ce cas, la qualité ne sera pas votre but.

Quand on poste sur une plateforme comme celle-ci, c’est qu’on a envie d’être lu, au moins un minimum. Il peut y avoir de nombreuses raisons qui font qu’un texte n’est pas lu : une couverture pas assez attractive, un résumé trop simple ou truffé d’erreurs, de très nombreuses erreurs à l’intérieur de l’histoire en elle-même, une histoire peu travaillée où l’auteur ne sait absolument pas où il va etc. Ce genre de souci est modifiable assez facilement. Si vous avez des difficultés en orthographe par exemple, n’hésitez pas à passer votre texte dans un correcteur automatique type Scribens. C’est fastidieux, mais ça en vaut le coup. Et puis, si vous êtes vraiment passionnés, vous ferez tout pour vous améliorer. De mon côté, je le fais dès que j’ai terminé un chapitre. Ça n’enlève pas tout, mais ça aide vraiment.

De plus, il faut bichonner votre couverture et votre résumé, ils sont votre vitrine.

Et puis parfois, il suffit tout simplement d’être patient. A côté de ça, ne restez pas dans votre coin. Wattpad est un réseau social et c’est en lisant, commentant, votant, que l’on attire de nouveaux lecteurs. Il peut suffire d’une personne pour tout déclencher ! Ne pas hésiter non plus à participer aux différents concours organisés sur la plateforme, ça donne de la lisibilité et bien souvent on a des retours de la part des jurys pour améliorer notre texte. Enfin, j’ai envie de dire le plus important : restez vous-même ! N’écrivez jamais pour faire plaisir aux autres, écrivez pour vous faire plaisir à vous avant tout. Si vous aimez votre travail, que vous relisez avec plaisir ce que vous avez écrit, les autres suivront.

Un petit mot pour la fin ?

Un immense merci, Sophiem pour cette interview et bravo pour ton blog qui m’a déjà permis de découvrir de nouveaux auteurs que je ne connaissais pas. Pour toi qui es arrivé à la fin de ce pavé, merci déjà, et crois en toi et en tes rêves. Retrousse-toi les manches pour les réaliser et ne laisse jamais personne les briser.

Qui est Laureline Eliot ?

Aujourd’hui, on parle de Wattpad, d’édition et de Fyctia avec Laureline Eliot !

Présentation

  • Peux-tu te présenter brièvement ? 

Bien sûr ! Je m’appelle Laureline, comme l’héroïne de BD (même si je ne suis pas aussi canon XD). Je suis raconteuse d’histoires, maman, amoureuse, heureuse, passionnée de cinéma et de photo. Et d’Arts. Et de… bon, je m’arrête là. J’aime beaucoup de choses 😉 

  •  Depuis quand écris-tu ? Pourquoi écris-tu ? 

J’ai beaucoup écrit quand j’étais jeune, sans rien en faire. Puis, il y a deux ans, je m’y suis remise, d’abord des nouvelles, puis des romans. Pourquoi j’écris ? Pour vider ma tête de toutes les histoires abracadabrantes qui l’encombrent et pour donner vie aux personnages que j’imagine. 

  • Pourquoi avoir décidé de publier sur Wattpad ? Que t’apporte cette plateforme ? 

Pour confronter mes écrits aux lecteurs. Cette plateforme m’apporte une visibilité que je ne trouve pas ailleurs, et le lectorat est très varié. 

  • Y a-t-il une histoire qui te tient plus à coeur parmi toutes celles écrites ? Pourquoi

Oui, mais c’est une nouvelle qui n’est pas sur WP. Je l’ai écrite pour une autre plateforme spécialisée dans les récits courts, Short Edition. Elle me touche parce qu’elle comprend plusieurs éléments qui sont importants : l’écoute, le partage, la générosité, la faune… Et sans doute qu’elle me tient à cœur parce que je n’ai pas encore pu la développer comme je voudrais. JE pense qu’elle mérite d’être racontée en roman, donc elle me trotte beaucoup dans la tête. 

VertiG

  • Le 17 octobre, ton roman VertiG sortira aux éditions La Condamine. Félicitations ! Peux-tu nous présenter ton histoire ? 

Merci beaucoup. Oui, c’est une romance entre deux personnes qui sont, en apparence, très différentes. J’ai essayé de créer des personnages complexes, par forcément aimables au premier regard, en particulier Ava, mon héroïne.  

Le mieux est peut-être de mettre le résumé ? 

Pour Ava, la gentillesse est une faiblesse. Déterminée et inflexible, elle ne vit que pour VertiG, l’entreprise qu’elle a fondée et qui fournit à ses clientes des accompagnateurs masculins. Dévouée corps et âme à son agence, Ava ne cherche pas à se faire d’amis et l’amour est un sentiment qu’elle a banni de son existence. 

Oliver est son opposé. Chaleureux et sociable, il est très attaché à ses proches et à sa famille, mais malgré leur soutien, il traverse une période de crise personnelle et professionnelle. En attendant de trouver sa véritable voie, il accepte un emploi chez VertiG. 

Au contact l’un de l’autre, Ava et Oliver vont découvrir qu’ils possèdent tous deux des failles qui les fragilisent. Et les rapprochent. 

Réussiront-ils, ensemble, à les combler ? 

  • Est-ce que cette histoire est un one-shot ou une saga ? Pourquoi ? 

C’est un one-shot. Je ne sais pas si je pourrais construire une romance sur plusieurs tomes, ou alors il faudrait qu’il y ait un contexte particulier, peut-être dans une fantasy ou un roman historique. 

  • Tu as participé à un concours Fyctia avec ce roman pour remporter la publication. Était-ce ta première participation ? Comment as-tu trouvé l’expérience ? 

Non, c’était ma troisième participation. J’avais d’abord soumis une fantasy et une chick-lit (American dream, dont on va parler après), et j’avais eu le bonheur d’aller en finale, mais j’avais perdu. Fyctia, c’est une expérience incroyable, un véritable ascenseur émotionnel. C’est un marathon d’écriture, une aventure humaine aussi, il y a une très belle entraide, j’ai rencontré de vrais amis là-bas.  

  • Pensais-tu gagner ? 

Non, j’avoue qu’après deux défaites, je m’étais préparée à la fameuse troisième. Et puis il y avait de très bons écrits en compétition avec moi. 

  • À qui recommandes-tu ce roman ? 

A ceux qui aiment la romance, bien sûr. Mais surtout à ceux qui ont envie de lire l’histoire de personnages avec des failles, qui sont loin d’être parfaits, mais qui vont sortir grandis de ce qu’ils vivent. 

American Dream

Jule a trois passions : le diner dont elle est propriétaire, la Californie et les Beach Boys. Elle s’imagine surfeuse à la crinière de lion ; manque de bol, elle est petite, brune et restauratrice dans la campagne française. Quand, au cœur de l’été, quatre américains débarquent dans son établissement, ses rêves vont devenir réalité… ou pas !
  • Tu écris également une chick-lit sur Wattpad, soit *American Dream*. Peux-tu nous présenter cette histoire ? Comment t’est venue l’idée ? 

Oui, c’est l’histoire de Jule, une jeune femme qui tient un diner au fin fond de la campagne française ; elle consacre tout son temps à son travail. Jusqu’au jour où un groupe de quatre américains pousse la porte de son restaurant… ils vont venir chambouler son quotidien. Voilà, c’est le récit de quelqu’un qui s’ouvre enfin aux autres et de ce qui en résulte. 

L’idée est venue quand j’ai entendu une interview de l’acteur Gerard Butler qui racontait son périple à moto avec ses potes, en mode incognito. Du coup, je me suis demandée de ce ça ferait à une jeune femme de tomber sur une star mondiale comme ça, sans crier gare, dans un lieu inattendu… 

  • Pourquoi avoir décidé d’écrire une chick-lit ? 

C’était pour un concours fyctia, au départ, et aussi parce que je suis très bon public pour ce genre d’histoires. Cela met de bonne humeur, c’est positif, toujours bigger than life. 

  • Tes personnages sont tous très attachants. Comment as-tu fait pour les rendre aussi attachants ? As-tu des conseils à nous donner ? 

Alors, je ne me permettrais pas de donner des conseils à qui que ce soit, j’ai moi-même tellement à apprendre ! Cela me touche que tu mettes en avant mes personnages, parce que j’avoue que je cherche vraiment à créer des gens que je pourrais rencontrer. Je soigne chacun de mes personnages avec la même attention, la même envie, qu’ils soient les héros ou secondaires. Mon secret 😊, c’est de chercher ce qui les rend uniques. C’est vrai que dans le contexte d’une chicklit, je force un peu le trait, mais, au fond, on a tous nos petites excentricités, nos particularités… et je pense que c’est ce qui nous rend attachants. 

  • Veux-tu éditer cette histoire ? Si oui, sache que je vais l’acheter ! 

Oui, j’aimerais la proposer en maison d’édition. Et tu viens de me faire le plus beau des compliments ♥ 

Autres projets

  • Quels sont tes autres projets d’écriture ? Peux-tu nous les présenter ? 

Eh bien, je continue à participer à des concours sur fyctia, j’aime ce fonctionnement, cela me donne une deadline, un but et le retour des lecteurs en direct. Et puis, je l’avoue je rêve d’une publication papier !  

Et sinon, je suis en train d’écrire une young adult intitulée « Bientôt » (lisible sur wattpad) qui parle de deux amis inséparables, Chloé et Noah. Mais la vie n’est pas toujours rose, ces deux-là vont l’expérimenter… C ‘est un mélange, je l’espère réussi, d’émotion et d’humour, de rire et de larmes. 

  • Quels sont tes genres d’écriture de prédilection ? Penses-tu essayer un genre qui t’es inconnu ? 

J’aime tous les genres, je ne me cantonne pas à un seul genre, que ce soit en lecture ou en écriture. Après, je ne suis pas performante partout, évidemment. La romance et la fantasy sont mes genres préférés à écrire. 

J’aimerais essayer d’écrire un thriller, mais je ne m’en sens pas les épaules pour le moment. 

  • As-tu l’intention d’écrire une histoire avec une autre personne ? 

Je trouve ça très difficile comme exercice, ça ne me donne pas envie pour le moment. Mais peut-être un jour… il ne faut jamais dire jamais. 

En conclusion

  • Aurais-tu un conseil pour les débutants en écriture ? 

Comme dit précédemment, je ne pense pas être légitime pour donner des conseils en écriture ! Mais je peux expliquer ce que je fais pour moi : je pense mes scènes très en amont, comme un film qui se joue dans ma tête. Cela me permet de savoir si les dialogues sonnent juste, d’imaginer mes personnages en mouvement, de découvrir leurs habitudes, leurs manies… Et surtout de savoir si c’est une histoire qui me tient à cœur, si elle va aboutir ; j’ai besoin de savoir si elle est solidement ancrée en moi pour qu’elle ne s’essouffle pas.  

Et je repasse beaucoup sur mes textes, je ne sais pas écrire au kilomètre. Cela me permet de peaufiner, de corriger les fautes pour être assez satisfaite de mon premier jet et de ne pas me dire « ok, je balance tout à la poubelle :D » 

Et aussi, il ne faut jamais rien lâcher. Même quand c’est difficile. Il n’y a pas de plus grande satisfaction que d’être allée au bout d’une histoire et d’y poser le mot fin. 

  • Plusieurs jeunes écrivains de Wattpad désespèrent parce qu’ils n’ont pas assez de vues, que leur dirais-tu pour les encourager ? 

Qu’il suffit d’un lecteur. Un seul. C’est ce qu’il s’est passé pour moi. Une lectrice a découvert mon histoire par hasard et elle l’a aimée. Elle l’a mise dans sa liste de lecture, elle avait beaucoup d’abonnés, ça a fait boule de neige. 

Après, il faut aussi aller lire les autres, commenter, être curieux, soumettre son histoire à des concours pour avoir des retours qui permettent de progresser…  

  • Un petit mot pour la fin ? 

Merci de t’être intéressée à ce que j’avais à raconter. On a tous envie d’être entendu ♥ 

Qui est Wendy Baqué ?

Aujourd’hui, on se rencontre pour parler d’auto-édition avec Wendy Baqué, alias Antiigone sur Wattpad.

Présentation

  • Peux-tu te présenter brièvement ? 

Bonjour et merci de m’avoir proposé cette interview. Je m’appelle Wendy et j’ai actuellement 25 ans. J’écris sous le pseudo d’Antiigone. Pourquoi ? Antigone est la fille d’Œdipe, elle s’oppose jusqu’à sa propre mort pour offrir une sépulture digne à son frère mort pour des raisons politiques. Son combat effronté et sans limites fait écho aux idées développées dans mon roman « Les Vents de l’Existence » et sa détermination, même vaine, allant jusqu’à causer sa perte, me ressemble un peu. Antigone sert aussi de guide à son père, Œdipe, aveugle, handicapé et exilé, comme je le fais dans mes activités professionnelles, en quelque sorte. En effet, en dehors de mes activités littéraires, je suis diplômée en sciences humaines et sociales et j’exerce en tant que formatrice pour adultes dans les domaines du sanitaire et du social. Je suis passionnée de musique (je joue de la guitare et chante et j’adore assister à des concerts de mes artistes préférés) et, bien sûr, d’écriture et de lecture.  

  • Depuis quand écris-tu ? Pourquoi écris-tu ? 

J’écris depuis que je sais tenir un stylo ou un crayon. Je me rappelle que, déjà toute petite, j’écrivais les aventures de mes peluches de mon écriture maladroite sur des cahiers lignés et les illustrant de mes dessins d’enfant. D’une écriture anecdotique, je suis passée à une écriture plus engagée dans la recherche des émotions. Pendant longtemps, coucher des mots sur papier m’a servi d’exutoire. Je dis souvent que ce qui ne peut se dire peut s’écrire. Aujourd’hui, mes mots servent à rendre compte, à travers la fiction, de réalités sociales et de sujets qui me tiennent à cœur de développer afin d’interpeller, de questionner, d’amener doucement et en toute bienveillance le lecteur à la réflexion.  

  • Pourquoi avoir décidé de publier sur Wattpad ? Que t’apporte cette plateforme ? 

Je me suis inscrite sur Wattpad il y a trois ans et je n’ai plus lâché cette plateforme depuis, même si actuellement, je cherche à donner une autre portée à mes romans en les auto-éditant au fur et à mesure de leur avancement. Au départ, je souhaitais savoir si mes textes pourraient intéresser certains lecteurs et avoir quelques tuyaux pour m’améliorer. Et quel chemin parcouru ! J’y ai découvert toutes les subtilités de présentation littéraire d’un texte (les tirets cadratin, les incises, les cliffanger et tous ces jolis petits mots dont j’ignorais l’existence), mais j’ai surtout fait de très belles rencontres et eu beaucoup d’échanges avec des auteurs formidables et des lecteurs en or. Aussi, Wattpad m’a permis de découvrir des histoires merveilleuses, car je suis aussi une grosse lectrice sur cette plateforme.  

  • Y a-t-il une histoire qui te tient plus à cœur parmi toutes celles écrites ? Pourquoi ? 

Indéniablement, je dirais que c’est « Les Vents de l’Existence ». Tout d’abord, il s’agit de mon dernier écrit en date, donc celui où ma plume est la plus réfléchie et mature. J’ai passé énormément de temps à écrire, relire et à améliorer ce texte pour qu’il arrive à sa version finale et bientôt auto-éditée (le 14 octobre 2019 !). Par ailleurs, j’ai débuté ce roman lors d’une période charnière de ma vie, où j’ai dû faire des choix lourds de conséquences dans ma trajectoire de vie. Il a beaucoup compté pour moi, de même que le personnage de Joanne qui est à la fois celle que je voudrais être, celle que je suis, et celle que je renie dans cette nouvelle étape de vie. J’ai beaucoup d’affection pour les personnages que j’y ai développés. Les thématiques abordées me tiennent aussi particulièrement à cœur et cela faisait un moment que je désirais les mettre en scène. 

 Les Vents de l’Existence

Proche de la trentaine, Joanne, sociologue émérite, est de ces personnes dont on pourrait dire qu’elles ont réussi leur vie. Et pourtant… Tout s’écroule pour la jeune femme le jour où elle apprend brutalement le suicide de Lucas, son parrain.
En héritage, il lui laisse l’Ultimo Respiro, la maison qu’il avait achetée et rénovée afin de finir ses jours à la Turballe, en Loire Atlantique. Elle y retourne alors, d’abord pour des raisons administratives, puis se questionne sur les circonstances du décès de son parrain.
Ses vieux démons refont surface, l’interrogeant tant sur la mort que sur la vie, et mettent à mal le sens que l’endeuillée avait attribué à son existence. Elle fait la connaissance de Damien Lasareigne qui, avec ses idées artistiques et révoltées, lui fera voir la vie sous d’autres facettes. Ces événements de vie la forceront à affronter ses peurs, ses proches et à faire valoir qui elle est réellement.
Alors qu’autour d’elle, tout est question de mort et de finitude, pour elle, tout commence.
  • Peux-tu nous présenter ton histoire « Les Vents de l’Existence » ? 

« Les Vents de l’Existence » est un roman contemporain à dimension sociologique, avec une pointe de romance. À travers les (més)aventures de Joanne, sociologue trentenaire et mal dans sa peau, qui revient sur les terres de son enfance, en Loire Atlantique, lors du mystérieux décès de son parrain qu’elle aimait tant, ce roman engagé aborde les thématiques de la fin de vie, du deuil, de l’avortement et de l’acceptation de soi. La rencontre de l’endeuillée avec Damien Lasareigne, un réalisateur de cinéma un peu fou venu tourner son dernier film au sein de la petite ville côtière va bouleverser son existence et sa manière d’envisager la vie. 

Il sortira bientôt en version numérique (e-book) et papier (broché) sur Amazon Kindle et Kobo.  

  • Pourquoi avoir décidé d’aborder ces thèmes ? 

Comme dit plus haut, ces thèmes me tiennent particulièrement à cœur. La mort, la fin de vie en France, le fait de devoir passer les frontières pour mourir dans la dignité et le deuil sont des thématiques taboues, polémiques, de nos jours et peu, voire pas, abordées dans le cadre de la fiction. Ainsi, cela me semblait une bonne manière de faire réfléchir le lecteur sur ces thématiques, sans que ce soit dans un article médiatique, scientifique ou un essai philosophique. La fiction était une manière de personnifier ces sujets et de donner différents points de vue à des personnages singuliers, afin que le lecteur se retrouve dans ses convictions, quelles qu’elles soient. Car il ne s’agissait pas seulement de faire valoir mon propre point de vue, mais d’aborder ces sujets de la manière la plus globale et exhaustive qu’il soit. On se retrouve alors avec tous les cas de figure de décès possible, par exemple, ou encore des points de vue pour, contre et neutres au sujet de l’euthanasie. Ce sont aussi des sujets que j’ai rencontrés dans le cadre de ma pratique professionnelle lorsque j’exerçais à l’hôpital. J’ai recueilli beaucoup de témoignages de patients, de leurs proches et de professionnels dans santé sur la manière de finir sa vie, d’entamer le processus de deuil, de vivre leur maladie à l’issue létale et de faire valoir ses dernières volontés. Écrire ce roman était un moyen de faire entendre leur voix, en quelque sorte. 

Ensuite, il y a le thème de l’avortement, et plus largement, le fait qu’une femme ne veuille pas forcément avoir un enfant, quelles que soient ses raisons, mais que la société dans laquelle elle évolue lui fasse ressentir une sorte de pression à l’enfantement. Joanne est une femme brisée qui a été jusqu’à commettre l’irréparable pour s’affranchir de cette norme sociale qui la faisait souffrir (pas trop de spoil, je m’arrête là pour ce sujet !). C’est encore une problématique actuelle, car on constate que moins en moins de femmes désirent avoir un enfant et sont brimées par leurs proches. Les mentalités changent et, là aussi, ce sujet est encore tabou, peu médiatisé. Alors, il me semblait intéressant de le mettre en scène dans ce roman. 

Enfin, Joanne évolue est un personnage qui évolue tout au long du récit. Au départ mal dans sa peau, peu en accord avec son mode de vie et se cherchant encore, elle va cheminer vers l’acceptation de ses idéaux et de ce qu’elle est, même si cela ne correspond pas toujours à ce que l’on attendait d’elle et que c’est contre-normatif. On peut alors parler d’acceptation de soi. Loin de l’idée de faire des « Vents de l’Existence » un roman feel-good ou de développement personnel, ce dernier aspect m’est apparu seulement lors de la relecture. Joanne opère une réelle transformation et je constate avec un léger sourire qu’elle a eu un peu le même parcours de vie et les mêmes réflexions que moi lors de l’écriture de ce roman, faisant écho à ce que je traversais alors. Comme quoi, même si ce n’était pas mon but au départ pour cette histoire, l’écriture me sert pour moi de tuteur de résilience.  

  • Pourquoi avoir choisi d’auto-éditer ce roman ? 

J’ai choisi d’auto-éditer ce roman pour ouvrir de nouveaux horizons aux aventures de Joanne et Damien, mais aussi aux idées abordées. Le rendre disponible sur Wattpad, cétait une très belle expérience, mais le public le plus représenté de cette plateforme étant principalement adolescent, je ne le sentais pas assez réceptif et adapté à de telles thématiques. En effet, certains de mes propos ont été mal interprétés et certains passages en ont choqué plus d’un au lieu de les questionner. Ainsi, l’auto-édition me permettra, je l’espère, de toucher un public plus large et sensible, voire sensibilisé, aux thématiques de la fin de vie et de l’acceptation de soi, par exemple.  

Inoubliable Symphonie

Nous vivons dans un monde étrange, vraiment. Un monde où aimer qui l’on veut n’est pas acceptable à cause d’une trop grande différence d’âge, de revenu financier ou de rang social. Un monde où la musique reste parfois incomprise, où la beauté fait défaut, un monde où les apparences sont trop souvent trompeuses.
Avant, je croyais que le sens de la vie, c’était la musique. Mon professeur m’a montré que l’amour pouvait aussi valoir la peine d’être vécu.
Alors, je l’ai aimé, envers et contre tout. Je l’ai défendu, j’ai cru en lui, je me suis perdue. Grâce à Rudyard, cet homme au regard tendre et aux valeurs nobles, j’ai pu réaliser mes rêves les plus controversés. L’espace d’un instant, nous nous sommes croisés, nous nous sommes aimés, nous qui vivions dans des mondes parallèles.
Je vais vous conter l’histoire d’une petite étoile en plastique phosphorescente, d’une enquête policière, de parents désabusés, de normes sociales chamboulées, d’opéra-rock révolté, de drogue surdosée, d’amour rejeté et d’amitié à toute épreuve.
  • Peux-tu nous présenter ton histoire « Inoubliable Symphonie » ? 

« Inoubliable Symphonie » est une romance à dimension sociologique, elle aussi, puisque cette histoire aborde les relations interdites et questionne certaines normes sociales et leurs fondements. Dans une alternance de points de vue et des éléments d’une enquête policière menée en parallèle, découvrez la relation naissante entre June, jeune collégienne surdouée issue d’un milieu social aisé, et Rudyard, professeur de musique au sombre passé, qui tente de se reconstruire. Brimés par une société qui se méprend sur la nature de leurs liens, mais animés par une passion commune, ils tenteront d’échapper aux jugements et d’avancer comme ils le peuvent, chacun à leur manière. 

Il a été auto-édité en mai 2019 sur Sweek Publishing au format broché uniquement.  

  • Pourquoi avoir décidé de mettre en relation un prof de musique et son élève ? 

C’est sans doute la question la plus délicate de cette interview. J’ai commencé à écrire cette histoire alors que j’avais à peu près l’âge de June, lorsqu’un fait divers narrant une relation amoureuse entre un professeur et son élève faisait polémique dans ma région. Je me souviens que cela m’avait posé question. J’avais aussi vu un film, « Les mal partis », qui raconte les amours impossibles entre un jeune homme mineur et une religieuse, ainsi que l’adaptation cinématographie du célèbre roman de Nabokov, « Lolita » qui faisaient écho à cette thématique.  

Je dirais qu’au-delà de la relation entre June et Rudyard, deux antagonistes sous tous les aspects (classe sociale, genre musical, genre tout court, âge et manière d’envisager la vie), le but de ce roman était de mettre en scène un lien qui se tisse entre deux personnes, alors que celui-ci est jugé contre-normatif par la société, afin de faire ressortir leur vécu de la situation et leur souffrance. Je voulais aborder la difficile question du consentement, mais aussi présenter des personnages qui n’ont pas nécessairement de relation amoureuse à proprement parler. Ils se lient autour d’une passion commune, la musique, allant jusqu’à la limite de la légalité dans leurs rencontres, sans pour autant la franchir. Une partie de leurs proches interprètent de suite très mal cette relation, pourtant salvatrice pour June et Rudyard, chacun à leur manière. De ce fait, je souhaitais dénoncer le regard que nous pousse à porter la société et les normes sociales sur un lien sans pour autant nous questionner sur la nature de ce lien et l’interprétant immédiatement comme quelque chose de malsain, de nécessairement sexuel, de contre nature. Le but est bien de questionner le lecteur sur ce qui l’amène faire des généralités et à tirer des jugements hâtifs sur quelque chose sont il ne connaît ni le contexte ni l’origine, et non pas de le convaincre que tout est bien dans le meilleur des mondes, bien au contraire !  

D’un point de vue plus léger, ce roman était aussi l’occasion pour moi d’allier une de mes passions à l’activité d’écriture : la musique. En effet, j’étais guitariste et chanteuse lors de l’écriture de cette histoire.  

  • Comment en es-tu venue à auto-éditer ce roman ? 

Pour être honnête, c’était un coup du destin. Cette histoire avait été nominée à un concours de romans sur Sweek, ce qui me permettait d’obtenir un code ISBN gratuit pour auto-éditer mon roman. Le manuscrit était fini et j’hésitais depuis longtemps à auto-éditer ce roman, au regard des thématiques abordées qui pourraient être mal interprétées et décriées. Alors, je me suis dit « pourquoi pas » ! Cependant, je pense que cette plateforme d’auto-édition, n’étant pas assez connue, était une erreur de ma part. Je songe à auto-éditer « Inoubliable Symphonie » sur des plateformes plus connues comme Amazon ou Kobo à l’avenir.  

The Danger of Lights

Alice est une sorte de punk désabusée par une vie qu’elle ne veut pas vivre et qui rêve d’être ingénieur lumière. Dans une époque où la jeunesse est bridée par la société, elle peine à faire entendre sa voix. Lassée de ce monde, elle fuit en Provence où des rencontres hautes en couleur et des opportunités l’attendent.
En parallèle, Gabriel, ou Gaby pour les intimes, vedette à succès de la chanson française, est atteint de la « maladie de la tristesse ». Affrontant ses démons qui émanent chaque soir sur scène de son emblématique guitare bleue, il lutte contre lui-même et ce monde du show-business par lequel il est complètement dépassé.
L’une veut atteindre la lumière, au risque de se brûler les ailes. L’autre se complaît dans l’ombre, depuis trop longtemps installée dans son âme.
Ensemble, dans une ambiance seventies entre clarté et obscurité, au rythme des trajets en car entre les villes étapes d’une tournée nationale, ils vont tenter d’accéder à la lumière. Cette lumière, c’est celle des projecteurs, de la célébrité, mais aussi celle que l’on a en nous, flamme rageuse ou étincelle timide, dangereuse ou salvatrice.
  • Peux-tu nous présenter ta dernière histoire, soit « The Danger of Lights » ? 

Il s’agit de mon premier écrit abouti et également la première histoire que j’ai postée sur Wattpad. « The Danger of Lights », roman adolescent se déroulant en France en 1979, suit les tribulations d’Alice, jeune punk désabusée qui rêve de devenir ingénieure lumière dans une société qui ne voit pas son avenir du même œil. Lors de sa rencontre avec le chanteur à la renommée nationale Gabriel Henley, elle verra la possibilité de s’évader de cette vie trop restrictive pour laisser vivre ses désirs, à ses risques et périls.  

Il est disponible en intégralité sur Wattpad. 

  • Quels sujets abordes-tu dans ce roman ? Pourquoi ceux-là ? 

D’une manière générale, ce roman aborde le fait de vouloir réaliser ses rêves alors que ceux-ci ne sont pas communs. Déjà, réaliser ses rêves, c’est difficile, alors si ceux-ci sont exceptionnels, cela l’est encore plus. Je voulais montrer comment Alice allait évoluer pour pouvoir réaliser sa carrière professionnelle et quelles ressources elle allait trouver sur son chemin pour y parvenir. Mais chut, j’en ai déjà trop dit ! Pourquoi cette thématique ? J’ai écrit ce roman à l’époque où, moi aussi, on m’avait empêché de réaliser mes rêves d’une manière assez violente. Ma colère adolescente ne pouvant s’exprimer dans un cadre familial peu enclin à l’ouverture d’esprit et avec des idées bien arrêtées sur ce que devait être une bonne ou une mauvaise carrière professionnelle, j’ai décidé de faire quelque chose de cette frustration. Et ça a donné « The Danger of Lights ». On retrouve encore là la dimension résiliente que j’accorde au processus d’écriture. 

Ensuite, j’aborde un second thème en filigrane, avec la « maladie de la tristesse » dont le chanteur Gabriel Henley est atteint. Comprenez par là qu’il est atteint de dépression. C’est une maladie encore taboue de nos jours et souvent mal comprise, mal interprétée, voire minimisée, alors que la personne qui en est atteinte est réellement en souffrance. Je souhaitais montrer le vrai visage de cette pathologie à travers le vécu de Gaby et l’étiologie de son mal, mais aussi du point de vue de ses proches qui sont démunis. Je souhaitais aborder cette thématique, car j’y suis très sensible et chacun de nous peut rencontrer, pour soi ou pour un proche, cette pathologie. Informer le lecteur et le sensibiliser aux différents aspects de la dépression à travers un personnage charismatique comme Gabriel Henley et en apparence peu disposer à souffrir d’une maladie mentale, car il a tout pour être heureux, me semblait alors une bonne approche.  

Enfin, j’avais envie de dépeindre une époque française qui me plaît beaucoup (je dis toujours que je ne suis pas née à la bonne époque !) : le début des années 80, avec sa mode punk, sa musique caractéristique, cette jeunesse déjantée et tous ces petits détails propres à ce temps qui n’existent plus à présent, comme les walkmans, les 2CV, les magasines de musique  à l’ancienne, les francs, les cabines téléphoniques, les colonnes Morris, les tapisseries bariolées, les accessoires oranges et j’en passe. Le milieu musical et l’univers backstage me tenait aussi particulièrement à cœur. En lien avec mon rêve de carrière déchu, le fait que mes personnages évoluent dans l’univers de la scène et de la musique était important pour moi, comme une manière de vivre mon rêve par procuration. 

  • Prévois-tu d’auto-éditer ce roman ? 

Oui, comme tous les autres, d’autant plus que Gabriel Henley est un personnage transversal que l’on retrouve dans les deux autres romans. Toutefois, le chemin est encore long pour ce récit qui doit encore passer au crible de la relecture et de la correction. Bien  que ce ne soit pas le premier jet, ma plume a évolué depuis son écriture et certains passages mériteraient d’être plus réfléchis afin d’avoir tout l’impact que je désire susciter.  

  • As-tu d’autres projets d’écriture ? 

Pour l’instant, je n’ai pas d’autres projets. Je préfère me concentrer sur la sortie des « Vents de l’Existence » à venir et la promotion de ce roman qui est très énergivore et chronophage, même si j’adore ça, ainsi que sur les chroniques littéraires que je poste chaque jeudi sur ma page Facebook. J’attends que l’inspiration me vienne et que des sujets à aborder m’apparaissent pour un futur roman. En attendant, j’observe la vie, les gens, les médias avec un regard assez contemplatif, je prends des notes et je laisse libre mon imagination. De tout cela naîtra sûrement une nouvelle histoire et des personnages originaux.  

En conclusion

  • Aurais-tu un conseil pour les débutants en écriture ? 

Il me semble important d’encourager chacun à s’exprimer, à oser écrire ce qu’il a sur le cœur, ce qu’il a envie de transmettre, ou simplement de s’amuser avec les mots. L’écriture est une force. Écrire pour soi, c’est cool. Mais partager ses mots et échanger avec ses lecteurs, sur des plateformes interactives comme Wattpad, Scribay ou Sweek, c’est encore mieux. Surtout avec les outils de communication et de promotion dont on dispose aujourd’hui et qui offrent des possibilités infinies et des chances de mesurer ses écrits aux yeux critiques des lecteurs. Les critiques, justement ! Je dirais que, même si elles sont parfois dures, il est nécessaire d’accepter la critique, et même de la susciter (auprès des bonnes personnes, car toute critique n’est pas bonne à prendre). Au autre regard que le nôtre sur nos écrits est toujours un moyen de progresser.  

Le tout est d’oser se lancer… Avec le temps et l’exercice, notre plume s’améliore. Il faut accepter que tout ne soit pas parfait dès le départ, mais que cela ne puisse que devenir meilleur. Tout n’est pas question de talent uniquement, mais aussi d’envie de faire partager ses écrits, de la motivation et la détermination à donner la chance à vos textes d’être lus, à votre plume de se bonifier au fil des retours des lecteurs. Bref, faites-vous confiance ! Comme disait Oscar Wild, « Visez toujours la lune. Même si vous la manquez, vous atterrirez parmi les étoiles » !  

De plus, ce n’est pas parce qu’une (ou  plusieurs) Maison d’Édition, quelle qu’elle soit, refuse votre texte qu’il ne vaut rien, qu’il faut abandonner. L’auto-édition permet de toucher un tout autre lectorat et de contrôler le champ d’action que vous voulez donner à votre texte, en toute liberté.  

  • Plusieurs jeunes écrivains de Wattpad désespèrent parce qu’ils n’ont pas assez de vues, que leur dirais-tu pour les encourager ? 

Tout d’abord, je pense que c’est l’organisation et la dynamique d’une plateforme telle que Wattpad qui laisse penser que « plus j’ai de vues, de votes, d’abonnés, de commentaires, meilleur est mon texte ». Je dirais que c’est faux, même archifaux ! J’ai vu des textes avec des millions de vues bourrés de fautes, se moquant des règles de mise en page, abordant des thématiques délicates sans aucune subtilité ni éthique, copiant pâlement des œuvres à succès ou que sais-je encore. Se démarquer sur Wattpad est très difficile, surtout si votre texte n’aborde pas les sujets surreprésentés sur cette plateforme, comme les couples lycéens, les loups-garous, les vampires, etc. ou que ce ne sont pas des chroniques, ou encore des fanfics avec des personnalités actuelles et connues. Ce ne sont là que des exemples et une illustration de ce que j’ai pu constater, pas forcément une vision objective de la réalité, je tiens à préciser ! De ce fait, si vous avez peu de vues, ce n’est pas forcément que votre texte est mauvais. Les lecteurs que vous avez sont déjà d’immenses cadeaux, car vous avez su toucher leur cœur. Remerciez-les, échangez avec eux sur ce qui leur a plu ou déplu dans votre histoire, encouragez-les à parler de vos écrits autour d’eux, critiquez constructivement (j’ai bien dit cons-truc-ti-ve-ment !), allez lire également leurs textes s’ils écrivent afin de vous créer une petite communauté.  

  • Un petit mot pour la fin ? 

Je tiens à remercier Sophie pour cette interview et la confiance qu’elle m’accorde. En plus d’être une blogueuse talentueuse et pleine d’idées pour promouvoir la littérature sous toutes ses formes et sur tous les fronts, elle est une très bonne critique envers chaque histoire qui participe à ses concours, par exemple, et donne de très bons conseils. C’est grâce à elle, entre autres, qu’ « Inoubliable Symphonie » en est là aujourd’hui. Aussi, c’est une auteure qui aborde des sujets difficiles et tabous, avec justesse et authenticité. Ses mots sont de véritables pansements au cœur et sa plume se laisse dévorer avec délice. Il est rare de croiser la route de personnes aussi dévouées à ce qu’elles font et passionnées par quelque chose, avec une grande humanité. Alors oui, mon MERCI vient du fond du cœur.  

Si j’ai le droit à encore quelques mots, j’espère que cette interview vous aura donné envie de découvrir mon univers littéraire et de rencontrer mes personnages. Je vous remercie d’avoir lu cette interview. 

Wattpad : Qui est MothMori ?

Hello ! On se retrouve pour une autre interview aujourd’hui et une chronique suivra aujourd’hui ou demain. Je vous donnerai mon avis sur Shining, de Stephen King.

Voici donc MothMori !

Présentation

  • Peux-tu te présenter brièvement ?

Holà ! Hé bien, je ne suis qu’une fille actuellement en Terminale L qui passe son temps à écrire et décortiquer des films et séries !

  •  Depuis quand écris-tu ? Pourquoi écris-tu ?

J’ai écris pour la première fois en 3ième quand j’ai commencé à lire plus attentivement des fanfictions sur Wattpad. Pourquoi j’écrivais au départ ? Certainement pour le plaisir d’imaginer un monde et de créer quelque chose qui me plaisait. Cela n’avait rien de fameux et j’ai honte de certaines de mes fanfictions ! Néanmoins, je continue encore et toujours d’écrire pour le plaisir et principalement pour ma propre personne.

  • Pourquoi avoir décidé de publier sur Wattpad ? Que t’apporte cette plateforme ?

J’ai décidé de publier sur Wattpad, car c’était la seule plateforme que je connaissais pour écrire comme je le voulais. Je n’attendais pas grand-chose et c’est finalement quand j’ai vu que les critiques de lecteurs étaient utiles et encourageantes que j’ai compris le bon point de Wattpad. L’idée d’être aidée et de pouvoir aider m’a maintenue ici et je ne regrette absolument pas ! J’ai rencontré de merveilleuses personnes et cette plateforme m’a faite évoluer dans mon style d’écriture.

  • Y a-t-il une histoire qui te tient plus à coeur parmi toutes celles écrites (nouvelles/romans, etc) ? Pourquoi ?

Rien de plus facile que de choisir quelle histoire me tient le plus à cœur ! N’ayant fait que des fanfictions, Witchcraft est de loin celle qui bat dans mon sang. J’ai eu énormément de difficultés à lui donner l’aspect que je voulais et dorénavant, je ne jure que par elle. Je l’aime certainement plus que mes autres récits, car elle regroupe tout ce que j’apprécie. Je me suis prise d’affection pour mes propres personnages et c’est la seule fois où je me donne autant de mal pour la rendre la plus « parfaite » à mon sens.

Witchcraft

Salem – 1692
Une vague de peur et de panique s’empare de Salem lorsque Mercy Lewis et ses jeunes amies disent être sous l’emprise de sorcières. Une chasse à l’homme s’installe dans la ville pour se débarrasser au plus vite des sorcières, quitte à devoir se baser sur des ouï-dires.
Jehanne Forestier, religieuse, est envoyée à Salem suite aux récurrentes visions de ce lieu dont elle est prise. Sous la gouverne de l’évêque Timothy Howard, la jeune femme va rapidement se rendre compte que le mal de Salem est plus profond que cela mais que surtout, la barrière entre le Bien et le Mal est vite franchie.
  • Tu écris *Witchcraft* sur wattpad. Peux-tu nous la présenter brièvement ?

Witchcraft compte l’histoire de Jehanne Forestier, une jeune nonne qui se voit envoyée à Salem pour tenter de taire la chasse aux sorcières. Cependant, les faux semblants se mêlent à la vérité et chaque habitant cache en son sein une part de bien et de mal.

  • Quels sujets veux-tu dénoncer dans cette histoire ?

Dans cette histoire, je tiens particulièrement à dénoncer l’emprise de la religion (et la mise en cause de l’Inquisition) à l’époque de la Renaissance. Je n’attaque pas le christianisme, mais cette folie hérétique qui avait animé les siècles passés. Même si le côté fantastique minimise ce point de vue, il faut comprendre que des centaines de personnes innocentes sont mortes, car considérées en marge de la société.

De plus, je souhaite dénoncer le statut des femmes à la même période – ce qui explique sûrement pourquoi j’essaye de rendre tous mes personnages féminins forts. Soumises à leur mari, à leur père ou à la société patriarcale en général, je veux dévoiler la pression sociale qui pesait les femmes et cette soumission qui les maintenait à un rang inférieur. Alors que, finalement, elles ont toujours eu l’étoffe pour surpasser les hommes dans des centaines de domaines !

Sinon, j’aborde aussi le problème des violences domestiques et des abus mentaux qui peuvent détruire une personne plus facilement qu’on ne le pense et que, non, il ne s’agit pas juste de « partir » pour fuir ces infâmes problèmes.

Je considère que ce sont les trois sujets les plus importants que je dénonce. J’essaye cependant de mettre en avant des sujets plus sensibles et des communautés qui restent en marge.

  • Est-ce que ce sera un one-shot ou il y aura une suite ? Préfères-tu éditer ou auto-éditer cette histoire ? Pourquoi ?

Witchcraft ne devait être qu’un one-shot et je ne prévois pas actuellement un quelconque tome deux – voire trois. Néanmoins, j’ai l’intention de faire d’autres histoires basées sur le même univers et reprenant certains personnages – ou leurs noms. Est-ce une véritable suite ? Non, mais elles s’inscriraient dans une continuité (à l’instar d’une anthologie).

Si possible, je préférerai l’éditer, tout simplement pour la facilité et l’accessibilité, mais si je suis obligée, je ne dirai jamais non à l’auto-édition.

  • À qui recommandes-tu cette histoire ?

Je recommande cette histoire aux personnes qui supportent les sujets sensibles et une certaine violence, qu’elle soit verbale, physique comme mentale. Je n’ai pas une véritable tranche d’âge précise ou un type de personnes que cela pourrait intéressait. Néanmoins, si vous êtes friands de sorcières, de jeux de pistes ou encore de fantastique tout naturellement, je pense que cela peut vous satisfaire – il faut juste être d’accord pour sortir des sentiers battus.

  • Quels sont tes autres projets d’écriture ?

Comme indiqué plus haut, j’aimerai si possible développer un maximum l’univers que j’ai instauré dans quelques autres histoires. Pour le moment, ce ne sont que des ébauches futiles qui ne ressemblent pas à grand-chose. Je compte déjà faire le spin-off de certains personnages (au moins deux) et potentiellement des histoires sans grand rapport, mais toujours avec le même univers.

En conclusion

  • Aurais-tu un conseil pour les débutants en écriture ?

Je n’ai malheureusement pas de méthodes miracles pour aider les débutants à écrire. Continuez inlassablement d’écrire, même si ce n’est pas parfait, vous évoluerez tôt ou tard. De plus, rien de mieux que de lire pour développer un maximum son vocabulaire et apprendre à mieux formuler ses phrases. Persévérez sans relâche et ne vous sentez pas coupable de faire des pauses si vous n’avez plus la motivation nécessaire.

  • Plusieurs jeunes écrivains de Wattpad désespèrent parce qu’ils n’ont pas assez de vues, que leur dirais-tu pour les encourager ?

Je suis dans le même cas x) Quand bien même j’ai atteint les 1k de vues (j’en suis toujours étonnée), je comprends la frustration que certains peuvent ressentir. En tout cas, sachez que le nombre de vues ne fait pas la qualité de votre récit (il n’y a qu’à voir les chroniques et leur 1M de vues). Ne perdez pas espoir et dites vous que, tôt ou tard, vous recevrez la considération que vous méritez. Peu importe votre nombre de lecteurs, vous faites sûrement du super travail !

  • Un petit mot pour la fin ?

Hé bien, merci beaucoup pour l’interview ! ^^ Je ne sais trop que dire pour finir. Écrivez, lisez, épanouissez vous par tous les moyens. Croyez en vous, même si ça semble difficile, voire impossible, et gardez vos objectifs en ligne de mires.

PS. Ne vous dévalorisez pas et soutenez les artistes autour de vous, que ce soit dans le dessin, l’écriture, etc.