Wattpad : Qui est GaranceDeJorna ?

Aujourd’hui, nous allons parler avec GaranceDeJorna, une auteure qui est très appréciée sur Wattpad. Si vous ne la connaissez pas, c’est une occasion en or de la découvrir !

Présentation

– Peux-tu te présenter brièvement ?

Avant tout, merci pour cette interview ! Ensuite, je suis Garance, trop jeune pour être prise au sérieux, trop vieille pour prétendre être encore adolescente. J’ai la tête dans mes univers, presque tous sanglants, et les pieds dans une salle de cours, presque tous les jours. J’étudie pour travailler dans les métiers du livre – éditrice serait mon but ultime – et pouvoir vivre de mes passions qui sont l’écriture et la lecture, tout en développant mes mondes de fantaisie. Autrement dit, je suis multifonction !

– Depuis quand écris-tu ?

Officiellement, j’écris des romans depuis presque quatre ans. Mais j’ai commencé par des poèmes en classe, des petites nouvelles dans des moments d’évasion.

– Pourquoi écris-tu ?

J’écris parce que je dépends de cette passion. Cette dernière est née avec le besoin d’avoir un exutoire, un lieu où les mots parleraient pour moi. J’ai commencé avec des choses dénuées de sens. Aujourd’hui, je développe ce que je fais, j’essaye de me surpasser à chaque chapitre rédigé. J’écris parce que c’est un besoin, mais surtout un plaisir, de faire vivre des personnages fictifs, et surtout de vivre avec eux !

– Pourquoi avoir décidé de publier sur Wattpad ?

Sur un coup de tête, on m’en parlait depuis des mois, je me suis lancée en février 2017 sans même réfléchir, parce qu’une amie m’avait poussée à le faire. J’ai commencé juste pour avoir des vues, des votes… du succès quoi ! Puis bon… j’ai vite déchanté. Pas de lecteurs, des retours parfois brutaux, blessants, qui m’ont fait à mainte reprise grincer des dents, je le reconnais. J’ai évolué, j’ai cherché des avis constructifs, qui ont souvent eu l’effet d’une gifle, mais qui m’ont permis d’évoluer !

– Que t’apporte cette plateforme ?

Tout. C’est idiot, mais Wattpad m’a autant apporté de joie, de larmes, de démotivation, que de motivation, d’ennui et d’enthousiasme.

Et ce qu’elle m’a apporté, surtout, ce sont des amis. Pas de simples potes de passage, de vrais amis. Pour pas mal, nous avons passé la barrière de l’écran pour nous rencontrer. J’ai évolué avec des aînés, qui m’ont permise d’avancer, dans tous les sens du terme.

Alors au final, Wattpad m’a apporté bien plus que le succès que j’attendais adolescente.

– Y a-t-il une histoire qui te tient plus à coeur parmi toutes celles écrites ? Pourquoi ?

Ouch, ça, c’est difficile comme question… Entre deux histoires mon cœur balance, ahah. Mais si je devais choisir, ça serait Cœur Écarlate, une histoire que je hais, autant que j’adore. Contradictoire, hein ?

Enndray

Rongée d’un mal dont elle ne peut se défaire, Kaylor est une jeune femme que l’on pourrait dire sans cœur. Son regard ne reflète ni bonté ni gentillesse. Mais elle ne cesse de se battre, se battre contre elle-même.
Enndray n’est plus que les poussières d’un clan dont on a presque oublié le nom. Pourtant il est là, paré à prendre la revanche qu’il attend depuis des siècles. Jaïke Foltor est un de ses guerriers. Ravagé par la haine, il est prêt à tout pour se venger de celle qui lui a tout pris.
C’est lorsque Kaylor rejoint le clan et s’allie à Jaïke contre son gré que tout se bouleverse, que les aiguilles s’inversent et que le sang se verse. Deux âmes qui se détestent devront s’allier contre une même cause. Mais le démon de la jeune femme grandit aussi vite que son âme se détruit.
L’ennemie guette, menace, et, lorsqu’elle frappera, personne ne sera épargné.
La paix, qui règne depuis si longtemps, est sur le point de s’effondrer dans un bain de sang.
« Les reliquats vaincront. »

– Tu écris une trilogie de high fantasy sur Wattpad, soit *Enndray*. Peux-tu nous la présenter ?

Difficile de présenter une trilogie en quelques phrases… Enndray est un condensé d’action, de personnages explosifs, de violence et de conflits perpétuels. Mais c’est aussi une histoire relationnelle entre opposés, avec des messages, une morale, et un univers que j’ai bâti à mesure que les années passaient. Enndray, c’est des heures et des heures de doutes, qui persistent encore, mais surtout, une histoire qui existe depuis mes tous débuts, avec laquelle j’ai grandi.

 – On sait que tu as effectué une réécriture sur le premier tome. Pourquoi avoir fait une réécriture ? Qu’as-tu amélioré ?

En vérité, j’en ai effectué trois. Parce que, comme je l’ai énoncé plus haut : j’ai commencé cette histoire à 13 ans, et à cet âge, lorsque la passion nous prend aux tripes, on progresse à une vitesse phénoménale. J’ai eu la chance de tomber sur un poulpe (oui oui, un poulpe, il se reconnaîtra) qui m’a montré mes fautes, mes défauts, qui m’a fait descendre de mon nuage, et qui m’a surtout fait comprendre que, ouais, y avait du taff ! Alors j’ai réécrit Enndray à 14 ans, puis à 15. Enfin, j’ai eu envie d’abandonner, de jeter tout ce que j’avais entrepris. Puis je me suis ressaisie : j’ai décidé de faire une troisième réécriture, et je programme le quatrième (et l’ultime) retravaille de cette fiction.

J’ai veillé à modérer les clichés, les incohérences, les descriptions, l’intrigue dans son ensemble, l’approfondissement complet des personnages et de l’Histoire de la fiction, enfin… beaucoup de choses qui veillent encore à être rebossées !

– À ton avis, quels sont les défauts et les qualités de cette série ?

Pour les défauts, je dirais le manque de complexité dans mes idées. Je me suis lancée dans Enndray sans rien : ni plan, ni outils, ni bases solides pour faire tenir ce château de cartes déséquilibré. Ensuite, je dirais les clichés, que j’ai essayé d’éviter par la suite, mais, sans faire de généralité, quand on est ado, les seules idées qui viennent sont celles de choses vues et revues.

Pour les qualités, je dirais peut-être certains de mes personnages, que j’ai veillé à rendre cohérents et propres à ma fiction, à mon image. Puis, je dirais les scènes d’action, sur lesquelles on m’a beaucoup complimentée et, je le reconnais, qui sont mon « péché mignon » ; j’adore les écrire.

 – Penses-tu l’éditer un jour ? Pourquoi ?

L’occasion s’est déjà présentée à moi, je l’ai écartée, parfois elle m’a été retirée. Au final, je ne sais pas ce que je veux faire de cette fiction. L’éditer, j’adorerai, mais je ne veux pas que cette saga se retrouve n’importe où, alors je veille à bien choisir. Plusieurs maisons ont été intéressées par Enndray, et les trois n’ont finalement mené nulle part. Récemment, je me suis tournée sur une toute nouvelle, parce que c’était une occasion vraiment unique pour ma petite trilogie, et je suis en attente de réponse. Si c’est un refus, alors je ne tenterai plus avant d’avoir terminé toute la saga et d’avoir atteint ma majorité.

Cœur Écarlate



Isaac est ravagé. Il n’est plus qu’un amas de chair sans émotion, simplement animé par une haine dévastatrice. Il ne parvient à s’exprimer que par une violence démesurée et incontrôlable. Lentement, l’adolescent sombre dans ce monde qui, durant des années, n’a cessé de le torturer.
Kiëran est démoli. Détruit par les erreurs qu’il a commises, aujourd’hui, le jeune homme paye pour ce qu’il a fait. Victime de coups, de chantage et de menaces, il subit et souffre en silence. Mais il s’est fait une promesse : il ne fera plus de mal à personne, jamais.
Lorsque les deux se retrouvent après des années, la foudre s’abat sur eux. Les éclairs se mêlent à leur passé étroitement lié et le nuage noir les ramène dans cette réalité qu’ils méprisent plus que tout.
L’un nourrit une haine sans vergogne,
L’autre veut aider celui qu’il a dévasté.
Lequel des deux cœurs est le plus brisé ?
« Une dernière fois, avant que la Mort ne nous rattrape. »

– Tu as également écrit une romance sombre, soit *Cœur Écarlate*. Peux-tu nous la présenter ?

Cœur Écarlate est une fiction qui traite des sujets assez sensibles, et parfois difficiles d’accès : la maltraitance, le harcèlement scolaire, l’alcoolisme, le deuil, la dépression, etc. Il s’agit d’une romance homosexuelle, entre deux adolescents aussi paumés l’un que l’autre. Isaac est en quête d’une identité perdue et d’un espoir à la vie, Kiëran dépérit sous les coups et cherche à travers Isaac une bouée de sauvetage. C’est une histoire à double tranchant, qui reste très sombre malgré son côté romancé.

– Tu traites de sujets très importants et assez sombres. Pourquoi ces sujets-là ?

Pour plusieurs raisons, la plus importante est qu’ils me tiennent à cœur, tous. Je voyais tant d’histoires parler de certains sujets (principalement l’alcoolisme et la maltraitance) traités dans des fictions qui me faisaient grimacer. Je ne dis pas avoir réussi à les écrire avec plus de justesse que les autres, mais j’ai essayé de briser certains codes, préjugés qu’on pouvait avoir sur les personnes violentes, qui passaient pour des bourreaux sans cervelle, où des personnes alcooliques qui étaient simplement stupides et dépendantes. J’ai voulu montrer une autre facette de ces gens-là, reclus de la société, abaissés à des rangs difficiles, et qu’on ne prenait jamais vraiment la peine d’observer.  Après, ça reste toujours très subjectif.

 – À ton avis, quels sont les qualités et les défauts de cette histoire ?

À nouveau, le principal défaut restera les clichés, cette histoire en a un bon nombre qui, aujourd’hui, me déplaisent énormément. Ensuite, je dirais les choses assez surréalistes, le manque de cohérence dans certaines scènes (Cœur Écarlate reste un premier jet, et a besoin d’une grosse réécriture). Et enfin, ma forme : je ne suis pas du tout satisfaite de ma « plume » dans cette fiction, mais ça reste personnel. Encore une fois, j’ai évolué entre temps, eheh !

Les qualités, ce seraient les messages que j’ai réussi à transmettre. Dans tous les retours qui me sont parvenus, j’ai eu la preuve que j’avais réussi à placer une certaine morale. Également le fait que ce soit une romance homosexuelle, sans presque aucune homophobie : un couple que je voulais montrer aussi banal qu’un autre, une normalité qui devrait être partout. Et comme pour Enndray : mes personnages, surtout mes deux protagonistes, que j’ai creusé le plus possible, et sur lesquels je me suis démenée.

As-tu comme projet d’éditer cette romance ? Pourquoi ?

Je rêvais d’éditer cette romance une fois terminée, à présent, je n’en ai plus l’envie, pour l’instant. Cœur Écarlate se plaît sur Wattpad, où je peux directement parler avec les lecteurs, où j’ai un certain échange. J’ai eu pas mal de témoignages, de retours sur les vécus de lecteurs, et pour rien au monde je n’aimerais que ça s’arrête maintenant. (Un immense merci à ceux qui m’ont fait confiance en venant me parler !) Je préfère l’histoire sur la plateforme, on verra dans l’avenir !

Les Maux de ton Silence

Charlie n’est plus que l’ombre de lui-même, un pantin manipulé par la peur et guidé par la terreur. Voilà des mois qu’il n’essaye plus, qu’il ne vit plus, qu’il fait taire sa douleur dans un mutisme infernal.
Puis, un jour, ses iris croiseront les siens, ceux qui briseront ses certitudes et le confronteront à celle qu’il avait longtemps fui : la Vie.
Lumineux et euphorique, Esteban est un mystère à lui seul. Pourtant, derrière ses vêtements colorés et ce sourire se cachent une part plus sombre, celle que Charlie voudra, au dépend de ses craintes, découvrir.
Mais ses démons le suivent, lui susurrent à l’oreille que le temps s’écoule.
Et bientôt, il sera trop tard.
« Sur sa vie dévastée par les cauchemars, il sera sa lueur d’espoir.
Sur sa toile emplie de noirceur, il y ajoutera la couleur.
Un sourire, un regard, avant que s’effondrent ses derniers remparts. »

– Finalement, tu écris *Les Maux de ton Silence*. Peux-tu nous la présenter ?

À nouveau, c’est un petit roman psychologique, qui énonce le deuil, le stress post-traumatique chronique, la dépression sévère et le mutisme. C’est un personnage déchiré, détruit, que j’ai appelé Charlie, avec un autre homme heureux et droit dans ses bottes : Esteban. Autrement dit, le noir et le blanc. Mais bien vite, les lecteurs comprendront que seules les nuances de gris existent dans cette fiction.

 – Est-ce un one-shot ou un début de saga ? Pourquoi ?

C’est un one-shot terminé.  Je me refuse à écrire plusieurs tomes dans une société qu’est la nôtre, avec les mêmes personnages. Quitte à évoquer des sujets lourds, je préfère les répartir sur différentes histoires.  Celle de Charlie et d’Esteban n’avait pas besoin d’être plus longue, ça n’aurait fait qu’allonger pour rien.

– As-tu comme projet de l’éditer ?

Aucunement, non ! De même que Cœur Écarlate, cette fiction restera pour l’instant sur la plateforme, surtout qu’elle réclame bien plus qu’une simple réécriture ; tout est à rebosser !

 – Et as-tu d’autres projets d’écriture ? Peux-tu nous en parler un peu ?

Je travaille, depuis plusieurs mois, sur une très grosse saga d’au moins cinq tomes, dark, psychologique, heroic fantasy. Elle abordera des sujets également lourds, avec des scènes assez gratinées. C’est la première fois que je m’essaie à une histoire « adulte ». C’est une fiction relationnelle, basée également sur des conflits politiques et religieux, qui comporte des romances hétérosexuelles comme homosexuelles. Elle me tient très à cœur, notamment avec le travail que je fais dessus, mais que je ne commencerai pas avant la fin de ma trilogie Enndray !

En conclusion

– Aurais-tu un conseil pour les débutants en écriture ? Plusieurs jeunes écrivains de Wattpad désespèrent parce qu’ils n’ont pas assez de vues, que leur dirais-tu pour les encourager ?

Surtout, ne faites pas la même erreur que moi : ne cherchez pas le succès dès l’instant où vous publierez votre histoire. N’idéalisez pas trop vos écrits, mais ne les rabaissez pas non plus. Il faut avoir confiance en ce qu’on fait (facile à dire, ouaip) mais il faut savoir que chaque écrit mérite un retravaille ; ce que vous pensez parfois le plus abouti ne l’est pas toujours.

Soyez ouverts à la critique et, le plus important : demandez des critiques, positives ou négatives, à condition qu’elles soient constructives.

Les lecteurs viendront avec votre persévérance et les rencontres que vous pourrez faire ! Sérieux, ne lâchez pas, jamais. On commence tous en bas de l’échelle, il ne tient qu’à nous d’en gravir les échelons, et même les plus grands auteurs n’ont pas encore atteint les sommets.

– Un petit mot pour la fin ?

Encore un grand merci pour cette interview et, aussi cliché que ça puisse être : merci à tous mes lecteurs, de passages ou à long terme !

Et surtout : merci à toutes les personnes qui m’ont aidée à progresser, gros keur sur vous !

Enfin, merci à toi, qui a lu l’interview jusqu’au bout, parce que ça devait être long, eheh !  

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