Qui est Wendy Baqué ?

Aujourd’hui, on se rencontre pour parler d’auto-édition avec Wendy Baqué, alias Antiigone sur Wattpad.

Présentation

  • Peux-tu te présenter brièvement ? 

Bonjour et merci de m’avoir proposé cette interview. Je m’appelle Wendy et j’ai actuellement 25 ans. J’écris sous le pseudo d’Antiigone. Pourquoi ? Antigone est la fille d’Œdipe, elle s’oppose jusqu’à sa propre mort pour offrir une sépulture digne à son frère mort pour des raisons politiques. Son combat effronté et sans limites fait écho aux idées développées dans mon roman « Les Vents de l’Existence » et sa détermination, même vaine, allant jusqu’à causer sa perte, me ressemble un peu. Antigone sert aussi de guide à son père, Œdipe, aveugle, handicapé et exilé, comme je le fais dans mes activités professionnelles, en quelque sorte. En effet, en dehors de mes activités littéraires, je suis diplômée en sciences humaines et sociales et j’exerce en tant que formatrice pour adultes dans les domaines du sanitaire et du social. Je suis passionnée de musique (je joue de la guitare et chante et j’adore assister à des concerts de mes artistes préférés) et, bien sûr, d’écriture et de lecture.  

  • Depuis quand écris-tu ? Pourquoi écris-tu ? 

J’écris depuis que je sais tenir un stylo ou un crayon. Je me rappelle que, déjà toute petite, j’écrivais les aventures de mes peluches de mon écriture maladroite sur des cahiers lignés et les illustrant de mes dessins d’enfant. D’une écriture anecdotique, je suis passée à une écriture plus engagée dans la recherche des émotions. Pendant longtemps, coucher des mots sur papier m’a servi d’exutoire. Je dis souvent que ce qui ne peut se dire peut s’écrire. Aujourd’hui, mes mots servent à rendre compte, à travers la fiction, de réalités sociales et de sujets qui me tiennent à cœur de développer afin d’interpeller, de questionner, d’amener doucement et en toute bienveillance le lecteur à la réflexion.  

  • Pourquoi avoir décidé de publier sur Wattpad ? Que t’apporte cette plateforme ? 

Je me suis inscrite sur Wattpad il y a trois ans et je n’ai plus lâché cette plateforme depuis, même si actuellement, je cherche à donner une autre portée à mes romans en les auto-éditant au fur et à mesure de leur avancement. Au départ, je souhaitais savoir si mes textes pourraient intéresser certains lecteurs et avoir quelques tuyaux pour m’améliorer. Et quel chemin parcouru ! J’y ai découvert toutes les subtilités de présentation littéraire d’un texte (les tirets cadratin, les incises, les cliffanger et tous ces jolis petits mots dont j’ignorais l’existence), mais j’ai surtout fait de très belles rencontres et eu beaucoup d’échanges avec des auteurs formidables et des lecteurs en or. Aussi, Wattpad m’a permis de découvrir des histoires merveilleuses, car je suis aussi une grosse lectrice sur cette plateforme.  

  • Y a-t-il une histoire qui te tient plus à cœur parmi toutes celles écrites ? Pourquoi ? 

Indéniablement, je dirais que c’est « Les Vents de l’Existence ». Tout d’abord, il s’agit de mon dernier écrit en date, donc celui où ma plume est la plus réfléchie et mature. J’ai passé énormément de temps à écrire, relire et à améliorer ce texte pour qu’il arrive à sa version finale et bientôt auto-éditée (le 14 octobre 2019 !). Par ailleurs, j’ai débuté ce roman lors d’une période charnière de ma vie, où j’ai dû faire des choix lourds de conséquences dans ma trajectoire de vie. Il a beaucoup compté pour moi, de même que le personnage de Joanne qui est à la fois celle que je voudrais être, celle que je suis, et celle que je renie dans cette nouvelle étape de vie. J’ai beaucoup d’affection pour les personnages que j’y ai développés. Les thématiques abordées me tiennent aussi particulièrement à cœur et cela faisait un moment que je désirais les mettre en scène. 

 Les Vents de l’Existence

Proche de la trentaine, Joanne, sociologue émérite, est de ces personnes dont on pourrait dire qu’elles ont réussi leur vie. Et pourtant… Tout s’écroule pour la jeune femme le jour où elle apprend brutalement le suicide de Lucas, son parrain.
En héritage, il lui laisse l’Ultimo Respiro, la maison qu’il avait achetée et rénovée afin de finir ses jours à la Turballe, en Loire Atlantique. Elle y retourne alors, d’abord pour des raisons administratives, puis se questionne sur les circonstances du décès de son parrain.
Ses vieux démons refont surface, l’interrogeant tant sur la mort que sur la vie, et mettent à mal le sens que l’endeuillée avait attribué à son existence. Elle fait la connaissance de Damien Lasareigne qui, avec ses idées artistiques et révoltées, lui fera voir la vie sous d’autres facettes. Ces événements de vie la forceront à affronter ses peurs, ses proches et à faire valoir qui elle est réellement.
Alors qu’autour d’elle, tout est question de mort et de finitude, pour elle, tout commence.
  • Peux-tu nous présenter ton histoire « Les Vents de l’Existence » ? 

« Les Vents de l’Existence » est un roman contemporain à dimension sociologique, avec une pointe de romance. À travers les (més)aventures de Joanne, sociologue trentenaire et mal dans sa peau, qui revient sur les terres de son enfance, en Loire Atlantique, lors du mystérieux décès de son parrain qu’elle aimait tant, ce roman engagé aborde les thématiques de la fin de vie, du deuil, de l’avortement et de l’acceptation de soi. La rencontre de l’endeuillée avec Damien Lasareigne, un réalisateur de cinéma un peu fou venu tourner son dernier film au sein de la petite ville côtière va bouleverser son existence et sa manière d’envisager la vie. 

Il sortira bientôt en version numérique (e-book) et papier (broché) sur Amazon Kindle et Kobo.  

  • Pourquoi avoir décidé d’aborder ces thèmes ? 

Comme dit plus haut, ces thèmes me tiennent particulièrement à cœur. La mort, la fin de vie en France, le fait de devoir passer les frontières pour mourir dans la dignité et le deuil sont des thématiques taboues, polémiques, de nos jours et peu, voire pas, abordées dans le cadre de la fiction. Ainsi, cela me semblait une bonne manière de faire réfléchir le lecteur sur ces thématiques, sans que ce soit dans un article médiatique, scientifique ou un essai philosophique. La fiction était une manière de personnifier ces sujets et de donner différents points de vue à des personnages singuliers, afin que le lecteur se retrouve dans ses convictions, quelles qu’elles soient. Car il ne s’agissait pas seulement de faire valoir mon propre point de vue, mais d’aborder ces sujets de la manière la plus globale et exhaustive qu’il soit. On se retrouve alors avec tous les cas de figure de décès possible, par exemple, ou encore des points de vue pour, contre et neutres au sujet de l’euthanasie. Ce sont aussi des sujets que j’ai rencontrés dans le cadre de ma pratique professionnelle lorsque j’exerçais à l’hôpital. J’ai recueilli beaucoup de témoignages de patients, de leurs proches et de professionnels dans santé sur la manière de finir sa vie, d’entamer le processus de deuil, de vivre leur maladie à l’issue létale et de faire valoir ses dernières volontés. Écrire ce roman était un moyen de faire entendre leur voix, en quelque sorte. 

Ensuite, il y a le thème de l’avortement, et plus largement, le fait qu’une femme ne veuille pas forcément avoir un enfant, quelles que soient ses raisons, mais que la société dans laquelle elle évolue lui fasse ressentir une sorte de pression à l’enfantement. Joanne est une femme brisée qui a été jusqu’à commettre l’irréparable pour s’affranchir de cette norme sociale qui la faisait souffrir (pas trop de spoil, je m’arrête là pour ce sujet !). C’est encore une problématique actuelle, car on constate que moins en moins de femmes désirent avoir un enfant et sont brimées par leurs proches. Les mentalités changent et, là aussi, ce sujet est encore tabou, peu médiatisé. Alors, il me semblait intéressant de le mettre en scène dans ce roman. 

Enfin, Joanne évolue est un personnage qui évolue tout au long du récit. Au départ mal dans sa peau, peu en accord avec son mode de vie et se cherchant encore, elle va cheminer vers l’acceptation de ses idéaux et de ce qu’elle est, même si cela ne correspond pas toujours à ce que l’on attendait d’elle et que c’est contre-normatif. On peut alors parler d’acceptation de soi. Loin de l’idée de faire des « Vents de l’Existence » un roman feel-good ou de développement personnel, ce dernier aspect m’est apparu seulement lors de la relecture. Joanne opère une réelle transformation et je constate avec un léger sourire qu’elle a eu un peu le même parcours de vie et les mêmes réflexions que moi lors de l’écriture de ce roman, faisant écho à ce que je traversais alors. Comme quoi, même si ce n’était pas mon but au départ pour cette histoire, l’écriture me sert pour moi de tuteur de résilience.  

  • Pourquoi avoir choisi d’auto-éditer ce roman ? 

J’ai choisi d’auto-éditer ce roman pour ouvrir de nouveaux horizons aux aventures de Joanne et Damien, mais aussi aux idées abordées. Le rendre disponible sur Wattpad, cétait une très belle expérience, mais le public le plus représenté de cette plateforme étant principalement adolescent, je ne le sentais pas assez réceptif et adapté à de telles thématiques. En effet, certains de mes propos ont été mal interprétés et certains passages en ont choqué plus d’un au lieu de les questionner. Ainsi, l’auto-édition me permettra, je l’espère, de toucher un public plus large et sensible, voire sensibilisé, aux thématiques de la fin de vie et de l’acceptation de soi, par exemple.  

Inoubliable Symphonie

Nous vivons dans un monde étrange, vraiment. Un monde où aimer qui l’on veut n’est pas acceptable à cause d’une trop grande différence d’âge, de revenu financier ou de rang social. Un monde où la musique reste parfois incomprise, où la beauté fait défaut, un monde où les apparences sont trop souvent trompeuses.
Avant, je croyais que le sens de la vie, c’était la musique. Mon professeur m’a montré que l’amour pouvait aussi valoir la peine d’être vécu.
Alors, je l’ai aimé, envers et contre tout. Je l’ai défendu, j’ai cru en lui, je me suis perdue. Grâce à Rudyard, cet homme au regard tendre et aux valeurs nobles, j’ai pu réaliser mes rêves les plus controversés. L’espace d’un instant, nous nous sommes croisés, nous nous sommes aimés, nous qui vivions dans des mondes parallèles.
Je vais vous conter l’histoire d’une petite étoile en plastique phosphorescente, d’une enquête policière, de parents désabusés, de normes sociales chamboulées, d’opéra-rock révolté, de drogue surdosée, d’amour rejeté et d’amitié à toute épreuve.
  • Peux-tu nous présenter ton histoire « Inoubliable Symphonie » ? 

« Inoubliable Symphonie » est une romance à dimension sociologique, elle aussi, puisque cette histoire aborde les relations interdites et questionne certaines normes sociales et leurs fondements. Dans une alternance de points de vue et des éléments d’une enquête policière menée en parallèle, découvrez la relation naissante entre June, jeune collégienne surdouée issue d’un milieu social aisé, et Rudyard, professeur de musique au sombre passé, qui tente de se reconstruire. Brimés par une société qui se méprend sur la nature de leurs liens, mais animés par une passion commune, ils tenteront d’échapper aux jugements et d’avancer comme ils le peuvent, chacun à leur manière. 

Il a été auto-édité en mai 2019 sur Sweek Publishing au format broché uniquement.  

  • Pourquoi avoir décidé de mettre en relation un prof de musique et son élève ? 

C’est sans doute la question la plus délicate de cette interview. J’ai commencé à écrire cette histoire alors que j’avais à peu près l’âge de June, lorsqu’un fait divers narrant une relation amoureuse entre un professeur et son élève faisait polémique dans ma région. Je me souviens que cela m’avait posé question. J’avais aussi vu un film, « Les mal partis », qui raconte les amours impossibles entre un jeune homme mineur et une religieuse, ainsi que l’adaptation cinématographie du célèbre roman de Nabokov, « Lolita » qui faisaient écho à cette thématique.  

Je dirais qu’au-delà de la relation entre June et Rudyard, deux antagonistes sous tous les aspects (classe sociale, genre musical, genre tout court, âge et manière d’envisager la vie), le but de ce roman était de mettre en scène un lien qui se tisse entre deux personnes, alors que celui-ci est jugé contre-normatif par la société, afin de faire ressortir leur vécu de la situation et leur souffrance. Je voulais aborder la difficile question du consentement, mais aussi présenter des personnages qui n’ont pas nécessairement de relation amoureuse à proprement parler. Ils se lient autour d’une passion commune, la musique, allant jusqu’à la limite de la légalité dans leurs rencontres, sans pour autant la franchir. Une partie de leurs proches interprètent de suite très mal cette relation, pourtant salvatrice pour June et Rudyard, chacun à leur manière. De ce fait, je souhaitais dénoncer le regard que nous pousse à porter la société et les normes sociales sur un lien sans pour autant nous questionner sur la nature de ce lien et l’interprétant immédiatement comme quelque chose de malsain, de nécessairement sexuel, de contre nature. Le but est bien de questionner le lecteur sur ce qui l’amène faire des généralités et à tirer des jugements hâtifs sur quelque chose sont il ne connaît ni le contexte ni l’origine, et non pas de le convaincre que tout est bien dans le meilleur des mondes, bien au contraire !  

D’un point de vue plus léger, ce roman était aussi l’occasion pour moi d’allier une de mes passions à l’activité d’écriture : la musique. En effet, j’étais guitariste et chanteuse lors de l’écriture de cette histoire.  

  • Comment en es-tu venue à auto-éditer ce roman ? 

Pour être honnête, c’était un coup du destin. Cette histoire avait été nominée à un concours de romans sur Sweek, ce qui me permettait d’obtenir un code ISBN gratuit pour auto-éditer mon roman. Le manuscrit était fini et j’hésitais depuis longtemps à auto-éditer ce roman, au regard des thématiques abordées qui pourraient être mal interprétées et décriées. Alors, je me suis dit « pourquoi pas » ! Cependant, je pense que cette plateforme d’auto-édition, n’étant pas assez connue, était une erreur de ma part. Je songe à auto-éditer « Inoubliable Symphonie » sur des plateformes plus connues comme Amazon ou Kobo à l’avenir.  

The Danger of Lights

Alice est une sorte de punk désabusée par une vie qu’elle ne veut pas vivre et qui rêve d’être ingénieur lumière. Dans une époque où la jeunesse est bridée par la société, elle peine à faire entendre sa voix. Lassée de ce monde, elle fuit en Provence où des rencontres hautes en couleur et des opportunités l’attendent.
En parallèle, Gabriel, ou Gaby pour les intimes, vedette à succès de la chanson française, est atteint de la « maladie de la tristesse ». Affrontant ses démons qui émanent chaque soir sur scène de son emblématique guitare bleue, il lutte contre lui-même et ce monde du show-business par lequel il est complètement dépassé.
L’une veut atteindre la lumière, au risque de se brûler les ailes. L’autre se complaît dans l’ombre, depuis trop longtemps installée dans son âme.
Ensemble, dans une ambiance seventies entre clarté et obscurité, au rythme des trajets en car entre les villes étapes d’une tournée nationale, ils vont tenter d’accéder à la lumière. Cette lumière, c’est celle des projecteurs, de la célébrité, mais aussi celle que l’on a en nous, flamme rageuse ou étincelle timide, dangereuse ou salvatrice.
  • Peux-tu nous présenter ta dernière histoire, soit « The Danger of Lights » ? 

Il s’agit de mon premier écrit abouti et également la première histoire que j’ai postée sur Wattpad. « The Danger of Lights », roman adolescent se déroulant en France en 1979, suit les tribulations d’Alice, jeune punk désabusée qui rêve de devenir ingénieure lumière dans une société qui ne voit pas son avenir du même œil. Lors de sa rencontre avec le chanteur à la renommée nationale Gabriel Henley, elle verra la possibilité de s’évader de cette vie trop restrictive pour laisser vivre ses désirs, à ses risques et périls.  

Il est disponible en intégralité sur Wattpad. 

  • Quels sujets abordes-tu dans ce roman ? Pourquoi ceux-là ? 

D’une manière générale, ce roman aborde le fait de vouloir réaliser ses rêves alors que ceux-ci ne sont pas communs. Déjà, réaliser ses rêves, c’est difficile, alors si ceux-ci sont exceptionnels, cela l’est encore plus. Je voulais montrer comment Alice allait évoluer pour pouvoir réaliser sa carrière professionnelle et quelles ressources elle allait trouver sur son chemin pour y parvenir. Mais chut, j’en ai déjà trop dit ! Pourquoi cette thématique ? J’ai écrit ce roman à l’époque où, moi aussi, on m’avait empêché de réaliser mes rêves d’une manière assez violente. Ma colère adolescente ne pouvant s’exprimer dans un cadre familial peu enclin à l’ouverture d’esprit et avec des idées bien arrêtées sur ce que devait être une bonne ou une mauvaise carrière professionnelle, j’ai décidé de faire quelque chose de cette frustration. Et ça a donné « The Danger of Lights ». On retrouve encore là la dimension résiliente que j’accorde au processus d’écriture. 

Ensuite, j’aborde un second thème en filigrane, avec la « maladie de la tristesse » dont le chanteur Gabriel Henley est atteint. Comprenez par là qu’il est atteint de dépression. C’est une maladie encore taboue de nos jours et souvent mal comprise, mal interprétée, voire minimisée, alors que la personne qui en est atteinte est réellement en souffrance. Je souhaitais montrer le vrai visage de cette pathologie à travers le vécu de Gaby et l’étiologie de son mal, mais aussi du point de vue de ses proches qui sont démunis. Je souhaitais aborder cette thématique, car j’y suis très sensible et chacun de nous peut rencontrer, pour soi ou pour un proche, cette pathologie. Informer le lecteur et le sensibiliser aux différents aspects de la dépression à travers un personnage charismatique comme Gabriel Henley et en apparence peu disposer à souffrir d’une maladie mentale, car il a tout pour être heureux, me semblait alors une bonne approche.  

Enfin, j’avais envie de dépeindre une époque française qui me plaît beaucoup (je dis toujours que je ne suis pas née à la bonne époque !) : le début des années 80, avec sa mode punk, sa musique caractéristique, cette jeunesse déjantée et tous ces petits détails propres à ce temps qui n’existent plus à présent, comme les walkmans, les 2CV, les magasines de musique  à l’ancienne, les francs, les cabines téléphoniques, les colonnes Morris, les tapisseries bariolées, les accessoires oranges et j’en passe. Le milieu musical et l’univers backstage me tenait aussi particulièrement à cœur. En lien avec mon rêve de carrière déchu, le fait que mes personnages évoluent dans l’univers de la scène et de la musique était important pour moi, comme une manière de vivre mon rêve par procuration. 

  • Prévois-tu d’auto-éditer ce roman ? 

Oui, comme tous les autres, d’autant plus que Gabriel Henley est un personnage transversal que l’on retrouve dans les deux autres romans. Toutefois, le chemin est encore long pour ce récit qui doit encore passer au crible de la relecture et de la correction. Bien  que ce ne soit pas le premier jet, ma plume a évolué depuis son écriture et certains passages mériteraient d’être plus réfléchis afin d’avoir tout l’impact que je désire susciter.  

  • As-tu d’autres projets d’écriture ? 

Pour l’instant, je n’ai pas d’autres projets. Je préfère me concentrer sur la sortie des « Vents de l’Existence » à venir et la promotion de ce roman qui est très énergivore et chronophage, même si j’adore ça, ainsi que sur les chroniques littéraires que je poste chaque jeudi sur ma page Facebook. J’attends que l’inspiration me vienne et que des sujets à aborder m’apparaissent pour un futur roman. En attendant, j’observe la vie, les gens, les médias avec un regard assez contemplatif, je prends des notes et je laisse libre mon imagination. De tout cela naîtra sûrement une nouvelle histoire et des personnages originaux.  

En conclusion

  • Aurais-tu un conseil pour les débutants en écriture ? 

Il me semble important d’encourager chacun à s’exprimer, à oser écrire ce qu’il a sur le cœur, ce qu’il a envie de transmettre, ou simplement de s’amuser avec les mots. L’écriture est une force. Écrire pour soi, c’est cool. Mais partager ses mots et échanger avec ses lecteurs, sur des plateformes interactives comme Wattpad, Scribay ou Sweek, c’est encore mieux. Surtout avec les outils de communication et de promotion dont on dispose aujourd’hui et qui offrent des possibilités infinies et des chances de mesurer ses écrits aux yeux critiques des lecteurs. Les critiques, justement ! Je dirais que, même si elles sont parfois dures, il est nécessaire d’accepter la critique, et même de la susciter (auprès des bonnes personnes, car toute critique n’est pas bonne à prendre). Au autre regard que le nôtre sur nos écrits est toujours un moyen de progresser.  

Le tout est d’oser se lancer… Avec le temps et l’exercice, notre plume s’améliore. Il faut accepter que tout ne soit pas parfait dès le départ, mais que cela ne puisse que devenir meilleur. Tout n’est pas question de talent uniquement, mais aussi d’envie de faire partager ses écrits, de la motivation et la détermination à donner la chance à vos textes d’être lus, à votre plume de se bonifier au fil des retours des lecteurs. Bref, faites-vous confiance ! Comme disait Oscar Wild, « Visez toujours la lune. Même si vous la manquez, vous atterrirez parmi les étoiles » !  

De plus, ce n’est pas parce qu’une (ou  plusieurs) Maison d’Édition, quelle qu’elle soit, refuse votre texte qu’il ne vaut rien, qu’il faut abandonner. L’auto-édition permet de toucher un tout autre lectorat et de contrôler le champ d’action que vous voulez donner à votre texte, en toute liberté.  

  • Plusieurs jeunes écrivains de Wattpad désespèrent parce qu’ils n’ont pas assez de vues, que leur dirais-tu pour les encourager ? 

Tout d’abord, je pense que c’est l’organisation et la dynamique d’une plateforme telle que Wattpad qui laisse penser que « plus j’ai de vues, de votes, d’abonnés, de commentaires, meilleur est mon texte ». Je dirais que c’est faux, même archifaux ! J’ai vu des textes avec des millions de vues bourrés de fautes, se moquant des règles de mise en page, abordant des thématiques délicates sans aucune subtilité ni éthique, copiant pâlement des œuvres à succès ou que sais-je encore. Se démarquer sur Wattpad est très difficile, surtout si votre texte n’aborde pas les sujets surreprésentés sur cette plateforme, comme les couples lycéens, les loups-garous, les vampires, etc. ou que ce ne sont pas des chroniques, ou encore des fanfics avec des personnalités actuelles et connues. Ce ne sont là que des exemples et une illustration de ce que j’ai pu constater, pas forcément une vision objective de la réalité, je tiens à préciser ! De ce fait, si vous avez peu de vues, ce n’est pas forcément que votre texte est mauvais. Les lecteurs que vous avez sont déjà d’immenses cadeaux, car vous avez su toucher leur cœur. Remerciez-les, échangez avec eux sur ce qui leur a plu ou déplu dans votre histoire, encouragez-les à parler de vos écrits autour d’eux, critiquez constructivement (j’ai bien dit cons-truc-ti-ve-ment !), allez lire également leurs textes s’ils écrivent afin de vous créer une petite communauté.  

  • Un petit mot pour la fin ? 

Je tiens à remercier Sophie pour cette interview et la confiance qu’elle m’accorde. En plus d’être une blogueuse talentueuse et pleine d’idées pour promouvoir la littérature sous toutes ses formes et sur tous les fronts, elle est une très bonne critique envers chaque histoire qui participe à ses concours, par exemple, et donne de très bons conseils. C’est grâce à elle, entre autres, qu’ « Inoubliable Symphonie » en est là aujourd’hui. Aussi, c’est une auteure qui aborde des sujets difficiles et tabous, avec justesse et authenticité. Ses mots sont de véritables pansements au cœur et sa plume se laisse dévorer avec délice. Il est rare de croiser la route de personnes aussi dévouées à ce qu’elles font et passionnées par quelque chose, avec une grande humanité. Alors oui, mon MERCI vient du fond du cœur.  

Si j’ai le droit à encore quelques mots, j’espère que cette interview vous aura donné envie de découvrir mon univers littéraire et de rencontrer mes personnages. Je vous remercie d’avoir lu cette interview. 

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