Chronique : Everlasting

Je me souviens avoir lu un roman de Juliette Pierce sur Wattpad il y a quelques années, et j’avais bien aimé. Alors, j’ai tout de suite été attirée par Everlasting. Une superbe couverture et un résumé qui promettait une lecture très agréable.

La science-fiction est un genre que j’adore. J’aime imaginer où les erreurs d’aujourd’hui nous mèneront demain. J’aime m’aventurer dans ces mondes futuristes pas si différents du nôtre.

Titre : Everlasting

Auteure : Juliette Pierce

Genre : Science-fiction

Nombre de pages : 530

Maison d’édition : Inceptio

L’amour éternel existe et Soulmates vous le trouvera. C’est ainsi qu’Everlasting vend Soulmates, son logiciel révolutionnaire censé mettre fin au déclin inexorable de la natalité. Se soumettre au choix de l’algorithme, capable de trouver votre âme soeur, devient rapidement obligatoire. Sauf que les résultats d’As s’avèrent négatifs : « aucune correspondance dans la base de données ». Incapable d’envisager son futur sans cette âme soeur indispensable, As reprend finalement espoir quand Everlasting lui propose de tester une nouvelle version du logiciel… Seulement c’est au coeur du système que l’on en découvre les failles.

Pour l’acheter, c’est ici !

Mon avis

Everlasting est un roman de science-fiction qui fait réfléchir. Il se concentre sur ce phénomène étrange qu’est l’amour, et ce qui peut en découler. Il m’a fait penser à mon roman, qui sortira prochainement, qui est également une science-fiction se penchant sur la question de l’amour. Mais contrairement à mon roman, le personnage principal d’Everlasting est une jeune femme qui habite du bon côté de la ville. Son père était important, de son vivant, et As avait tout pour elle.

Mais elle n’a pas d’âme sœur.

Tous les jeunes adultes reçoivent le nom de leur âme sœur grâce au logiciel Soulmates, implanté dans le cerveau. Tous reçoivent une âme sœur, un simple nom tatoué sur le corpus, qui ouvre les portes de la vie à quiconque le possède. Ne pas l’avoir est mal vu.

Et As n’a aucun tatouage. Aucune âme sœur. Elle a 23 ans.

Sa vie n’a plus aucun sens.

Mais un beau jour, elle est sélectionnée pour tester la deuxième version de Soulmates. Ce qui devait changer sa vie tourne rapidement au cauchemar et, cette fois, As ne peut pas s’en sortir…

Ce roman est rempli de rebondissements inattendus, de révélations étonnantes et de réflexions profondes sur l’amour, la famille, la vie. On ne s’ennuie pas durant la lecture, on ne peut que savourer cette science-fiction qui se différencie des autres, notamment par sa fin renversante. Parce que, je vous préviens, l’auteure est incroyablement sadique et ne se cache pas. On a beau se dire qu’elle n’ira pas aussi loin, qu’elle laissera ses personnages tranquilles… eh bah, non, elle les fait souffrir (ainsi que notre petit cœur).

Je n’ai pas pu m’empêcher de m’accrocher aux différents personnages, à espérer un avenir meilleur. J’ai eu des coups de cœur, des personnages favoris, et puis… pouf… l’auteure m’a planté un poignard droit dans le cœur !

Et parlons de la plume de l’auteure, une plume comme je les aime. Elle nous entraine dans les aventures du personnage, dans ses pensées, ses peurs, ses doutes, ses espoirs. Elle est parfois poétique, mais pas trop ; un juste équilibre. Le travail éditorial est superbe, les fautes sont rares.

Bref, mon premier roman Inceptio est un vrai coup de coeur pour moi. L’auteure et la maison d’édition m’ont convaincue avec cette superbe histoire qui sort des sentiers battus. C’était mon premier roman Inceptio, mais certainement pas le dernier !

Chronique : La ligne verte

Hello !

Aujourd’hui, je vous parle un peu de La ligne verte de Stephen King, ma dernière lecture.

Paul Edgecombe, ancien gardien-chef d’un pénitencier dans les années 1930, entreprend d’écrire ses mémoires. Il revient sur l’affaire John Caffey – ce grand Noir au regard absent, condamné à mort pour le viol et le meurtre de deux fillettes – qui défraya la chronique en 1932.

La Ligne verte décrit un univers étouffant et brutal, où la défiance est la règle. Personne ne sort indemne de ce bâtiment coupé du monde, où cohabitent une étrange souris apprivoisée par un Cajun pyromane, le sadique Percy Wetmore, et Caffey, prisonnier sans problème. Assez rapidement convaincu de l’innocence de cet homme doté de pouvoirs surnaturels, Paul fera tout pour le sauver de la chaise électrique.

Aux frontières du roman noir et du fantastique, ce récit est aussi une brillante réflexion sur la peine de mort. Un livre de Stephen King très différent de ses habituelles incursions dans l’horreur, terriblement efficace et dérangeant.

Je n’ai jamais vu le film, mais j’en ai déjà entendu parler. J’ai donc décidé de commencer la lecture du roman, un roman qui sort du registre habituel de Stephen King… et ce n’était pas déplaisant !

On suit Paul Edgecombe dans ses souvenirs de 1932. La première partie du roman est consacrée à la mise en place du contexte. On fait connaissance avec les détenus au Bloc E, qui seront bientôt exécutés sur la chaise électrique, ainsi qu’avec les différents employés. On ne peut s’empêcher de s’attacher aux personnages (oui, oui, même à quelques détenus). King a cette capacité extraordinaire de rendre ces personnages humains, ni tout noirs ni tout blancs.

La deuxième partie du roman est concentrée sur John Caffey, un détenu accusé d’actes horribles. On a beau savoir qu’il n’est pas coupable, la couleur de sa peau et sa simplicité d’esprit le condamnent à une destinée atroce. On le sait depuis le début du roman et, pourtant, on ne peut pas s’empêcher d’espérer qu’il sera sauvé d’une mort douloureuse. Il ne mérite pas la mort, personne ne le mérite !

Ce livre est bouleversant. On voit le chemin de plusieurs détenus vers la mort et, malgré leurs actes horribles, j’ai été bouleversée. J’ai toujours été contre la peine de mort ; selon moi, tout le monde a le droit à une deuxième chance. Ce roman ne fait que renforcer mes convictions. Il m’a émue et m’a choquée par son réalisme. La ségrégation raciale dans les années 30, l’égoïsme et la négligence des autorités ; tout cela m’a profondément touchée. Parce qu’en effet, dans le passé, beaucoup de personnes ont souffert inutilement, et nous avons le pouvoir d’empêcher de tuer d’autres personnes.

Bref, pour moi, ce fut une lecture bouleversante, que je conseille à tout le monde!

Pour l’acheter, c’est par ici : https://www.decitre.fr/rechercher/result?q=la%20ligne%20verte%20stephen%20king&LaDrogueedelitterature=Plumavox%20-%201er%20Network%20d%27Influence%20Culturel#ae988

Chronique : Red Rising

Hello !

Aujourd’hui on se retrouve pour une chronique d’un très, très gros coup de cœur !

Titre : Red Rising

Auteur : Pierce Brown

Genre : Science-fiction

Nombre de pages : 470

Maison d’édition : Hachette Romans

Résumé : « J’aurais pu vivre en paix. Mes ennemis m’ont jeté dans la guerre. »
 
Darrow n’est pas un héros. Tout ce qu’il souhaite, c’est vivre heureux avec l’amour de sa vie. Mais les Ors, les dirigeants de la Société, en ont décidé autrement. Ils lui ont tout enlevé : sa raison de vivre, ses certitudes, jusqu’à son reflet dans le miroir.
Darrow n’a plus d’autre choix que de devenir comme ceux qui l’écrasent. Pour mieux les détruire. Il va être accepté au légendaire Institut, y être formé avec l’élite des Ors, dans un terrain d’entraînement grandeur nature.
Sauf que même ce paradis est un champ de bataille. Un champ de bataille où règnent deux règles : tuer ou être tué, dominer ou être dominé.

Mon avis

J’ai beaucoup entendu parler de Red Rising sur Instagram et j’ai voulu le lire par moi-même. Un roman de science-fiction ? J’étais partante.

Et franchement, je ne le regrette pas ; c’est une oeuvre d’art, ce roman. Je peux vous le garantir ; jusqu’à présent, c’est le meilleur roman que j’ai pu lire. Je dois me contrôler pour ne pas sauter sur le tome 2 et l’acheter.

Je ne m’attendais pas à un tel coup de cœur. En effet, j’ai déjà lu des romans de Hachette et c’est surtout dans l’adolescent très léger, ce qui n’est pas mon genre de lecture. Mais ici, on a affaire à un roman de science-fiction très, très trash et très bien écrit. Si vous avez trouvé Hunger Games malsain et violent, vous n’avez rien vu. Ce roman est d’une violence incroyable, mais nécessaire à la fois. On voit l’être humain dans toute sa splendeur ; on le voit mentir, manipuler, tuer, torturer, et ce, même à l’âge de seize ans.

On voit l’être humain capable de tout pour parvenir à ses fins.

L’intrigue est juste géniale. On suit un jeune homme au bas de l’échelle qui subit injustice par-dessus injustice et saisit une chance de se venger. Il infiltre par la suite les haut placés de la société et se retrouvera même à se battre aux côtés de ses ennemis… Difficile de vous en dire plus sur l’intrigue du roman sans spoiler, mais c’est génial ! L’auteur arrive à nous surprendre, à nous tenir en haleine et les rebondissements sont plus qu’inattendus ! En revanche, il est important de préciser que Pierce Brown est sadique… incroyablement sadique. J’ai lu ce roman par tranches de 70 pages par jour, afin de bien me remettre de mes émotions !

Et que dire de la plume ? Wow ! Parfois, lorsqu’un roman est traduit, le texte est plus pauvre, il y a quelques erreurs, moins de ponctuation, beaucoup de répétitions… mais ce n’est pas le cas ici ! La plume est superbe, les descriptions sont savoureuses, fluides, incroyables, et je ne me rappelle pas avoir vu une seule erreur. C’est un véritable délice à lire.

Ce roman ne contient que des qualités pour moi. J’ai adoré l’intrigue, la plume, les personnages, les rebondissements ; je pourrais vous en parler pendant des heures, mais je risque de dévoiler toute l’intrigue ! J’ai très, très hâte de me plonger dans la lecture du tome 2. Toutefois, ce ne sera pas pour tout de suite ; il faut que je dirige cette énorme bombe qu’est le tome 1 !

Si vous ne connaissez pas Red Rising, je vous encourage plus que fortement à l’acheter et à le découvrir. Pour moi, c’est un coup de cœur immense, peut-être même mon roman préféré de tous les temps. Je suis assez difficile en matière de science-fiction et, pourtant, ce roman m’a rapidement séduit. Foncez !

Vous êtes intéressé et voulez l’acheter ? Achetez le ici via ce lien -> https://www.decitre.fr/rechercher/result?q=pierce%20bown&sophietremblay=Plumavox%20-%201er%20Network%20d%27Influence%20Culturel#ae988

En plus d’encourager des librairies d’ici, vous m’encouragez moi… et cette oeuvre en vaut vraiment la peine !

Chronique : Wolves of Magic

Aujourd’hui, on parle du prochain roman d’Elin Bakker, qui sortira le 8 août aux éditions Sudarènes ! N’hésitez pas à l’ajouter à votre liste d’envie sur Booknode, juste ici.

Je tiens à remercier encore une fois Elin Bakker pour sa confiance. C’est toujours un bonheur de travailler avec elle !

Alors, j’avais beaucoup aimé ma lecture de son dernier roman, Astres & Cendres, paru aux éditions Sudarènes, même si je suis loin d’être une grande fan de fantasy. L’histoire et la plume m’avaient plu, alors j’étais contente de retrouver l’auteure pour une nouvelle histoire remplie de rebondissements.

Ici, on a droit à un roman assez différent. Il est très court et ça se ressent par le manque d’approfondissement à certains endroits. J’avais parfois l’impression que tout se passait très vite, alors que j’aurais aimé qu’on s’attarde plus longtemps sur certaines scènes. Je trouve notamment qu’on entre assez vite dans l’action ; j’aurais aimé un peu plus d’approfondissement au niveau du contexte. Néanmoins, c’est parfait pour ceux qui désirent une lecture sans tracas, rapide et sans superflu. Ça se lit tout seul !

Encore une fois, j’ai été accrochée par la plume superbe d’Elin. Elle est fluide, parfois poétique (sans être trop lourde) et elle nous permet de lire facilement.

Je ne suis peut-être pas le public cible de cette histoire mélangeant loup-garou, héroïne forte et magie, mais je me suis laissée emporter par la plume et j’ai passé un bon moment de lecture ! Vous cherchez un court roman pour lire sur le bord de la plage ? C’est votre roman !

Recensement de romans Wattpadiens

Hello !

Aujourd’hui, je vous présente un recensement d’histoires nées sur Wattpad et maintenant éditées ou auto-éditées. N’hésitez pas à cliquer sur les titres, à acheter les romans et donc encourager les romans provenant de Wattpad !

Vous voulez vous retrouver dans la liste ? Remplissez ce petit formulaire (ici) et n’oubliez pas d’indiquer la maison d’édition (ou d’indiquer si votre roman est en auto-édition).

Auto-édition

Loraline Bradern

Lucille Rybacki

Maryjoce Amoris

Mo Gadarr

  • T’as qu’à maigrir (À paraitre)

ADA Éditions

Loraline Bradern

Addictives

Aurélia Vernet

Cara Solak

Mila Jensen

Alter Real Éditions

Eloiez A.Leroy

  • Running Out of Time (À paraitre)

Vickie Combers

BMR

Angélique Ayraud

Loraline Bradern

Samantha Morgan

Butterfly Éditions

Angélique Ayraud

  • D’un coup de baquette magique mon coeur balance

Cherry Publising

Anthea Mora

Sarah Choubane

Black Ink

Juliette Pierce

Elixyria

Lucie Barnasson

Elsie Éditions

Lucie Barnasson

  • En quelques secondes (À paraitre)
  • Attends-moi… dix ans seulement (À paraitre)
  • Charlie (À paraitre)

HarperCollins France

Amandine Mataga

Angélique Ayraud

Victoria Arabadzic

HLAB

Camille Endell

Inceptio

Juliette Pierce

Juno Publising

H. Rajasvir

  • Saga L’esprit du temps (À paraitre)

M.E.C Éditions

Elise Roz

MxM Bookmark (Collection Infinity)

Julie Saurel

  • Alicia Smith, profession : nécromancienne (À paraitre)

Nisha

Mandi Eelis

  • Painting Stars (À paraitre)

Plumes du Web

Aurélia Vernet

Cara Solak

Christelle Da Cruz

Cindy Lia

Élise Picker

Jenn Guerrieri

Jenny Rose

G.H. David

Laurie Becker

Océane Ghanem

Valentine Stergann

Rouge et noir Éditions

Priscilla Dorschner

Sharon Kena Éditions

Mélissa Gabiot

Something Else Éditions

Émilie C.H

  • Farming Love
  • À travers ton regard

So Romance

Armelle Hanotte

Harley Hitch

Sudarènes Éditions

Elin Bakker

Marie le Vaillant

Sophie Tremblay

  • S’il suffisait d’aimer (À paraitre)

Mon aventure dans le monde de l’édition

Vous le savez, en plus d’être blogueuse et correctrice, je suis également auteure. Depuis quelques mois, je me trouve en plein dans le milieu de l’édition et j’ai vécu beaucoup de choses ; des déplorables comme des extraordinaires. Aujourd’hui, j’aimerais partager avec vous mon expérience jusqu’à aujourd’hui. Bien sûr, je ne peux pas tout révéler, mais je pense qu’il est important de parler de nos expériences dans ce monde difficile ! Je tiens à préciser que cet article n’a pas pour but de condamner des individus, mais tout simplement de vous montrer des facettes de ce monde que vous ne connaissiez peut-être pas.

Mai 2019. J’ai enfin terminé le premier tome de mon roman de science-fiction, après des mois de travail acharné malgré une maladie mystérieuse et hyper douloureuse qui m’empêchait parfois d’utiliser mes mains. Après avoir fait une liste de maisons d’éditions fiables, j’ai envoyé mon manuscrit à ces ME, en espérant que l’une d’entre elles croie à mon roman tout autant que moi. Les mois ont passé lentement… presque aucune réponse à l’horizon. Les quelques réponses obtenues me disaient que ces ME ne cherchaient plus de science-fiction pour le roman.

Puis, une réponse positive. Toute contente, je réponds au mail, mais je ne reçois aucune réponse. Après quelques semaines, je relance une première fois, puis une deuxième fois… toujours aucune réponse.

Comme il ne se passe pas grand-chose, après plusieurs mois, je décide d’envoyer mon manuscrit à une très jeune maison d’édition qui me semble prometteuse. Une amie y est sous contrat, mais je ne pense pas avoir une chance d’être acceptée. J’y envoie mon manuscrit sans grand but. Pourtant, quelque temps plus tard, la maison d’édition me contacte, affirmant être intéressée par mon manuscrit. Je leur envoie un synopsis du tome 2, à leur demande, puisque je ne l’ai pas terminé.

Mais encore une fois, plus aucune nouvelle. Silence radio.

Découragée, j’envoie mon manuscrit à trois autres maisons d’éditions qui ont ouvert leurs soumissions entretemps.

C’est seulement en janvier 2020 qu’il y a du changement. La petite maison d’édition qui ne m’avait pas répondu reprend contact avec moi et me signifie son intention de me publier. Il semblerait que la maison d’édition ait reçu des menaces venant de blogueurs qui ne voulaient pas que mon roman soit publié. Ils menaçaient notamment de parler en mal de la ME et de la boycotter si j’étais publiée. Au cours de mes années sur Wattpad, je me suis fait des ennemis parce que plusieurs n’acceptaient pas la critique (même s’ils me la demandaient!) et parce que certains croyaient que j’inventais ma maladie pour attirer l’attention. Mais jamais je n’aurais cru que des personnes allaient m’empêcher d’atteindre mon rêve pour des raisons aussi futiles. Cette partie du monde l’édition m’a désappointée.

Mais l’éditrice et moi ne voulions pas les laisser gagner, alors j’ai décidé de me lancer dans l’aventure avec cette ME. J’ai analysé minutieusement le contrat d’édition, l’ait fait lire à une connaissance éditeur et à mon père. Il me convenait très bien et j’avais déjà plusieurs informations sur le processus éditorial qui étaient tout à fait acceptables. La date de publication était prévue pour milieu 2021.

On m’a tout de suite proposé un poste de directrice de collection. Je n’aurais jamais dû accepter. J’avais 17 ans, ça faisait seulement 6 mois que j’avais commencé mes études littéraires. J’avais beau baigner dans le monde de la littérature depuis quelques années, je n’étais clairement pas qualifiée pour un tel poste, surtout dans une petite maison qui venait de commencer. Mais j’ai écouté mon coeur et non ma tête, alors j’ai accepté.

Le problème, c’est que je suis de nature timide, alors je n’osais pas relancer l’éditrice, ni m’imposer devant certains auteurs. Ce qui est tout à fait normal, je n’avais que 17 ans et s’occuper de la relecture, la promotion et l’organisation de tous les romans d’amour de la maison d’édition, c’était beaucoup trop pour une jeune inexpérimentée de mon genre ! En plus, pendant cette période de temps, j’avais de graves problèmes avec les effets secondaires de l’un de mes médicaments. Du coup, dès que j’ai pu me sortir de ses responsabilités, je l’ai fait. Évidemment, comme je n’avais que dix-sept ans, la première personne avec qui j’ai travaillé ne me prenait au sérieux et rejetait pratiquement toutes mes remarques. C’est là que j’ai eu la puce à l’oreille : ma place n’était pas ici. J’avais voulu sauter des étapes, et je le regrette aujourd’hui, même si j’ai rencontré des gens extraordinaires !

Du coup, une fois sans mes responsabilités de directrice de collection, j’ai pu respirer un peu. Mais on a appris que l’éditrice repousse toutes les dates de sortie. Déjà que mon roman allait sortir milieu 2021, à quand serait-ce repoussé ? J’avais un gros dilemme : rester ou partir et espérer trouver une nouvelle maison d’édition ? J’ai décidé d’attendre de recevoir ma date de sortie avant de partir. Sauf que je ne l’ai jamais eue.

Les semaines, puis les mois passent. Je commence à travailler mon texte, puis hop, un beau jour, j’apprends que la ME ferme ses portes. Je n’étais aucunement au courant de ce qui se passait. J’ai appris en même temps que des dizaines d’auteurs que nous n’avions plus de maison d’auteur. L’éditrice nous a proposé deux maisons d’éditions chez qui aller (une étant trop petite et ne correspondant pas à mon roman, et l’autre n’acceptant que les séries complètes). Du coup, non seulement ma ME fermait, mais je n’avais aucun plan de secours.

J’ai commencé à paniquer. Cela faisait des mois et des mois que j’attendais que mon rêve se réalise, j’avais même commencé le travail et… pouf ! Plus de maison d’édition. L’éditrice a rapidement supprimé notre groupe d’auteurs, alors je me suis retrouvée seule. Je ne savais plus quoi faire. Je me suis alors tournée vers une amie qui était publiée chez une autre maison d’édition, Sudarènes. Je n’avais pas envoyé mon manuscrit chez eux lors de ma première vague d’envois et je voulais savoir si les soumissions étaient ouvertes. L’éditeur a entendu parler de mon histoire et de la fermeture de ma maison d’édition, alors il m’a proposé de lui envoyer mon manuscrit, ce que j’ai fait.

J’ai également envoyé mon manuscrit à deux autres maisons d’édition, puis l’attente a commencé. Après quelques semaines, j’ai eu la chance de parler plusieurs fois avec un éditeur au téléphone. C’était la première fois que je parlais avec un éditeur au téléphone, mais j’ai mis de côté ma timidité et ça s’est très bien passé. J’ai tout de suite senti que l’éditeur ne voulait pas que je sois déçue. Il m’a expliqué les problèmes que le Covid amenait et a été honnête avec moi. Puis, plusieurs jours plus tard, nous avons décidé ensemble de nous lancer dans cette aventure incroyable. Me voilà donc auteure Sudarènes ! J’ai lu attentivement le contrat d’édition (il existe des tas de maisons d’éditions qui intègrent des clauses étranges et mauvaises, il est important de bien lire le contrat d’édition !).

On m’a intégré dans le groupe des auteurs et j’ai reçu un tel accueil ; je me suis sentie accueillie. Trouvez une maison d’édition dans laquelle vous vous sentirez accueilli, comme un membre de la famille. L’ambiance est franchement superbe.

On a commencé tout de suite le travail éditorial, qui avait déjà été débuté dans l’autre ME. On répond à toutes mes questions et je me sens bien. Je suis contente d’être là et j’ai très hâte de vous partager mon roman S’il suffisait d’aimer. La sortie est prévue pour fin août ; vous pouvez d’ailleurs me suivre sur Insta (dystopia_girl) pour toutes les nouvelles, connaitre la date de sortie et assister au cover reveal !

Alors, que retenir de cet article ? Aucune maison d’édition n’est parfaite. La communication est la clé ; n’ayez pas peur de communiquer avec vos éditeurs, vos collègues et à dire non lorsque vous ne vous sentez pas capable d’effectuer une tache. Et vaut mieux poser trop de questions que pas assez !

Chronique : Rose Delgado – The Blood Queen

Hello !

Aujourd’hui, on se retrouve pour la chronique d’un service presse, encore merci à l’auteure pour sa confiance !

Titre : Rose Delgado – The Blood Queen

Auteure : Lily Padioleau

Genre : Horreur

Nombre de pages : 215

Roman auto-édité

Résumé :

Rose Delgado a tout d’une jeune femme normale.
Elle a un job stable, un groupe d’amis sympas et une jolie maison.
En apparence seulement. Car à l’inverse des américaines de son âge, Rose a un hobby… particulier.
A l’heure où celles qu’elle côtoie pensent à leur maquillage ou leurs vêtements, elle choisit quant à elle sa prochaine victime.
En véritable paranoïaque, elle ne laisse jamais rien au hasard et ses scènes de crimes sont toujours vides d’indices, mais pleines de sang.
Joueuse, elle aime laisser quelques petits mots à la police et s’amuse de leur incapacité à la retrouver.
Elle sait toujours où, quand et comment elle frappera.

Si vous lui demandez pourquoi elle aime tuer, Rose Delgado vous demandera pourquoi vous aimez le chocolat.

Venez découvrir l’histoire sanglante de la Blood Queen, premier tome d’une trilogie d’horreur.

Pour l’acheter, c’est par ici !

Mon avis

Un court roman qui se lit très rapidement ; ou très lentement, si vous êtes peureux… On a affaire à une tueuse en série incroyablement sadique. Ses meurtres sont commis avec une (ou plusieurs !) hache, alors cœurs sensibles, s’abstenir !

Ce que j’ai beaucoup aimé, c’est le fait qu’il n’y ait qu’aucune raison pour les meurtres de la personnage principale. Elle n’a pas un passé tragique ni des problèmes mentaux ; elle aime tout simplement tuer. Dans la vie, il y a des gens qui n’ont aucune raison d’être cruel, aucuns antécédents, et j’ai bien aimé le fait que le personnage soit ainsi. Et que ce soit une femme… franchement, j’adhère !

Suivre la jeune femme commettre ses meurtres, jouer une vie normale, puis suivre la police en train d’enquêter et de traquer la tueuse, c’était vraiment bien. J’ai aimé avoir les deux points de vue, ça ajoutait du suspense et de la tension. Sans oublier la fin qui promet une suite absolument sadique et sanglante.

Si on parle de la plume, elle est simple, mais fluide. Il y a quelques erreurs (comme des *t* manquants et des virgules manquantes), mais ça s’oublie assez facilement et ça ne nuit pas à la compréhension. C’est de l’assez bonne qualité pour un roman auto-édité ! Ça se lit tout seul et on ne se casse pas la tête… mais il peut vous arriver de grimacer face à un meurtre plutôt sordide !

Bref, pour moi, ce premier tome d’horreur est tout à fait agréable. C’est très court, ça se lit vite et c’est franchement divertissant ; en plus, vous encouragez une auteure auto-éditée ! Franchement, qu’attendez-vous ?

Interview : Li_mona_de

Aujourd’hui, on parle avec une auteure wattpad (bientôt éditée !) que j’aime beaucoup, soit Li_mona_de !

– Peux-tu te présenter ?

Je suis une toute jeune auteure qui écrit sous le nom de Li_mona_de sur Wattpad. Mon véritable prénom est Mona, d’où le jeu de mots de mon pseudo. Je serai étudiante en Histoire à la rentrée et je suis une passionnée. Une passionnée d’écriture, de lecture, de dessin, de théâtre et d’équitation qui manque de temps pour s’adonner à toutes ces activités. Rien de plus qu’une passionnée, donc.  


– D’où te vient la passion de l’écriture ? Depuis quand écris-tu sérieusement ?

J’écris depuis toujours. J’écrivais déjà à l’école primaire et lisais mes ébauches, maladroites et criblées de fautes, à mes petits camarades de l’époque. Depuis, après dix années d’écriture, les petites histoires d’une dizaine de pages ont laissé place à des intrigues plus conséquentes et des projets plus concrets. J’écris tous les jours depuis quatre années maintenant et ça n’a que nourri ma passion pour l’écriture. J’écris avec la même passion que lorsque j’étais enfant, c’est la seule chose qui est restée identique.  

  • Pourquoi s’être inscrite sur Wattpad ? Qu’est-ce que cette plateforme t’a apporté ?

Je ne me rappelle plus exactement pourquoi. Mon inscription date de plusieurs années et je m’étais probablement créée un compte pour la lecture. La plateforme m’a beaucoup apportée. J’y ai fait des rencontres formidables et les critiques, qu’elles proviennent d’échanges d’avis ou de concours, m’ont permis de progresser. J’ai pu remettre en question des pans de mes intrigues, ma narration, mes dialogues, tout. Je dois énormément à Wattpad et si j’ai pu avoir des expériences plus mitigées, ça ne peut entacher ces quelques belles années sur cette plateforme. J’ai aussi pu me construire, souvent très difficilement, un adorable lectorat dont les avis me sont très précieux. J’y puise une grande part de ma motivation. 


– L’un de tes romans, Near The Sky, est sous contrat d’édition. Comment t’es-tu sentie lorsque tu as appris la nouvelle ?

Comment je me suis sentie ? J’ai pleuré. Ah oui, de vraies larmes et pas qu’un peu. J’ai pu compter sur ma très chère jumelle pour immortaliser l’instant. Pour être honnête, je n’y croyais pas. J’ai envoyé Near the sky sur un coup de tête, sans grand espoir de réussite. J’ai cru à une erreur lorsque j’ai reçu le mail d’acceptation. C’était un rêve d’enfant qui se réalisait et mon premier contrat restera un moment que je n’oublierai pas.  

– Parmi tous tes romans, y en a-t-il un que tu préfères ? Pourquoi ?

Oh, question difficile ! Ils possèdent tous une place différente dans mon cœur. Near the sky, par exemple, m’est précieux parce que j’y couche une part de mon ressenti. J’y parle du coming out, de l’acceptation et de la construction de soi. Ce sont des messages importants à mes yeux. Instincts est mon plus vieux projet. Je l’ai commencé au début de mes années collège et la saga a vécu de multiples transformations et réécritures (je garde chaque version précieusement). Ce projet a donc une place importante à mes yeux. Au diable les anges est mon premier gxg et est un défi au niveau de son intrigue, je creuse beaucoup l’action alors que ce n’est pas quelque chose que je pense maîtriser. Cœurs en cage est un projet moins ambitieux, plus un défouloir, je dirais. Si je devais donner ce que je pense être le plus abouti de tous mes projets, je pense que je citerais Longue vie au roi. C’est un des premiers romans où je trouve mon intrigue réussie et où je pense avoir mis le doigt sur un bon équilibre. C’est une histoire qui me tient très à cœur et que je pense un cran au-dessus de ce que j’ai pu proposer avant.  

– As-tu prévu de faire éditer (ou même auto-éditer) tes autres romans ?

Oui. J’aimerais les proposer tous, mais j’attends de finir les sagas (en particulier Longue vie au roi, puisque j’ai la trame précise en tête) avant de me lancer pour ces projets. Je suis cependant en train de mener une réécriture pour Cœurs en cage, une histoire dont l’écriture a bien deux ans et qui mérite un bon nettoyage. J’espère pouvoir l’envoyer à plusieurs éditeurs d’ici septembre. Ce serait l’idéal. Pour le reste, ce n’est pas encore pour dans l’immédiat, mais je repère déjà quelques maisons d’édition sympathiques qui pourraient m’intéresser.  

– Quelle est l’étape la plus difficile pour toi pendant la création d’un roman. Pourquoi ?

Je dirais que rien n’est vraiment facile. Pour ma part, je pense avoir plus de mal à relier les points d’intrigue entre eux. J’ai souvent des éléments précis en tête, mais leur donner un ordre logique, les rendre cohérents et les enchaîner est parfois plus difficile que le reste. J’ai aussi parfois peur des temps morts dans mes intrigues et la conception de celle-ci, sachant que je suis incapable de faire un plan et de lui suivre, est souvent très compliqué pour moi. Ce sont des choses plus compliquées que d’autres dans la conception d’un roman à mon humble avis.  


– Sur quels projets travailles-tu en ce moment ?

Je travaille donc sur la réécriture de Cœurs en cage de manière assez intensive puisque j’aimerais l’envoyer courant du moins de septembre. Je me concentre également sur le deuxième tome de Longue vie au roi qui approche déjà de la fin en à peine quelques cinq mois d’écriture et sur le second tome d’Instincts qui avance plus doucement, mais je suis enfin lancée, ce qui est plutôt rassurant pour une saga de cette envergure. Enfin, j’écris (et approche enfin du terme de) Cueillir les étoiles, une fanfiction Harry Potter qui s’implante durant la seconde guerre mondiale. Instincts est donc une saga fantastique plutôt complexe qui met en lumière la guerre perpétuelle du Bien contre le Mal à travers des divinités et des humains. Des humains qui sont au service de ces Dieux et qui combattent en leur nom. Un résumé grossier pour dresser les grandes lignes. Longue vie au roi est une médiévale fantaisie sans dragons ni créatures surnaturelles, mais avec un roi, Lyssandre, qui n’a jamais convoité le trône. Il est forcé de succéder à son père au décès de ce dernier et va implanter la marque d’un pouvoir nouveau. Ce sont les projets qui occupent mes pensées en ce moment, bien que je commence déjà à réfléchir à d’autres romans, dont deux qui en sont déjà à un stade de recherches bien avancés. Autant dire que j’ai encore du pain sur la planche et de la matière à travailler ! 

Chronique : La fiancée

Aujourd’hui, on se retrouve pour le service presse, La Fiancée de Kiera Cass, l’auteure de la sélection ! Je souhaite encore une fois remercier Collection R pour leur confiance et l’envoi !

Titre : La Fiancée

Auteure : Kiera Cass

Genre : Romance/royauté

Maison d’édition : Collection R

Nombre de pages : 360

Résumé :

Elle a l’étoffe d’une reine. Il est jeune, séduisant et fraîchement couronné. Leur mariage semble une évidence… mais l’est-il vraiment ?

Hollis Brite a grandi à la cour de Coroa, rêvant – sans trop y croire – d’attirer l’oeil du jeune et beau roi Jameson, connu pour ses multiples conquêtes. Un jour, pourtant, c’est elle qui lui fait tourner la tête…
Mais, alors que Jameson est sur le point d’annoncer leurs noces prochaines, l’arrivée d’un jeune noble en provenance d’un royaume voisin va changer la donne : attentionné et perspicace, il semble comprendre Hollis mieux que quiconque auparavant.
L’avenir radieux promis à la jeune fille devient soudain beaucoup plus incertain : renoncera-t-elle à un destin royal, quitte à se couper de ce qu’elle a toujours connu ?
La nouvelle et éblouissante romance royale de Kiera Cass, auteure de la série best-seller La Sélection.

Pour l’acheter, c’est par ici !

Mon avis

Il y a quelques années, j’ai lu la saga La Sélection et j’avais bien aimé. Mais depuis, j’ai lu énormément de romans et je me suis rendu compte que le style d’écriture était assez pauvre en descriptions. Malheureusement, on retrouve le même problème dans La Fiancée.

L’histoire se déroule dans un royaume, mais on ne sait strictement rien de ce royaume, mis à part que le royaume voisin est en quelque sorte son rival. On ne sait pas s’il n’y a que des humains dans ce monde ou également des créatures surnaturelles, s’il y a de la magie, s’il y a une ou plusieurs religions… on ne sait pas comment la petite population est, si elle pauvre, bien nantie. On ne sait rien d’autre que quelques informations sur la noblesse qui habite au palais royal. C’est vraiment dommage que l’auteure n’ait pas développé son univers ; il manque de gros morceaux du puzzle.

À la différence de La Sélection, il ne se passe pas grand-chose dans ce roman, mis à part un gros retournement de situation vers la fin. Et vu qu’il y a très, très peu de descriptions, l’histoire se concentre beaucoup sur les dialogues entre les différents personnages. Du coup, il est assez difficile de visualiser l’histoire, de rentrer dans le récit et même de s’attacher aux personnages. Donc, lorsqu’il y a eu le gros retournement de situation vers la fin, impossible de pleurer ou d’être triste parce que je n’ai pas réussi à m’attacher aux personnages.

Le manque de descriptions m’a aussi empêchée d’apprécier la romance ; j’ai juste eu l’impression que tout se déroulait très vite, et c’est vraiment dommage. Je sais que ce roman pourra plaire aux débutants en lecture, aux jeunes lectures qui ne sont pas friands de descriptions. Malgré le fait que les idées soient assez intéressantes, ce roman manque définitivement de peps !

Interview : Camille Endell

Aujourd’hui, on parle avec Camille Endell, jeune auteure publiée chez HLAB. Sa trilogie Elrid est publiée chez eux, et elle ne s’arrête pas d’écrire !

Pour l’acheter, c’est par ici !

  • Tu as commencé à écrire sur Wattpad et t’y trouves toujours. Comment trouves-tu cette plateforme d’écriture ? 

J’écrivais avant Wattpad, mais je dois dire que cette plateforme a été un vrai tournant dans ma vie d’autrice. J’y ai rencontré des personnes formidables, j’ai eu la chance d’y être repérée plusieurs fois par des maisons d’édition. Je dois énormément à Wattpad. 

Je trouve ça génial de pouvoir échanger avec un lectorat, d’avoir les ressentis des lecteurs au fil des chapitres, mais aussi leurs suggestions, leurs conseils. Je n’avais jamais osé faire lire à quiconque mes écrits, et poster sur Wattpad m’a donné l’opportunité d’être lue et d’avoir enfin des retours sur ce que j’écrivais. 

Il y a évidemment une grande part de hasard et de réseautage dans Wattpad, qui peut décourager. Un très bon livre pourra avoir deux ou trois lecteurs, une histoire mal écrite des milliers. Il faut lire pour être lu, et il faut parfois chercher longtemps pour trouver une œuvre qui nous accroche (toutes les histoires ne sont pas forcément de qualité). Et il y a évidemment, comme partout sur le net, la menace du plagiat. Mais pour l’heure, Wattpad ne m’a apporté que du positif ; j’espère que ce sera le cas encore longtemps, et je ne peux qu’encourager ceux qui voudraient être lu à poster sur cette plateforme. 

 
– Tu es l’auteure de la trilogie Eldrid publiée chez HLAB. Comment s’est passé ton passage d’auteure wattpad à éditée? 

J’ai été contactée directement sur Wattpad par mon éditrice. De ce point de vue, la transition a été assez fluide, puisque je n’ai pas eu à envoyer mon texte à des maisons d’édition, à attendre des réponses. 

Tout s’est très bien passé, et surtout s’est déroulé vite ! Quelques semaines après la signature du contrat, je commençais les corrections éditoriales. La publication des trois tomes s’est étalée de novembre 2019 à février 2020 : en quelques mois, je suis passée d’autrice wattpadienne à autrice d’une trilogie publiée. Par moment, j’ai encore du mal à réaliser haha.  

Lorsque j’ai annoncé que la trilogie était passée sous contrat d’édition, mes lecteurs se sont montrés très enthousiastes. Le fait d’avoir déjà été lue sur Wattpad avait un côté « rassurant », car je savais que ma trilogie avait été appréciée. D’un autre côté, j’étais anxieuse, car cela ne signifiait pas forcément qu’elle allait être lue et aimée par des lecteurs extérieurs. Cependant, depuis le stress des premiers retours (positifs, à mon grand soulagement) passé, ce n’est que du bonheur ! 

– Après avoir vécu le processus éditorial, qu’en penses-tu? Est-ce ce à quoi tu t’attendais? 

J’en ai une vision très positive, ce fut une belle expérience. L’étape des corrections, notamment, est très formatrice du point de vue de l’écriture. J’ai pu repérer les fautes que je faisais fréquemment, je prête désormais bien plus attention, par exemple, aux répétitions dans mes textes. 

M’étant renseignée sur le sujet, ayant des ami(e)s auteur(e)s et des connaissances sur le monde de l’édition par mes études, j’avais déjà un petit aperçu de ce qu’était le processus éditorial, même si chaque maison a sa façon de fonctionner. Ma plus grande surprise a sans doute été la rapidité du processus, puisque comme je le disais mes trois tomes sont sortis de façon rapprochée : un roman à peine sorti que je m’attelais déjà aux corrections du suivant. J’ai toutefois beaucoup apprécié cette dynamique. 

 
– Peux-tu nous présenter cette trilogie? 

Eldrid est une trilogie historique, qui se déroule en Angleterre lors des dernières invasions vikings, au tout début du XIe siècle. 

Eldrid est une esclave saxonne qui a grandi depuis son plus jeune âge parmi les Danois. Lorsque son clan est attaqué par les Saxons afin d’éliminer la menace danoise qui pèse sur l’Angleterre, elle se retrouve prise dans les rouages de la guerre, et devra tout faire pour survivre, tiraillée entre les liens du sang et les liens du cœur. 

 
– Tu as d’autres romans complétés sur ton compte Wattpad. Penses-tu un jour les présenter à une maison d’édition? 

Mes romans complétés datent d’il y a trois ans (pour le plus récent), achevés avant que je ne commence l’écriture d’Eldrid qui m’a occupée pendant deux ans. J’ai beaucoup évolué depuis leur rédaction. Ils plaisent toujours aux lecteurs, mais ne me correspondent plus forcément tout à fait. Si un éditeur se montrait intéressé, je dirais certainement oui, mais pas sans avoir d’abord pris le temps d’effectuer un gros travail de réécriture ! 

Je préfère me consacrer à des projets plus récents, pas encore terminés, qui me correspondent davantage. 

 
– Sur quel projet littéraire travailles-tu en ce moment? 

Cette année, en parallèle des corrections éditoriales de ma trilogie, j’ai écrit un gros roman, Les Siècles Obscurs, mélange de science-fiction et de fantastique, qui est en cours de publication sur Wattpad mais dont le premier jet est achevé. Je suis en train de le retravailler car il a été très complexe à écrire. Je pense tenter à nouveau ma chance en édition pour celui-ci. 

Côté écriture, je peaufine le plan et commence la rédaction d’une saga de fantasy qui n’a pas encore de titre. Probablement une duologie. L’univers, que je prends beaucoup de plaisir à créer, est inspiré du 17e siècle, et l’intrigue devrait se dérouler dans un Canada fictif. Le projet arrivera durant l’été sur Wattpad ! 

 
– Où te vois-tu dans cinq ans? 

D’un point de vue professionnel, j’entre en master d’édition à la rentrée prochaine dans le but de devenir éditrice, et je me vois donc assez logiquement travailler dans une maison d’édition dans cinq ans. Peut-être même fonder ma propre structure, qui sait. 

Toutefois, je sais que je n’abandonnerai pas pour autant l’écriture ! J’espère avoir l’opportunité de signer d’autres contrats d’édition dans les années à venir. 

J’aimerais aussi me former et explorer d’autres formats en création littéraire, en plus de l’écriture de romans. Ce qui est certain, c’est que dans cinq ans, je serai toujours devant mon ordinateur, à écrire !