Chronique : Amour Fauves

Alter Real est une maison d’édition que j’adore. Les services presses qu’il m’offrent sont toujours de bons moments de lecture. Pourtant, aujourd’hui, c’est une lecture très mitigée que je vous présente.

Titre : Amours Fauves

Auteure : Mélodie Smacs

Genre : Fantastique/thriller/policier

Maison d’édition : Alter Real

Résumé : Les officiers Megane Difen et Tom Senia sont équipiers depuis plusieurs mois. La première, froide et solitaire, se fascine pour celui que les tabloïdes appellent le « Tueur du Bal ». Le second, charmeur et taquin, l’épaule de son mieux, se montrant même protecteur envers elle. Lorsqu’un étrange meurtre survient, ils font équipe pour l’élucider. Toutefois, l’un des deux en sait bien plus qu’il ne veut l’avouer. Entre enquête surnaturelle, disputes et passion, et si chacun menait en fait un double jeu ?

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Mon avis

Amours fauves est un roman extrêmement déstabilisant. Il y a deux parties au roman et les deux sont très différentes l’une de l’autre ; on aurait dit deux romans différents. Pour moi, il n’y a pas assez de lien entre les deux parties, surtout que certains personnages changent de comportement, sans vraiment d’évolution. Je trouve vraiment dommage qu’il y ait eu une telle ellipse de temps.

La première partie était assez bien, mais la deuxième m’a refroidie. On découvre une révélation sur l’héroine… et sans vous spoiler, il n’y a aucune indice de la nature de l’héroine dans la première partie, alors qu’il devrait au moins y avoir quelques indices. De plus, dans la deuxième partie, le comportement de l’héroine change du tout au tout et c’est assez dommage, je trouve. Peut-être y a-t-il eu une évolution dans son mode de pensée, mais j’ai trouvé cela un peu trop soudain.

Mais ce qui m’a le plus dérangée, c’est la joie et l’excitation des personnages face à la mort. Pour le personnage masculin, c’est normal, mais pour la femme, qui a passé sa vie avec des humains, ça me parait trop soudain et malsain. En deux mois, changer autant me semble improbable.

Et également, je trouve que la deuxième partie est parfois surchargée d’actions et d’informations. Je pense qu’on aurait pu étirer un peu plus de temps pour notamment nous décrire les émotions des personnages et nous permettre de reprendre notre souffle, notamment pour la fin. Je comprends l’effet précipité, mais personnellement, j’ai décroché.

Il n’y a pas que du négatif, évidemment ! C’est évident que ces points nous sautent à la figure, mais je suis consciente de tout le travail qu’il y a derrière. J’ai d’ailleurs beaucoup aimé la première étape. On connaissait le meurtrier et même si j’ai été déçue au premier abord, ça ajoute énormément à la tension. Le suspense était énorme !

Une belle plume également, qui permet beaucoup de suspension et de tension dans la première partie. J’ai bien aimé, aussi, l’idée globale de ces… créatures (j’essaie de ne pas spoiler, mais c’est difficile !) est très intéressante. Les flash-backs sont très intéressants également (je n’ai que ce mot à la bouche !). Et encore une fois, la maison d’édition a fait une excellente job au niveau de la forme et de la mise en page, un vrai plaisir pour les yeux.

En résumé, je suis très mitigée par ce roman. Pour moi, la deuxième partie est un peu précipitée et aurait pu être davantage exploitée, notamment au niveau des personnages et des descriptions. Cependant, ce roman est bien écrit, original, fluide et sort des sentiers battus. Si vous voulez une lecture qui mélange thriller, roman de police et fantastique, c’est votre roman !

Chronique : Romance

J’aimerais tout d’abord remercier Collection R de m’avoir acceptée dans le club des Lecteurs R Canada ! C’est un immense honneur de pouvoir lire leurs prochaines parutions, moi qui adore cette collection et dont plusieurs romans m’ont percutée (Cogito, Extincta, Phobos, La Faucheuse, Le joyau, Outliers, Addict, Charisma, La 5ème Vague, Les Belles, entre-autres).

J’ai déjà lu la première lecture, au début du confinement ; à croire que je savais à l’avance que je ferai partie de cette magnifique aventure ! Vous pouvez donc retrouver ma chronique sur Extincta, un roman révolutionnaire, en cliquant ici.

Nous voici donc pour la chronique de Romance, ma première lecture homosexuelle.

Titre : Romance

Auteur : Arnaud Cathrine

Genre : Romance/roman adolescent/lgbt

Nombre de pages : 304 pages

Maison d’édition : Robert Laffont (Collection R)

Résumé : C’est le mojito.
C’est un léger accident.
C’est parce qu’il n’a pas rencontré de fille.
C’est parce que je n’ai pas rencontré de garçon.
C’était juste pour essayer.
C’est pour avoir tout fait ensemble.
C’est pour tous les amis pareil.
C’est entre lui et moi.
C’est la première et la dernière fois.
C’est rien.
Ça va passer.

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Mon avis

Alors, comme précisé d’entrée de jeu, c’est la première romance homosexuelle masculine que je lis, mis à part quelques romans lus sur la plateforme d’écriture Wattpad. Pourquoi ? Tout simplement parce que ce n’est pas mon genre de lecture habituelle et que je cherche plus à lire des romans avec un personnage principal fort féminin.

Je n’ai pas lu le résumé avant de me lancer pour être surprise par ce roman. Et surprise il y a eu… J’ai lu le prologue un soir, avant de refermer mon téléphone intelligent en me demandant ce que c’était que cette histoire. Puis, hier soir, j’ai ouvert de nouveau l’ebook et l’ai lu jusqu’à la dernière page, me couchant par la même occasion à 2 heures du matin (mes yeux sont rouges à cause de l’effort ce matin…).

Ce livre est perturbant. Enfin, pour moi, une femme cis hétérosexuelle qui ne pense pas beaucoup à l’amour et qui ne cherche pas de relation amoureuse autre que dans les romans que je lis… Autant vous dire que le personnage principal de ce roman est l’inverse de moi ; garçon de seize ans gay qui semble obsédé par la recherche de l’amour et/ou du sexe. Du coup, se retrouver dans ce roman (qui est une sorte de journal intime pour notre perso) a été assez perturbant. Le langage cru utilisé, ses pensées, ses fantasmes… tout cela est terriblement loin de moi ! Et bien que je ne sois pas fan de ce genre de contenu, puisqu’il ne s’adresse pas à moi, j’ai trouvé cela très intéressant d’entrer dans la tête de ce personnage complètement à l’opposé de moi. Bien sûr, tous les jeunes homosexuels de seize ans ne pensent pas comme lui, mais cela m’a permis de découvrir une nouvelle réalité. C’est le point fort de ce roman, à mon avis.

Et que dire de la structure de ce roman ? Elle est complètement éclatée ! J’ai bien aimé les quelques notes de bas de page qui sont assez originales et drôles. Quant aux passages des garçons volés, c’est très touchant. On retrouve beaucoup ce genre de trucs dans un roman hétéro (par exemple, une fille qui parle des garçons rencontrés au hasard), donc le retrouver ici est très intéressant.

Par contre, en finissant ce roman, j’ai eu la sensation d’être restée sur ma faim. La fin était un peu trop classique à mon goût et j’aurais aimé en avoir plus, avoir plus de contenu, plus de détails, plus d’action. J’ai eu l’impression que je n’avais lu qu’une partie de roman et non un roman entier qui se conclut bien. Certains aimeront peut-être cette forme, personnellement j’aime avoir le temps de m’attacher aux personnages, de vivre leurs aventures et d’apprendre à les connaitre à travers des péripéties et non seulement à travers des pensées.

En conclusion, ce roman ne s’adresse peut-être pas à moi, mais il est clair qu’il est bien écrit, révolutionnaire. C’est un livre qu’on devrait faire lire aux jeunes adolescents qui se cherchent. Parce qu’oui, un ado, ça peut aimer et ça peut rechercher l’amour. Les garçons ne sont pas tous des bad boys ou des intellos qui n’intéressent personne…

À découvrir !

Chronique : Damien

Alors, on se retrouve aujourd’hui pour un nouveau service presse. J’aimerais tout d’abord remercier Cyplog Éditions pour leur confiance !

Titre : Damien

Auteur : Katja Lasan

Genre : Romance/drame

Maison d’édition : Cyplog Éditions

Nombre de pages : 388

Résumé :

Résumer mon histoire ? Impossible ! T’aurais l’impression de partir en apnée pour un monde que tu crois connaître, alors qu’en réalité il t’échappe.

Je pourrais bien te dire : « C’est l’histoire d’un mec… », mais ça, c’est déjà pris. Ou : « Il était une fois… », seulement, ça n’a rien d’un conte. Dans un conte, faut un prince charmant, ou au minimum un crapaud. Moi, j’ai juste une bande de potes fidèles, mes grattes et ma moto.

Non, mon histoire ne se résume pas. Elle s’écoute et elle se vit, comme un bon vieux disque d’Elvis ou un solo endiablé de Slash !

Ouais… Ma vie c’est juste un gros bordel rempli d’accords, de riffs et de rock’n’roll. Et si vraiment je devais la résumer, un seul mot suffirait : Yeapaaaah !

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Mon avis

Je dois avouer avoir été déstabilisée par ce roman dès les premiers pages. En effet, le personnage a une manière très enfantine de penser et être plongée dans ses pensées… c’était comme plonger dans le journal intime d’un adolescent de 15 ans. C’était plutôt étrange et un peu désagréable pour moi, mais heureusement, ça s’est placé très vite. Il restait du langage enfantin, mais moins et on peut juste supposer que Damien est un adolescent qui refuse de vieillir !

Sinon, j’ai bien aimé l’histoire. Je ne suis jamais attirée par les histoires de rockstar, mais pourtant, je finis toujours par aimer et me laisser emporter par le roman… et c’est exactement ce qui est arrivé ! J’ai fini par m’attacher à Damien, à le comprendre (dans la mesure du possible) et à vouloir l’aider, même si c’était impossible. Parce que ce roman ne traite pas seulement de la montée d’un groupe rock dont fait partie le guitariste, mais aussi l’addiction de Damien, la relation avec sa mère, la réalité d’une mère monoparentale et, surtout, le fait qu’un père inconnu (qui rejette son fils dès la naissance) est souvent un gros connard et non un ange.

Je dois toutefois avouer qu’il y avait quelques longueurs, c’est pourquoi ma lecture s’est étalée sur plusieurs jours. Également, il y a quelques scènes de sexe et j’ai dû les sauter parce que j’ai trouvé le langage utilisé très cru, très animal, peu romantique… peut-être est-ce là le caractère de Damien, mais bon, personnellement, ça m’a gênée, alors j’ai préféré ne pas les lire 1

Ce qui est sûr, pourtant, c’est que la fin de ce roman ne manque pas de rebondissements et vous serez surpris, choqués, peut-être tristes. Et surtout, tout au long du roman, vous serez assurément étonnés de l’attitude insolente de Damien et de ses amis… mais n’est-ce pas ce qui fait leur charme ?

En conclusion, ce roman n’était peut-être pas fait pour moi de par son langage cru, mais la lecture est assurément divertissante, agréable et, dirais-je même, drôle !

Chronique : ST : Darkness on the Edge of Town

Aujourd’hui, je vous parle d’une lecture personnelle ! Mon avis sera moins loin que d’habitude, mais je vous conseille absolument cette lecture.

Titre : Stranger Things – Darkness on the Edge of Town

Auteur : Adam Christopher

Genre : Thriller/roman policier

Nombre de pages : 601

Maison d’édition : Lumen

Résumé :

La préquelle de la série événement, exclusivement en roman !

Fêtes de fin d’année, Hawkins, 1984.

Le shérif Jim Hopper n’a qu’une envie : profiter tranquillement de son premier Noël en compagnie de celle qui est désormais sa fille adoptive. Mais la jeune Onze a d’autres projets. Malgré les protestations de Hopper, elle remonte un carton étiqueté  » New York  » de la cave, et l’assaille de questions : pourquoi le shérif a-t-il quitté Hawkins toutes ces années avant ? Pourquoi ne parle-t-il jamais de cette période de sa vie ? Et malgré ses réticences, Hopper entame l’histoire de la nuit à New York où, pour lui, tout a changé…

Été, New York 1977.

Le jeune policier commence une nouvelle vie après plusieurs années passées au Vietnam. Une vie de famille harmonieuse avec sa femme et sa petite fille, un tout nouveau poste d’enquêteur au NYPD… Tout semble aller à merveille jusqu’à une série de meurtres étranges, très ritualisés, qui lui sont en plus aussitôt retirés par le FBI. Furieux, le jeune homme décide d’enquêter quand même, et infiltre sous couverture un gang des rues. Mais bientôt, une immense panne de courant plonge la ville entière dans le noir… des ténèbres bien plus profondes que ce qu’aurait pu imaginer Hopper.

Stranger Things – Darkness on the Edge of Town lève le voile sur les événements qui précèdent la célèbre série des frères Duffer, et suit les aventures de l’un des personnages favoris des fans de la série, le shérif Jim Hopper, confronté au célèbre black-out de 1977 à New York.

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Mon avis

Je dois l’avouer, je suis une IMMENSE fan de Stranger Things, moi qui n’aime pas vraiment les séries. De la science-fiction et de l’horreur, c’est en plein mon genre de trucs !

De plus, Hopper est l’un de mes deux personnages préférés de la série, alors quand j’ai vu ce roman sur son passé, je me suis jetée dessus ! Et pour être honnête, en voyant le résumé, je m’attendais à plus… sombre. Le résumé nous promettait d’en savoir plus sur le passé de Hopper, ce qui est faux en fin de compte. On en sait plus sur une de ses enquêtes effectuées à New-York, mais on n’en sait pas plus sur son passé dans la guerre du Vietnam, ni ce qui s’est passé avec sa femme et sa fille. Du coup, le résumé promettait un peu du rêve !

Mais j’ai pris énormément de plaisir à lire cette belle brique de six cents pages. Voir Hopper mari, père et inspecteur, c’était très beau ! Surtout que le récit est entrecoupé de quelques retours au présent et on peut lire quelques beaux passages entre Hopper et Eleven. Et malheureusement pour moi, j’attends avec plus d’impatience la saison 4…

Bref, comme Eleven n’était pas encore dans la vie de Hopper en 1977, ce roman n’est pas un roman d’horreur/science-fiction, mais un policier. Tout commence avec des meurtres, une enquête et ensuite… on va plus loin ! Je ne vous en dirais pas plus, mais c’est un récit haletant, qui vous fera tourner les pages avec grande impatience, j’en suis sûre.

Sur ce, je retourne à mes services presses !

Chronique : Inoubliable Symphonie

Aujourd’hui, on parle de mon service presse d’Inoubliable Symphonie. J’aimerais avant tout remercier la maison d’édition et l’auteure de m’avoir fait confiance pour ce service presse.

Titre : Inoubliable Symphonie

Auteure : Wendy Baqué

Genre : Romance/Drame

Nombre de pages : 228

Maison d’édition : Plumes de Mimi éditions

Résumé :

Nous vivons dans un monde où aimer qui l’on veut n’est pas acceptable à cause d’une trop grande différence d’âge, de revenu financier ou de rang social. Un monde où la musique reste parfois incomprise, où la beauté fait défaut. Un monde où les apparences sont trop souvent trompeuses.

Avant, je croyais que le sens de la vie, c’était la musique. Mon professeur m’a montré que l’amour pouvait aussi valoir la peine d’être vécu. Alors, je l’ai aimé, envers et contre tout. Je l’ai défendu, j’ai cru en lui, je me suis perdue.

Grâce à Rudyard, cet homme au regard tendre et aux valeurs nobles, j’ai pu réaliser mes rêves les plus controversés. L’espace d’un instant, nous nous sommes croisés, nous nous sommes aimés. Nous, qui vivions dans des mondes parallèles.

Notre histoire est celle d’une petite étoile en plastique phosphorescente, d’une enquête policière, de parents désabusés, de normes sociales chamboulées, d’opéra rock révolté, de drogue surdosée, d’amour rejeté et d’amitié à toute épreuve.

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Mon avis

Alors, j’avais déjà lu ce roman à deux reprises alors qu’il était disponible sur Wattpad (j’y avais fait quelques corrections). Et quand l’auteure nous a appris qu’il allait être publié par une maison d’édition, j’ai tout de suite sauté sur l’occasion de le relire et le chroniquer. Mais pourquoi relire ce roman pour une troisième ?

Parce qu’il en vaut la peine.

Ayant lu les trois romans de Wendy Baqué (Les Vents de l’existence, auto-édité, et The Danger of the Lights, sur Wattpad), je suis familière avec sa plume. Une plume belle, simple et efficace. L’auteure sait manier la plume pour nous frapper en plein cœur quand il le faut, tout comme nous offrir des moments de douceur inestimables.

Mais ce qui la caractérise vraiment, c’est le fait qu’elle aborde des sujets tabous, qu’on n’ose pas aborder, dans ces romans. Et c’est le cas dans Inoubliable Symphonie. L’auteure ne nous offre pas une romance passionnée érotique entre une élève et son prof de musique, loin de là. On assiste au début de la relation de deux individus avec une certaine différence d’âge, une relation très mal vue par la société. On assiste à l’éclosion des sentiments de deux personnes d’univers diamétralement opposés. Et… je ne veux pas vous spoiler, mais le dénouement de tout cela est marquant.

Inoubliable Symphonie n’est pas seulement une romance, mais un magnifique roman de remises en question.

Parce qu’en effet, les sujets tabous ne manquent pas. La drogue, les jugements, les stéréotypes. Difficile de vous en dire plus sur ce sujet, je ne veux pas vous spoiler, mais lisez attentivement les passages consacrés à l’enquête policière ; ils sont poignants. June dénonce une réalité malheureusement omniprésente dans notre société.

Et surtout, Wendy Baqué ne va pas dans l’exagération pour dénoncer certains comportements de la société. L’Histoire, bien qu’elle puisse en surprendre quelques-uns, est douce et réaliste. On n’essaie pas de nous faire entrer une réalité dans la gorge, on nous montre simplement des réalités que la société essaie de cacher aux yeux de tous.

Les personnages, quant à eux, sont irrésistiblement attachants. J’ai beaucoup aimé le fait d’avoir leurs deux points de vue face à cette situation. On peut bien voir l’évolution de leurs sentiments et c’est très agréable. De plus, l’auteure nous donne un accès privilégié à leurs pensées. On apprend à les connaitre, à anticiper leurs réactions et leurs paroles ; impossible de ne pas s’attacher à Rudy et June ! On se glisse facilement dans leur peau et lorsqu’une scène émotionnelle surgit, on ne peut s’empêcher d’avoir les larmes aux yeux (parole d’une fille qui ne pleure jamais).

Bref, Inoubliable Symphonie est un magnifique roman qui s’attaque avec brio à des sujets tabous, sans être agressif. On se laisse transporter par la superbe plume de l’auteure tout en dévorant les chapitres à une vitesse hallucinante. On découvre le monde de la musique, de l’excellence, mais aussi quelques recoins plus sombres… qui peuvent être fatals.

Ce roman est à lire absolument pour être déstabilisé, surpris et pour passer un excellent moment. À lire pendant ce confinement !

Chronique : Une baignoire de sang

Hello !

Aujourd’hui, je vous parle de mon dernier service presse lu, soit Une baignoire de sang.

Titre : Une baignoire de sang

Auteure : Béatrice Hammer

Genre : Suspense/roman policier

Nombre de pages : 308

Maison d’édition : Alter Real

Résumé : Pourquoi Julie, jeune pigiste talentueuse, est-elle morte, les veines ouvertes, dans sa baignoire ? Et qui est donc Mina, cette jeune fille asociale, qui vit dans la rue depuis le jour de ses 18 ans, et dont les proches semblent mourir les uns après les autres ?
Gloria Basteret, enquêtrice à la Crim, va tout faire pour répondre à ces questions. En plus de son enquête, Gloria doit supporter les exigences de son nouveau chef qui la déteste, s’occuper seule de ses deux enfants, veiller au bien-être d’un cheval nain… et rêverait de réinvestir une vie amoureuse trop longtemps négligée. Ceci l’amène à user de méthodes peu orthodoxes, sans prendre la mesure des dangers qu’elle fait courir à ses proches, en particulier à ses enfants.
Dans ce roman noir plein de suspense, Béatrice Hammer bouscule les clichés et met en scène des personnages aussi attachants qu’originaux.

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Mon avis

Lire une histoire de meurtre et de complots pendant le confinement… c’est en plein mon genre ! Malgré mes tendances légèrement sadiques, j’ai décidé de commencer la lecture de ce bouquin dont le résumé m’intriguait beaucoup. Et je l’ai dévoré en deux jours !

Le cadavre d’une jeune journaliste est retrouvé, le corps intoxiqué aux médicaments et les veines ouvertes. Suicide ou meurtre ? C’est Gloria, une policière et mère monoparentale, qui est affectée à l’enquête… et elle ne sera pas de tout repos. Entre ex-conjoint malade, espionnage, histoires de famille, magouilles et action, ce roman vous tiendra en haleine jusqu’à la toute dernière ligne.

En aucun cas, pendant ma lecture, je n’ai deviné les retournements de situation, ce qui a rendu ma lecture imprévisible et addictive. Je ne pouvais que tourner les pages (virtuellement, bien sûr) rapidement pour savoir au plus vite ce qui allait arriver à Gloria. Vers les dernières chapitres, l’identité du meurtrier était assez évidente, mais je pense que c’était là le but de l’auteure ; il ne restait plus qu’à trouver des preuves solides pour qu’on puisse arrêter l’assassin.

La double narration est également très intéressante puisque pendant la majorité du roman, on ne sait pas qui est la jeune fille. Le suspense est donc à son comble (et l’auteure le maitrise très bien). Ajouté à cela une belle plume (pas trop surchargée), des personnages attachants, des révélations chocs et une petite immersion dans le monde des SDF… vraiment, j’ai passé un superbe moment à découvrir l’histoire d’Une baignoire de sang ! Moi qui suis fan des romans policiers qui changent du cadre habituel et qui sont réalistes, j’ai été servie !

Il me serait malheureusement difficile d’en dire plus sans spoiler. J’aurais aimé parler de ce roman pendant des heures et des heures, mais je veux surtout vous laisser le plaisir de découvrir ce superbe univers. Je vous recommande donc vivement ce livre ; il ne vous laissera certainement pas indifférent !

Chronique : Brume

Aujourd’hui, on se retrouve pour une courte chronique sur la nouvelle que j’ai lue récemment, Brume, de Stephen King. Étant fan d’horreur, de mystérieux et de suspense, il était impensable pour moi de ne pas acheter cette nouvelle lorsque je l’ai vue dans un magasin grande surface.

Titre : Brume

Auteur : Stephen King

Genre : Fantastique/Horreur/Suspense

Nombre de pages : 285

Maison d’édition : Albin Michel

Résumé : Après un violent orage, la ville de Bridgton se retrouve encerclée par un bloc de brume opaque et menaçant. Piégés dans un supermarché, Billy et son père comprennent vite que l’horreur qui se cache dans ce brouillard n’est que le reflet de celle qui vit dans le coeur des hommes.

Mon avis

J’ai débuté cette nouvelle en plein confinement et ce n’était franchement pas la meilleure idée, puisque les personnages sont confinés dans un supermarché et l’extérieur est rempli de monstres… Au moins, la lecture a été très divertissante, et c’est ce qui compte.

Le début a été un peu long à mettre en place, à mon avis, j’ai trouvé certaines pages pas nécessaires utiles à la nouvelle. Toutefois, dès que la brume s’installe, l’action commence (à notre plus grand bonheur !). Je n’ai pas lâché le livre de la soirée, malgré l’heure tardive ; je peux vous dire que je me suis couchée tard !

L’histoire est assez terrifiante en ces temps de confinement. En effet, une étrange brume blanche épaisse s’installe sur la ville tandis que les personnages principaux se trouvent au supermarché, et chaque personne qui ose s’aventurer dehors disparait dans des hurlements effroyables. Puis, des événements étranges s’enchainent, les dissuadant de sortir. Pourtant, il va bien falloir sortir…

Vraiment, moi qui ne suis pas fan de nouvelles, j’ai adoré celle-là. Elle est tout de même assez longue, on peut même la qualifier de court roman. Du coup, on a le temps de s’attacher aux personnages, de vivre un tas d’émotions et de pleurer quand un personnage meurt… parce que, oui, il y aura des morts (c’est tout de même du Stephen King !).

La seule chose que je déplore, c’est la fin très ouverte. Je sais que dans une nouvelle, ce n’est pas toujours évident de tout fermer les intrigues narratives, mais en refermant le livre, je n’ai pas eu l’impression que l’histoire était terminée. J’aurais aimé en avoir un peu plus !

Chronique : Extincta

J’ai récemment lu Cogito, de Victor Dixen, et après une aussi belle lecture, il était primordial pour moi de continuer avec son dernier roman, soit Extincta. Encore une fois, je n’ai pas lu le résumé avant de l’acheter.


Titre : Extincta

Auteur : Victor Dixen

Genre : Science-fiction/aventure

Maison d’édition : Robert Laffont, Collection R

Nombre de pages : 601

Résumé : L’espèce humaine disparaîtra dans 255 heures.
Les pires prédictions climatiques se sont réalisées, le Grand Effondrement a eu lieu et presque toutes les espèces animales se sont éteintes. Les Derniers Humains se sont réfugiés dans les Dernières Terres : un archipel rocailleux surgi des glaces, où ils survivent dans des cités-royaumes éparses. Accaparés par la lutte pour les maigres ressources, ils ignorent que l’ultime cataclysme est sur le point de balayer ce qu’il reste de l’espèce Homo sapiens.
La dernière histoire d’amour s’écrira en lettres de feu.
Née dans les bas-fonds de Viridienne, la cité-royaume pourrissante envahie d’algues, Astréa rêvait de se consacrer tout entière au culte de Terra. Mais sa foi vacille le jour où son frère est accusé de sacrilège et condamné à mort.
Élevé derrière les remparts du castel, le prince Océrian était né pour régner. Mais un mystérieux accident lui arrache sa jambe et son honneur, l’écartant à jamais de la ligne de succession.
Le destin va jeter ces assoiffés de justice l’un contre l’autre, embrasant leurs coeurs avant de consumer le monde.
La flamme brûle plus fort juste avant de s’éteindre.

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Mon avis

Autant vous dire que j’ai été très surprise en commençant le roman, puisqu’il ne ressemble en rien aux univers futuristes auxquels il nous a habitués dans Phobos et Cogito. Lorsqu’on pense à science-fiction, on pense à un monde futuriste avec une technologie époustouflante ; même s’il y a souvent une caste très pauvre, il y a presque toujours une technologie hyper évoluée, surtout pour les riches. Sauf qu’ici, bah, il n’y a pas de technologie.

Aucune, nada.

Et c’est bien de la science-fiction.

Dixen nous transporte dans un monde pas si lointain où les Hommes ont détruit la Terre à coups de pollution. La quasi-totalité des animaux ont été exterminés et les rares humains ayant survécu se retrouvent désormais sur un nouveau continent. Nous sommes donc loin de la société futuriste, nous nous retrouvons sur un nouveau continent, infertile, où les humains dépendent des algues pour chaque aspect de leur vie (vêtements, nourriture, boisson, parfum, etc.). Et pour ajouter au supplice, il y a différentes castes ; selon votre caste, vous vous occupez d’une tâche ayant comme but final de faire renaitre la Terre.

C’est un univers très intéressant que nous propose encore une fois Dixen. J’ai eu l’impression d’être dans un monde de Fantasy, sans magie, puisqu’on parle de royaumes, de castes, de royauté, d’absence de technologie et de pauvreté. Du coup, ça m’a pris un certain temps avant de m’adapter parce que ce n’est pas un style de lecture que j’aime lire habituellement. J’ai donc échelonné ma lecture pendant une semaine, malgré le fait qu’on soit en confinement. Il faut dire également que cette belle brique de 600 pages a quelques longueurs et je pense qu’on aurait facilement pu enlever 100 pages pour moins de lourdeurs et pour nous garder plus accrochés au récit.

Mais il s’agit là, je pense, d’un des seuls défauts du roman. Parce qu’encore une fois, Victor Dixen a su me captiver par ses mots, ses phrases, ses chapitres, ses personnages et les leçons de vie que son roman contient. Nous qui condamnons les erreurs de nos ancêtres, nous les reproduisons (ces erreurs) et c’est exactement ce que j’ai retiré de ma lecture. On se pense au-dessus de nos ancêtres, mais nous ne sommes aucunement supérieurs à eux. Nous restons humains. Bref, on retrouve encore une fois des morales importantes dans le roman de Dixen, sans qu’il nous l’impose. Ça rend le roman encore plus intéressant ; pour ma part, je n’ai pas eu l’impression de lire ce livre pour rien, malgré quelques longueurs. Cette lecture ne m’a pas appris quelque chose de nouveau, mais elle a engendré des réflexions importantes et c’est ça que je recherche dans la science-fiction.

Les personnages sont également intéressants, même s’ils peuvent nous taper sur les nerfs dans les premières pages, je l’avoue. On a droit à une personnage principale forte, une suante (la plus basse caste), de caractère et un haut-gradé de la société, un prince, qui a tout perdu à cause d’un accident. Ce sont deux personnages principaux forts qui vont être obligés de se côtoyer pendant quelques jours, et laissez-moi vous dire que l’aventure ne sera pas de tout repos ! Surtout avec les quelques personnages secondaires qui s’ajoutent à la quête.

Je ne vous en dis pas plus sur l’histoire, mais après un début un peu lent à démarrer, les rebondissements ne s’arrêtent plus (sans que ce ne soit trop lourd) et les révélations nous parviennent au compte-goutte. On ne peut s’empêcher de continuer notre lecture pour en savoir plus sur l’univers et, aussi, avouons-le, parce qu’on veut savoir s’il y aura une romance ! Je ne vous spoile pas, mais disons que j’aurais aimé avoir un peu plus de romance entre les deux personnages qui ont des sentiments l’un pour l’autre. Je ne vous dis pas qui ils sont, puisque vous devez lire le roman, cependant j’ai bien aimé cette touche de légèreté.

En conclusion, Extincta est une très bonne lecture de science-fiction qui traite d’un sujet important : l’environnement et les conséquences que l’activité humaine pourrait avoir dans des siècles. Il y a quelques longueurs et il faut vous accrocher au début, mais c’est une lecture qui vaut la peine d’être découverte !

Chronique : Eden

Aujourd’hui, une petite chronique pour un petit roman de thriller, soit Eden. Une fois de plus, j’ai tout de suite été attiré par le résumé de ce roman, qui promettait une belle histoire et beaucoup de plaisir !

Titre : EDEN

Auteur : Hayden Stapner

Genre : Mystère/Thriller

Maison d’édition : Éditions Alter Real

Nombre de pages : 156

Résumé : Alors qu’il est posté au pied de la Table Mountain pour observer d’hypothétiques O.V.N.I., Cliff Warham, journaliste dilettante, fils adoptif du rédacteur en chef d’un journal connu de Cape Town en Afrique du sud, secourt un blessé. L’homme est défiguré. Son visage est brûlé de façon effroyable.
Qu’est-ce qui a pu occasionner de telles blessures ?
A-t-il été victime d’une agression ?
Avant de perdre connaissance, l’homme prononce des paroles énigmatiques. Cliff se lance alors dans une enquête palpitante qui le mènera sur les traces d’un psychopathe, le Centaure.
Qui est ce mystérieux individu ? Pourquoi est-ce qu’il mutile ses victimes ? Comment les choisit-il ? Autant de questions qui mettront la vie de Cliff en danger, mais malgré les menaces qui pèsent sur sa vie, il persévère.
Car attraper le Centaure est devenu pour lui une obsession.

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Mon avis

Alors, la lecture de ce petit roman a été très rapide et assez plaisante ; en une soirée, vous pouvez aisément dévorer tous les chapitres de ce thriller. Vous vous laisserez entrainer par cette enquête menée par un journaliste curieux où se croisent meurtre, course-poursuite et fou à lier.

J’ai beaucoup aimé le fait que l’antagoniste du récit soit un bibliophile, mais… fou ! Sans critiquer les croyants de quelconque mouvement, l’auteur nous amène dans la tête d’un fou qui a des visions et des envies plutôt étranges. Il est également très intéressant d’avoir le point de vue du journaliste et de cet antagoniste. Cela ajoute au suspense que dégage le récit.

En revanche, la petite taille de ce roman a eu des impacts négatifs sur ma lecture. On en sait très, très peu sur le personnage du journaliste, qu’on suit pourtant la majorité du temps, et il est difficile de s’identifier à lui parce que c’est un parfait inconnu pour nous. Également, les péripéties s’enchainent rapidement, sans réels entractes, ce qui donne cette impression de précipitation. Je pense que prendre plus de temps entre les différentes actions aurait permis d’accentuer le suspense du thriller et de mieux nous identifier aux personnages !

Alors, pour moi, ce fut une lecture très divertissante (d’autant plus que le récit se déroule en Afrique du Sud !). C’est un petit thriller qui se lit rapidement et qui nous change les idées en ces temps difficiles, malgré le fait que l’histoire soit précipitée. Je conseille aux amateurs de thriller !

Lire, lire, lire pendant la quarantaine !

Bonjour à tous !

Comme plusieurs, je suis en quarantaine pour les prochaines deux semaines et, n’ayant pas de cours à distance, le temps risque de passer lentement… Sauf que je vais lire pour me changer les idées !

Je vous offre donc la possibilité de me proposer vos œuvres et vos coups de cœur dans le formulaire juste ici. Attention ! Me proposer votre histoire ne veut pas dire que je lirai automatiquement votre histoire. Faites en sorte de rendre votre proposition la plus attractive possible pour me convaincre de lire votre roman ! Évidemment, il y aura une chronique pour chaque roman lu.

Alors, à vos claviers !