Chronique : Sous un ciel d’abime

Hello ! On se retrouve aujourd’hui pour une nouvelle chronique, soit celle du thriller Sous un ciel d’abime. Il s’agit du deuxième roman de l’auteur, la suite de Le Chercheur d’âmes, que j’avais adoré. Je vous présente brièvement mon avis sans spoiler en espérant vous convaincre de le lire.

Titre : Sous un ciel d’abime

Auteur : Steve Laflamme

Genre : Thriller

Nombre de pages : 350

Maison d’édition : Les Éditions de l’Homme

Résumé :

Quand les morts s’accumulent en vous, ils finissent par gouverner vos actes…

Devenu détective depuis sa débâcle dans la police, Xavier Martel enquête sur la mort insolite de Corine Quintal à Québec. Il découvre que la victime était liée à une organisation aux activités controversées dont le leader est un homme dangereux.

À Montréal-Nord, Donatien Deveau aspire à venger la mort de sa jeune sœur et enchaîne les délits qui scelleront son sort. Activisme extrême, meurtres sordides, occultisme et démons intérieurs: Martel et Deveau l’ignorent, mais leurs routes vont se croiser dans un feu d’artifice du destin dont personne ne sortira indemne.

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Mon avis

L’histoire se déroule quelques mois après Le Chercheur d’âmes, et nous retrouvons une fois de plus Xavier Martel. Si ce tome-ci explore moins la vie du détective, nous assistons bel et bien à l’expansion de son côté sombre… les noirceurs s’empareront-elles de Martel ?

Si cette suite est moins horrifique, elle n’en reste pas moins très intéressante. Les retournements de situation se succèdent, de plus en plus renversants, et les secrets se dévoilent. L’auteur nous offre un aperçu sur les gangs de Montréal, leur cruauté, leurs guerres, leurs enjeux et les conséquences sur la vie des Montréalais. Très intéressant de voir évoluer des gangs à Montréal et non à New York, comme la plupart des romans de ce genre. Parce que, oui, le Québec ne fait pas exception à la règle ; il y a des gangs, des réseaux de proxénètes et de prostitution.

Autre point intéressant, les deux points de vue. Nous suivons l’enquête de Xavier Martel (ainsi que ses mésaventures avec Prévost) et la quête de Donatien, un jeune homme brisé qui ne désire qu’une chose : connaitre la vérité. Leurs routes finissent par se croiser, dans une finale des plus intenses et sanglantes. Les masques tombent, les révélations fusent, les désirs de vengeance s’assouvissent…

Concernant la fin de ce roman, l’auteur a su une fois de plus me donner l’envie de connaitre la suite ; vivement le tome 3 ! Lire un roman d’auteur québécois – écrit par un de ses profs de cégep ! – est toujours agréable, et cela prouve qu’il y a de belles pépites littéraires.

Amis européens, vous ne serez pas déstabilisés par la langue (mais peut-être par l’histoire en elle-même !). Les expressions québécois se situent majoritairement dans les dialogues et une petite recherche vous permettra d’en apprendre plus.

Franchement, ce deuxième tome est pour moi une très belle découverte. Je me suis laissée emporter par la plume de l’auteur, les retournements de situation, le suspense, les tensions et les personnages. Il s’agit là d’un thriller qui vous surprendra et ne vous laissera pas indifférent !

Chronique : Ombres

Hello !

Me voici pour un nouveau service presse ! Merci encore à Alter Real pour leur confiance.

Titre : Ombres

Auteure : Sandra Baudoin

Genre : Mystère/policier

Nombre de pages : 250

Maison d’édition : Alter Real

Résumé : Le cadavre d’une jeune femme est retrouvé dans la région d’Annecy. Toutes les preuves accablent le mari qui est placé en garde à vue. Quand l’inculpé refuse de coopérer, en se murant dans le silence, des doutes se glissent dans l’esprit de Catalina Lorenzi, la patronne de la section de recherches. Et trop de questions restent sans réponses. Se pourrait-il que certaines pistes de l’enquête aient été négligées ? Quel rôle a joué ce couple d’amis omniprésent qui défend un peu trop le veuf éploré ? Ce thriller psychologique explore les Ombres, toutes ces zones troubles qu’on retrouve dans une affaire criminelle ; les tourments des introvertis, les fantômes des névrosés ; mais aussi les non-dits qui pourrissent dans les familles, les couples et qui peuvent conduire à la folie.

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Mon avis

Alors, le résumé m’a tout de suite intriguée. J’aime beaucoup les thrillers et je voulais bien en lire un. Malheureusement, dès les premières pages, j’ai deviné la fin de l’histoire, et je ne me suis pas trompée. J’ai trouvé cela dommage puisqu’il n’y avait plus de suspense. Sans vous spoiler la fin, elle est assez classique et banale. J’aurais voulu un retournement de situation plus surprenant, qui déstabilise.

Mais je dois bien avouer que le style d’écriture est bien, ainsi que l’alternance de points de vue. Avoir des chapitres du passé et du présent était très bien pour le rythme, mais ayant deviné la fin, cela n’a pas vraiment ajouté au suspense. C’est dommage parce qu’il y avait pas mal de belles pistes à explorer et des sujets qu’on aurait pu approfondir. Les sentiments des personnages auraient pu être davantage explorés, pour ce qu’on se glisse dans leur peau.

Bref, une petite lecture divertissante en somme, mais qui manque de peps !

Chronique : Le monde des anges

Hello ! On se retrouve aujourd’hui pour la chronique d’un autre service presse de la magnifique maison d’édition Alter Real.

Titre : Le monde des anges

Auteur : René Le Gal

Genre : Roman policier

Nombre de pages : 336

Maison d’édition : Alter Real

Résumé :

Un homme, une femme et leur fils de dix ans sont retrouvés morts dans une chambre d’hôtes, louée pour des vacances dans le Var. La première hypothèse est celle d’un « suicide familial ».
L’enquête est confiée au lieutenant Frédéric Belaïd, qui ne tarde pas à suivre une autre piste que celle du suicide.

Les crimes s’enchaînent et les questions, de plus en plus nombreuses, restent sans réponse. Puis un autre crime est commis. Et encore un autre.

Mais qui est le meurtrier ? Quel est son mobile ? Et s’il n’agissait pas seul ?

Le lieutenant Frédéric Belaïd et ses adjoints, la jeune lieutenante Ninon Fourier dont c’est le baptême du feu, et le major Thibault Silvere ne seront pas trop de trois pour élucider cette énigme qui les plongera dans un passé tragique et révélera de terribles secrets.

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Mon avis

Un autre roman policier chez Alter Real ; comme je n’ai pas été déçue jusqu’à présent, je me suis fait plaisir ! Il faut dire que le résumé m’a intéressée très rapidement : un couple et leur enfant retrouvés morts… suicide, vraiment ?

Je ne m’attendais pas à une intrigue aussi complexe, je dois l’avouer, surtout que je me suis perdue à quelques reprises dans le nombre incalculable de personnages (suspects). Parfois, les policiers font des déductions et ça parait tout naturel pour eux, mais pas nécessairement pour eux ; du coup, il m’arrivait d’être un peu perdue dans les déductions et les raisonnements. Il aurait été agréable d’avoir un peu plus de temps pour souffler et un peu plus d’explications pour les lecteurs qui n’évoluent tout de même pas dans le monde de la police !

Mais sinon, j’ai beaucoup aimé ma lecture. La plume nous emporte rapidement dans cet univers complexe et les surprises se font nombreuses. On pense à un suicide, puis à un meurtre… mais c’est beaucoup plus profond que ça et c’est ce qui rend le tout très intéressant ! D’ailleurs, je n’ai pas lu les autres romans policiers de cette série, mais ça ne m’a pas dérangée dans ma lecture ; ce livre se lit très bien indépendamment, et c’est un plus considérable.

Concernant les coordonnateurs du meurtre…. eh bien, sans donner trop d’informations, j’ai trouvé original leur portrait. On ne s’attend pas du tout à ce que de telles personnes soient prêtes à organiser de telles horreur, et sans remords en plus ! Du coup, j’ai été bien surprise par leur identité et par d’autres revirements de situation inattendus. L’intrigue n’était pas privisible, et on aime ça !

Finalement, ce roman policier a été une bonne lecture pour moi, mais on retrouve parfois quelques déductions et explications complexes très vite expliquées, ce qui peut rendre la lecture confuse par endroits. Mais ce qui est sûr, c’est que ce roman déborde d’originalité, de suspense, d’action et de retournements inattendus. Je vous le conseille !

Chronique : Le Chercheur d’Âme

Aujourd’hui, on se retrouve pour une chronique coup de cœur !

Titre : Le chercheur d’âme

Auteur : Steve Laflamme

Genre : Roman policier

Maison d’édition : Les Éditions de l’Homme

Nombre de pages : 461

Résumé :

ON L’APPELLE LE «CHERCHEUR D’ÂME». Chacune de ses victimes, retrouvée le visage ouvert, est porteuse d’un message qui semble narguer les policiers de l’Unité des crimes majeurs de la Sûreté du Québec. En présence d’un motif obscur, de références cryptiques et d’un mode opératoire aussi systématique qu’incompréhensible, le sergentdétective Xavier Martel ne ménage aucun effort pour mettre fin au cycle sanglant.

Prédateur de prédateurs, celui qui a déjà goûté à la violence crue fait de cette enquête une affaire personnelle. La seule chose qu’il ne peut se permettre de perdre, c’est du temps. C’était sans prévoir que la folie du tueur et le goût âpre d’une possible défaite le précipiteraient, lui aussi, dans ses derniers retranchements.

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Mon avis

Alors, j’ai eu la chance d’avoir Steve Laflamme, l’auteur, comme professeur de cégep la session passée. J’ai d’ailleurs beaucoup aimé son cours Littérature fantastique, science-fiction et policière, pendant lequel j’ai découvert de magnifiques œuvres. Alors, lorsque j’ai su qu’il avait publié plusieurs romans, j’ai été intéressée à en acheter un, surtout après le retour enthousiasme d’un de mes camarades de classe.

Et pour être honnête, je ne m’attendais pas du tout à ça.

J’ai toujours bien aimé les romans policiers, mais sans plus. Je suis une fan des séries policières, du genre Mentaliste, Élémentaire, CSI Miami, mais je n’ai jamais eu de grand coup de cœur pour un roman policier (mis à part Le Silence des Agneaux) , et encore moins québécois. Alors, en commençant ce roman, je pensais bien l’aimer, mais… pas autant.

Les 50-100 premières pages commencent doucement. On découvre un cadavre qui a subi des trucs horribles et on fait un peu connaissance avec le tueur, mais rien de bien traumatisant si vous êtes habitué au genre. Et après… bah, ça dérape. Les événements s’enchainent les uns après les autres et chaque fois qu’on se dit que ça ne peut pas être plus horrible, un truc horrible arrive. Et contrairement à ce qu’on peut penser, les événements inhumains en grande quantité ne sont pas de trop, juste pour faire peur. Ici, ils ont un but précis et l’auteur ne se perd pas dans des détails inutiles et dégoûtants, mais nous raconte l’essentiel. Parce que l’humain est capable des pires horreurs et il ne faut pas le cacher.

Pour être honnête, je me contentais de 50-75 pages par soir, moi qui lis très vite, afin de bien digérer les événements qui arrivaient ! Puis, le suspense était à son comble. Tout ce que je voulais, c’était tourner la page pour en savoir plus, toujours plus, et encore plus. J’ai été surprise bien des fois !

Autre point que j’ai particulièrement aimé : le fait que l’histoire ne s’arrête pas après l’arrestation du tueur. Je ne peux pas vous donner plus de détails ici, mais j’ai vraiment aimé tout ce qui se passe après, Ça change un peu de la structure du roman policier qu’on trouve dans les autres romans, sans s’en dévier totalement.

Et puis, la recherche qu’a fait l’auteur sur ce roman est juste phénoménale. On entre facilement dans le monde de la lutte et son histoire. Même moi qui suis loin d’être une passionnée de ce sport, j’ai appris beaucoup, oui, mais je me suis laissée entrainer. Parce que non seulement les explications sont bien amenées, mais l’intrigue que l’auteur a construit autour de ce monde particulier est génial. Je n’imagine même pas tout le travail effectué pour que ce roman naisse !

Bref, ce roman est pour moi un énorme coup de cœur. Étant fan d’horreur, j’ai été servie ici par tous les événements suspects, étranges, inhumains qui nous font réfléchir. J’ai le cœur au bord des lèvres tout au long de l’histoire, autant de dégoût que de stress. Parce que ce genre de romans nous montre non seulement la partie inhumaine de l’humain, mais la nature de ceux qu’ont dit *bons* (policiers, entre-autres). Si vous voulez un roman qui fait sourire, ce n’est pas le bon roman pour vous. Celui-là est plus qu’un roman policier et je ne dis pas seulement cela parce que je connais l’auteur. J’ai été happée par ce livre et j’espère que vous le serez aussi.

Et à tous ceux qui prétendent que la littérature québécoise est en voie de disparition, ce roman est l’une des nombreuses preuves que c’est faux. Elle regorge de pépites littéraires qui n’attendent qu’à être découvertes.

Un premier roman de l’auteur de ce calibre promet un deuxième roman excellent !

Chronique : Amour Fauves

Alter Real est une maison d’édition que j’adore. Les services presses qu’il m’offrent sont toujours de bons moments de lecture. Pourtant, aujourd’hui, c’est une lecture très mitigée que je vous présente.

Titre : Amours Fauves

Auteure : Mélodie Smacs

Genre : Fantastique/thriller/policier

Maison d’édition : Alter Real

Résumé : Les officiers Megane Difen et Tom Senia sont équipiers depuis plusieurs mois. La première, froide et solitaire, se fascine pour celui que les tabloïdes appellent le « Tueur du Bal ». Le second, charmeur et taquin, l’épaule de son mieux, se montrant même protecteur envers elle. Lorsqu’un étrange meurtre survient, ils font équipe pour l’élucider. Toutefois, l’un des deux en sait bien plus qu’il ne veut l’avouer. Entre enquête surnaturelle, disputes et passion, et si chacun menait en fait un double jeu ?

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Mon avis

Amours fauves est un roman extrêmement déstabilisant. Il y a deux parties au roman et les deux sont très différentes l’une de l’autre ; on aurait dit deux romans différents. Pour moi, il n’y a pas assez de lien entre les deux parties, surtout que certains personnages changent de comportement, sans vraiment d’évolution. Je trouve vraiment dommage qu’il y ait eu une telle ellipse de temps.

La première partie était assez bien, mais la deuxième m’a refroidie. On découvre une révélation sur l’héroine… et sans vous spoiler, il n’y a aucune indice de la nature de l’héroine dans la première partie, alors qu’il devrait au moins y avoir quelques indices. De plus, dans la deuxième partie, le comportement de l’héroine change du tout au tout et c’est assez dommage, je trouve. Peut-être y a-t-il eu une évolution dans son mode de pensée, mais j’ai trouvé cela un peu trop soudain.

Mais ce qui m’a le plus dérangée, c’est la joie et l’excitation des personnages face à la mort. Pour le personnage masculin, c’est normal, mais pour la femme, qui a passé sa vie avec des humains, ça me parait trop soudain et malsain. En deux mois, changer autant me semble improbable.

Et également, je trouve que la deuxième partie est parfois surchargée d’actions et d’informations. Je pense qu’on aurait pu étirer un peu plus de temps pour notamment nous décrire les émotions des personnages et nous permettre de reprendre notre souffle, notamment pour la fin. Je comprends l’effet précipité, mais personnellement, j’ai décroché.

Il n’y a pas que du négatif, évidemment ! C’est évident que ces points nous sautent à la figure, mais je suis consciente de tout le travail qu’il y a derrière. J’ai d’ailleurs beaucoup aimé la première étape. On connaissait le meurtrier et même si j’ai été déçue au premier abord, ça ajoute énormément à la tension. Le suspense était énorme !

Une belle plume également, qui permet beaucoup de suspension et de tension dans la première partie. J’ai bien aimé, aussi, l’idée globale de ces… créatures (j’essaie de ne pas spoiler, mais c’est difficile !) est très intéressante. Les flash-backs sont très intéressants également (je n’ai que ce mot à la bouche !). Et encore une fois, la maison d’édition a fait une excellente job au niveau de la forme et de la mise en page, un vrai plaisir pour les yeux.

En résumé, je suis très mitigée par ce roman. Pour moi, la deuxième partie est un peu précipitée et aurait pu être davantage exploitée, notamment au niveau des personnages et des descriptions. Cependant, ce roman est bien écrit, original, fluide et sort des sentiers battus. Si vous voulez une lecture qui mélange thriller, roman de police et fantastique, c’est votre roman !

Chronique : ST : Darkness on the Edge of Town

Aujourd’hui, je vous parle d’une lecture personnelle ! Mon avis sera moins loin que d’habitude, mais je vous conseille absolument cette lecture.

Titre : Stranger Things – Darkness on the Edge of Town

Auteur : Adam Christopher

Genre : Thriller/roman policier

Nombre de pages : 601

Maison d’édition : Lumen

Résumé :

La préquelle de la série événement, exclusivement en roman !

Fêtes de fin d’année, Hawkins, 1984.

Le shérif Jim Hopper n’a qu’une envie : profiter tranquillement de son premier Noël en compagnie de celle qui est désormais sa fille adoptive. Mais la jeune Onze a d’autres projets. Malgré les protestations de Hopper, elle remonte un carton étiqueté  » New York  » de la cave, et l’assaille de questions : pourquoi le shérif a-t-il quitté Hawkins toutes ces années avant ? Pourquoi ne parle-t-il jamais de cette période de sa vie ? Et malgré ses réticences, Hopper entame l’histoire de la nuit à New York où, pour lui, tout a changé…

Été, New York 1977.

Le jeune policier commence une nouvelle vie après plusieurs années passées au Vietnam. Une vie de famille harmonieuse avec sa femme et sa petite fille, un tout nouveau poste d’enquêteur au NYPD… Tout semble aller à merveille jusqu’à une série de meurtres étranges, très ritualisés, qui lui sont en plus aussitôt retirés par le FBI. Furieux, le jeune homme décide d’enquêter quand même, et infiltre sous couverture un gang des rues. Mais bientôt, une immense panne de courant plonge la ville entière dans le noir… des ténèbres bien plus profondes que ce qu’aurait pu imaginer Hopper.

Stranger Things – Darkness on the Edge of Town lève le voile sur les événements qui précèdent la célèbre série des frères Duffer, et suit les aventures de l’un des personnages favoris des fans de la série, le shérif Jim Hopper, confronté au célèbre black-out de 1977 à New York.

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Mon avis

Je dois l’avouer, je suis une IMMENSE fan de Stranger Things, moi qui n’aime pas vraiment les séries. De la science-fiction et de l’horreur, c’est en plein mon genre de trucs !

De plus, Hopper est l’un de mes deux personnages préférés de la série, alors quand j’ai vu ce roman sur son passé, je me suis jetée dessus ! Et pour être honnête, en voyant le résumé, je m’attendais à plus… sombre. Le résumé nous promettait d’en savoir plus sur le passé de Hopper, ce qui est faux en fin de compte. On en sait plus sur une de ses enquêtes effectuées à New-York, mais on n’en sait pas plus sur son passé dans la guerre du Vietnam, ni ce qui s’est passé avec sa femme et sa fille. Du coup, le résumé promettait un peu du rêve !

Mais j’ai pris énormément de plaisir à lire cette belle brique de six cents pages. Voir Hopper mari, père et inspecteur, c’était très beau ! Surtout que le récit est entrecoupé de quelques retours au présent et on peut lire quelques beaux passages entre Hopper et Eleven. Et malheureusement pour moi, j’attends avec plus d’impatience la saison 4…

Bref, comme Eleven n’était pas encore dans la vie de Hopper en 1977, ce roman n’est pas un roman d’horreur/science-fiction, mais un policier. Tout commence avec des meurtres, une enquête et ensuite… on va plus loin ! Je ne vous en dirais pas plus, mais c’est un récit haletant, qui vous fera tourner les pages avec grande impatience, j’en suis sûre.

Sur ce, je retourne à mes services presses !

Chronique : Une baignoire de sang

Hello !

Aujourd’hui, je vous parle de mon dernier service presse lu, soit Une baignoire de sang.

Titre : Une baignoire de sang

Auteure : Béatrice Hammer

Genre : Suspense/roman policier

Nombre de pages : 308

Maison d’édition : Alter Real

Résumé : Pourquoi Julie, jeune pigiste talentueuse, est-elle morte, les veines ouvertes, dans sa baignoire ? Et qui est donc Mina, cette jeune fille asociale, qui vit dans la rue depuis le jour de ses 18 ans, et dont les proches semblent mourir les uns après les autres ?
Gloria Basteret, enquêtrice à la Crim, va tout faire pour répondre à ces questions. En plus de son enquête, Gloria doit supporter les exigences de son nouveau chef qui la déteste, s’occuper seule de ses deux enfants, veiller au bien-être d’un cheval nain… et rêverait de réinvestir une vie amoureuse trop longtemps négligée. Ceci l’amène à user de méthodes peu orthodoxes, sans prendre la mesure des dangers qu’elle fait courir à ses proches, en particulier à ses enfants.
Dans ce roman noir plein de suspense, Béatrice Hammer bouscule les clichés et met en scène des personnages aussi attachants qu’originaux.

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Mon avis

Lire une histoire de meurtre et de complots pendant le confinement… c’est en plein mon genre ! Malgré mes tendances légèrement sadiques, j’ai décidé de commencer la lecture de ce bouquin dont le résumé m’intriguait beaucoup. Et je l’ai dévoré en deux jours !

Le cadavre d’une jeune journaliste est retrouvé, le corps intoxiqué aux médicaments et les veines ouvertes. Suicide ou meurtre ? C’est Gloria, une policière et mère monoparentale, qui est affectée à l’enquête… et elle ne sera pas de tout repos. Entre ex-conjoint malade, espionnage, histoires de famille, magouilles et action, ce roman vous tiendra en haleine jusqu’à la toute dernière ligne.

En aucun cas, pendant ma lecture, je n’ai deviné les retournements de situation, ce qui a rendu ma lecture imprévisible et addictive. Je ne pouvais que tourner les pages (virtuellement, bien sûr) rapidement pour savoir au plus vite ce qui allait arriver à Gloria. Vers les dernières chapitres, l’identité du meurtrier était assez évidente, mais je pense que c’était là le but de l’auteure ; il ne restait plus qu’à trouver des preuves solides pour qu’on puisse arrêter l’assassin.

La double narration est également très intéressante puisque pendant la majorité du roman, on ne sait pas qui est la jeune fille. Le suspense est donc à son comble (et l’auteure le maitrise très bien). Ajouté à cela une belle plume (pas trop surchargée), des personnages attachants, des révélations chocs et une petite immersion dans le monde des SDF… vraiment, j’ai passé un superbe moment à découvrir l’histoire d’Une baignoire de sang ! Moi qui suis fan des romans policiers qui changent du cadre habituel et qui sont réalistes, j’ai été servie !

Il me serait malheureusement difficile d’en dire plus sans spoiler. J’aurais aimé parler de ce roman pendant des heures et des heures, mais je veux surtout vous laisser le plaisir de découvrir ce superbe univers. Je vous recommande donc vivement ce livre ; il ne vous laissera certainement pas indifférent !

Chronique : Eden

Aujourd’hui, une petite chronique pour un petit roman de thriller, soit Eden. Une fois de plus, j’ai tout de suite été attiré par le résumé de ce roman, qui promettait une belle histoire et beaucoup de plaisir !

Titre : EDEN

Auteur : Hayden Stapner

Genre : Mystère/Thriller

Maison d’édition : Éditions Alter Real

Nombre de pages : 156

Résumé : Alors qu’il est posté au pied de la Table Mountain pour observer d’hypothétiques O.V.N.I., Cliff Warham, journaliste dilettante, fils adoptif du rédacteur en chef d’un journal connu de Cape Town en Afrique du sud, secourt un blessé. L’homme est défiguré. Son visage est brûlé de façon effroyable.
Qu’est-ce qui a pu occasionner de telles blessures ?
A-t-il été victime d’une agression ?
Avant de perdre connaissance, l’homme prononce des paroles énigmatiques. Cliff se lance alors dans une enquête palpitante qui le mènera sur les traces d’un psychopathe, le Centaure.
Qui est ce mystérieux individu ? Pourquoi est-ce qu’il mutile ses victimes ? Comment les choisit-il ? Autant de questions qui mettront la vie de Cliff en danger, mais malgré les menaces qui pèsent sur sa vie, il persévère.
Car attraper le Centaure est devenu pour lui une obsession.

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Mon avis

Alors, la lecture de ce petit roman a été très rapide et assez plaisante ; en une soirée, vous pouvez aisément dévorer tous les chapitres de ce thriller. Vous vous laisserez entrainer par cette enquête menée par un journaliste curieux où se croisent meurtre, course-poursuite et fou à lier.

J’ai beaucoup aimé le fait que l’antagoniste du récit soit un bibliophile, mais… fou ! Sans critiquer les croyants de quelconque mouvement, l’auteur nous amène dans la tête d’un fou qui a des visions et des envies plutôt étranges. Il est également très intéressant d’avoir le point de vue du journaliste et de cet antagoniste. Cela ajoute au suspense que dégage le récit.

En revanche, la petite taille de ce roman a eu des impacts négatifs sur ma lecture. On en sait très, très peu sur le personnage du journaliste, qu’on suit pourtant la majorité du temps, et il est difficile de s’identifier à lui parce que c’est un parfait inconnu pour nous. Également, les péripéties s’enchainent rapidement, sans réels entractes, ce qui donne cette impression de précipitation. Je pense que prendre plus de temps entre les différentes actions aurait permis d’accentuer le suspense du thriller et de mieux nous identifier aux personnages !

Alors, pour moi, ce fut une lecture très divertissante (d’autant plus que le récit se déroule en Afrique du Sud !). C’est un petit thriller qui se lit rapidement et qui nous change les idées en ces temps difficiles, malgré le fait que l’histoire soit précipitée. Je conseille aux amateurs de thriller !

Chronique : Le Silence des Agneaux

Hello !

On se retrouve aujourd’hui avec la chronique de Le Silence des Agneaux, un chef-d’œuvre de la littérature policière, que vous devez absolument lire.

Titre : Le Silence des Agneaux

Auteur : Thomas Harris

Genre : Policier/mystère/thriller

Pages : 375

Maison d’édition : Pocket

Date de parution : 1988

Résumé : Il s’appelle Hannibal Lecter. Il est psychiatre. Emprisonné à vie pour une série de meurtres , il est la plus grande autorité du pays en matière de démence criminelle.

Pour comprendre les motivations secrètes d’un psychopathe qui terrifie l’Amérique, la police a besoin de ses  » intuitions « .

Mais Lecter n’accepte de communiquer qu’avec Clarice, jeune agent spécial du FBI. Si elle veut bien lui parler d’elle-même, de son enfance, de ses peurs intimes, peut-être l’aidera-t-il à trouver le tueur…

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Mon avis

Je n’ai jamais vraiment entendu parler de *Le Silence des Agneaux* puisque je suis née une dizaine d’années après la sortie du film et du livre. Mais lorsque mon professeur de littérature de genres nous a donné ce roman à lire il y a quelques semaines, j’ai tout de suite eu envie de le commencer. Un résumé hyper alléchant et mon prof, un auteur, qui le décrit comme un chef d’œuvre ? Ça donne envie de le lire, ça c’est sûr !

Et je n’ai pas été déçue, oh que non.

Malgré le fait que ce roman soit sorti il y a plus de trente ans, il reste terriblement actuel. On voit bien la discrimination et la rareté des femmes dans le milieu policier, ici le FBI, ainsi que leurs doutes, leurs peines et leurs espoirs. J’ai trouvé cela très ingénieux de la part de l’auteur d’intégrer une jeune femme dans le rôle principal. Je pense que l’histoire aurait été très différente avec un homme comme personnage principal !

Mais avant d’aller plus loin, il faut absolument parler de ce cher Hannibal Lecter. Dans ce roman-ci, le psychiatre cannibale est enfermé depuis de longues années et ne peut sortir de sa cage, ce qui nous permet de mieux le connaitre. Pour ma part, ce fut ma première rencontre avec ce meurtrier et je dois avouer que j’ai… adoré ce personnage ! Enfin, je l’ai adoré, oui, mais je dois avouer qu’il m’a fait peur à quelques reprises. Un petit homme, qui peut sembler tout à fait banal, avec un langage très soutenu, une allure impeccable et une connaissance immense. Vraiment, il est aux antipodes du cliché du meurtrier. Soyons honnêtes : est-ce ainsi qu’on se représente un fou dangereux tueur en série cannibale ? Non.

Bref, j’ai adoré le personnage d’Hannibal Lecter, que j’ai tout de suite trouvé très intéressant par son originalité, son charisme et sa différence. Sûrement un des méchants que j’aime le plus !

Nous avons donc une jeune femme dans un milieu d’homme et un psychopathe qui parle bien. Ça commence bien, non ? Eh bien, ce n’est que le début.

Très vite, on nous apprend que plusieurs corps ont été retrouvés un peu partout aux États-Unis. Ce sont toutes des femmes, bien en chair, qui ont été écorchées. Et malgré les mois qui défilent, personne n’arrive à trouver le meurtrier…

Je déteste les romans policiers prévisibles. En tant que lecteur, ce qu’on désire plus que tout, c’est être déstabilisé, vivre des émotions fortes. On veut crier, pleurer, rire et sauter de joie avec les personnages. Et heureusement, c’est ce que ce roman nous offre, des tas d’émotions fortes. Rebondissement après rebondissement, surprise après surprise, cette histoire ne finira pas de vous étonner. On a beau prédire une tonne de scénarios horrifiants, pas une seule fois on a raison. Harris réussit à nous déstabiliser et à aller plus loin, toujours plus loin. Il a pris des risques énormes avec l’étrange personnage de Buffalo Bill et, pourtant… ça fonctionne !

(SPOILERS dans le prochain paragraphe)

Soyons honnêtes, un homme de 35 ans qui kidnappe des femmes, fait en sorte qu’elles maigrissent, les tue, arrache leur peau pour ensuite en faire un manteau, ou un costume, de peau humaine (de femme), c’est étrange… c’est déstabilisant et dérangeant. Comment un homme qui veut être une femme en arrive là ? J’avoue que j’aurais aimé avoir un peu plus d’explications sur ce qui l’a poussé à en arriver jusque-là, mais on peut facilement deviner plusieurs éléments.

Et franchement, ça fait peur.

En nous montrant un homme totalement dérangé, l’auteur arrive, cependant, à nous sensibiliser à plusieurs causes : l’abandon d’une mère, la relation haine-amour entre une femme et son fils, l’alcoolisme, l’adoption, le meurtre, le sentiment de rejet, le désespoir, le désir d’être quelqu’un d’autre, l’admiration… Buffalo Bill n’est pas un tueur en série parce que Thomas Harris a décidé qu’il en était un. Il lui a donné des défauts, mais aussi des qualités ; il y a des raisons, étranges certes, à ses gestes.

Thomas Harris ne s’est pas contenté de créer un tueur en série, il lui a donné une âme.

Et c’est ce que j’ai beaucoup aimé de cet auteur. Ces personnages sont si complexes, si bien travaillés, qu’on pourrait croire dur comme fer qu’ils existent.

Pour les âmes plus sensibles, il y a quelques passages un peu moins ragoutants, mais Harris n’y va jamais dans l’excès. Personnellement, j’ai bien aimé ces moments puisqu’on se rend compte à quel point l’être humain peut être… inhumain, et c’est ce qu’il est intéressant de constater à travers le récit.

Vous ne verrez donc pas les 375 pages défiler, je vous le garantis ! Tout ce que vous voudrez, c’est en savoir plus, toujours plus, parce que Le Silence des Agneaux est de ces livres qui vous passionnent, vous mettent dans tous vos états, vous révoltent, vous font rire, vous mettent en rogne.

Et j’espère que, comme moi, vous irez lire les autres tomes pour en savoir plus !