Chronique : Sirène

Nouvelle chronique aujourd’hui !

Titre : Sirène

Auteure : Tricia Rayburn

Genre : fantastique

Nombre de pages : 350

Maison d’édition : ADA

Résumé :

Vanessa Sands, jeune fille de 17 ans, a peur de tout — la noirceur, les hauteurs,
l’océan — mais sa grande soeur sans peur, Justine, a toujours été là pour la soutenir
à chaque épreuve. Jusqu’à cette nuit où Justine part plonger de la falaise près de la
résidence secondaire de la famille à Winter Harbor, dans le Maine. Son corps ne fut
retrouvé que le lendemain, dérivant près du rivage. Les parents de Vanessa tentent de passer à travers cette tragédie en retournant à leur routine habituelle, à Boston, mais Vanessa ne peut croire que sa soeur est morte par accident.

Après avoir découvert que Justine n’avait jamais envoyé sa candidature aux universités et qu’elle sortait en secret avec Caleb Carmichael, un ami de la famille de longue date, Vanessa retourne à Winter Harbor afin de trouver des réponses. Toutefois, lorsque Vanessa apprend que Caleb est porté disparu depuis la mort de Justine, elle et Simon, le grand frère de Caleb, s’allient pour partir à sa recherche.

Cette relation amènera les deux jeunes à développer plus qu’une simple amitié. Bien vite, Vanessa n’est plus la seule à vivre dans la crainte: tout Winter Harbor devient nerveux quand on découvre un autre corps près du rivage. La panique s’installe lorsque le petit village devient le théâtre d’une série d’accidents mortels reliés à l’eau… accidents mortels dans lesquels les morts ont un large sourire plaqué au visage.

Tout en creusant dans le mystère de la mort de Justine et la série de noyades à glacer le sang, Vanessa découvre un secret qui pourrait mettre à mal son amour naissant et qui changera à jamais sa vie.

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Mon avis

Sirène est un roman qui trainait dans ma PAL depuis quelques mois déjà. Ma mère l’a lu avant moi et a même emprunté les deux autres tomes par la suite. Elle qui est une lectrice difficile, elle a beaucoup aimé, ce qui m’a convaincue de commencer ma lecture.

La première chose qui m’a frappée, c’est que ça va vite, vraiment vite. Je le répète et le répète souvent, mais je ne suis pas une grande fan des descriptions ; je n’ai pas besoin d’un million de descriptions pour bien me plonger dans un roman. Un minimum pour qu’on puisse se représenter les lieux, les personnages et pour qu’on puisse vivre les émotions des personnages et, hop, je suis satisfaite. Sauf que dans ce roman, il manque de descriptions. Si vous ne lisez pas attentivement chaque mot de chaque phrase, vous pouvez louper des informations importantes. Parfois, l’auteure annonce un changement de lieu dans une incise de dialogue et il est facile de se perdre. Elle va très vite et ne prend malheureusement pas le temps de bien marquer les changements de lieux. J’ai également trouvé que ça manquait un peu d’approfondissement au niveau des émotions !

Mais on ne peut certainement pas nier le fait que l’histoire est originale et traite le sujet des sirènes d’une façon différente. On explore le côté sombre de ce mythe, au lieu de ne prendre que le bon côté comme le font les romans de sirènes de nos jours. Ce qui m’attriste par contre, c’est qu’il n’y a que quelques pages dans l’eau et on ne sait pas vraiment si les personnages ont des queues de sirène… on passe vite par-dessus.

Quelques petites incohérences m’ont également titillée. La personnage principale découvre une photo de son père avec une autre femme et déduit automatiquement que sa mère n’est pas sa mère, mais cette autre femme… et elle ne pose jamais de questions à son père, alors qu’elle en a l’occasion, notamment à la fin du roman. Également, elle pense être une sirène parce qu’elle a des caractéristiques de ces créatures, mais ne pose aucune question ni à son père ni à personne, et ça ne semble pas la déranger plus que ça… alors que ces créatures sont dangereuses dans le roman et que c’est toute une nouvelle, quand même !

Mais outre ces points négatifs, j’ai accroché à l’histoire et à l’intrigue que nous présente l’auteure. Elle ne manque certainement pas d’originalité ; j’aime beaucoup cette revisite des sirènes, même si j’aurais aimé en avoir plus ! Heureusement, il me reste deux autres tomes à lire, et j’espère que l’auteure développera encore plus son univers, qui me semble très intéressant.

Chronique : Suprêmes

Hello !

On se retrouve aujourd’hui pour un autre service presse que j’ai beaucoup aimé ! Et avouons-le, la couverture est superbe.

Titre : Suprêmes, tome 1

Auteure :Elle Séveno

Genre : Science-fiction

Nombre de pages : 322

Maison d’édition : Cyplog

Résumé :

Quatre cents ans après le monde tel que nous le connaissons, les Humains ne sont plus la race supérieure, ni même la seule. Et ils le découvrent lors d’une terrible invasion qui vire aussitôt à l’horreur.

Quand ils ne sont pas abattus comme du bétail, ils sont réduits en esclavage par une race perverse et tyrannique.

Vine, qui s’est toujours sentie en décalage avec les siens, est emprisonnée à son tour et déportée sur une planète inconnue. Dans sa cellule, elle rencontre un prisonnier différent des autres.

Quelle que soit sa race, il la fascine, la respecte et la guide…

À ses côtés, elle pourrait bien devoir remettre en question toutes ses certitudes.

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Mon avis

Lorsque j’ai vu que Cyplog Éditions m’avait envoyé ce service presse d’Elle Séveno, j’étais très contente ; c’est une auteure que je vois passer depuis plusieurs années et je n’avais pas encore eu la chance de découvrir ces écrits. Mais quand j’ai vu que c’était de la science-fiction, j’étais aux anges ! Surtout que cela faisait quelque temps que je voyais passer cette superbe couverture sur mes réseaux sociaux…

Bref, je n’ai pas été déçue par ce bouquin ! Dès le début, je me suis laissée emporter par les personnages mystérieux et cet univers incroyable que l’auteure a construits. Même si on en sait finalement assez peu sur la vie passée de Vine (seul point négatif du roman, à mon avis), on ne peut que saluer l’originalité de l’auteure qui en a fait une prisonnière dès le début. Voilà deux ans qu’elle est emprisonnée lorsque sa vie bascule… elle apprendra que les humains ne sont pas seuls dans l’univers, qu’elle est plus forte que ce qu’elle croyait, que l’humanité n’est peut-être pas si effroyable qu’on pourrait le penser, que la différence fait la force, qu’il ne faut pas se fier aux apparences…

Je dois ajouter que j’ai particulièrement aimer les derniers chapitres du roman, même si l’auteure se révèle légèrement… sadique. Mais j’adore ça, les auteurs sadiques ! Le roman n’en est que meilleur, parce que l’auteur ne se prive pas d’ajouter des rebondissements sadiques, qui sont parfois on ne peut plus réalistes. Bref, la fin sadique m’a bien plu, même si on a l’impression que Vine va devoir tout recommencer au tome 2 !

Quant à la plume de Elle Seveno, elle est très belle ; parfois simple, parfois poétique… un très beau mélange qui nous ermet une lecture fluide et agréable. J’ai beaucoup aimé, encore une fois. Je salue également l’initiative de changer la police des dialogues lorsqu’on change de langue parlée. D’habitude, je ne suis pas très fan du changement de police, mais je trouve qu’ici, c’est très bien effectué et la lecture n’en est que plus fluide.

Je trouve également l’univers créé par l’auteure très, très intéressant. Les explications données sont bien dosées, il n’y a pas de problème de compréhension, et même… on veut en savoir plus, toujours plus ! J’ai trouvé que l’univers créé mélangeant fantastique et science-fiction était différent de ce qu’on peut lire de nos jours dans ce type de romans. Je n’ai pas eu l’impression de lire une revisite d’univers, mais de découvrir un univers tout nouveau !

Et finalement, parlons de ces incroyables personnages ! J’ai tout de suite adoré Vine, avec son caractère fort mais sa vulnérabilité, et Al’, bah, c’est Al’ ! Un homme qui n’a pas peur de se battre pour ses convictions, qui est courageux, fort et loyal, mais on voit petit à petit une certaine vulnérabilité qui s’installe en lui.

Bref, pour moi, Suprêmes est une très, très bonne lecture. Je ne me suis pas ennuyée une seule seconde, l’univers créé étant tout simplement extraordinaire et bien construit. J’ai déjà terriblement hâte de dévorer le tome 2 !

Chronique : Amour Fauves

Alter Real est une maison d’édition que j’adore. Les services presses qu’il m’offrent sont toujours de bons moments de lecture. Pourtant, aujourd’hui, c’est une lecture très mitigée que je vous présente.

Titre : Amours Fauves

Auteure : Mélodie Smacs

Genre : Fantastique/thriller/policier

Maison d’édition : Alter Real

Résumé : Les officiers Megane Difen et Tom Senia sont équipiers depuis plusieurs mois. La première, froide et solitaire, se fascine pour celui que les tabloïdes appellent le « Tueur du Bal ». Le second, charmeur et taquin, l’épaule de son mieux, se montrant même protecteur envers elle. Lorsqu’un étrange meurtre survient, ils font équipe pour l’élucider. Toutefois, l’un des deux en sait bien plus qu’il ne veut l’avouer. Entre enquête surnaturelle, disputes et passion, et si chacun menait en fait un double jeu ?

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Mon avis

Amours fauves est un roman extrêmement déstabilisant. Il y a deux parties au roman et les deux sont très différentes l’une de l’autre ; on aurait dit deux romans différents. Pour moi, il n’y a pas assez de lien entre les deux parties, surtout que certains personnages changent de comportement, sans vraiment d’évolution. Je trouve vraiment dommage qu’il y ait eu une telle ellipse de temps.

La première partie était assez bien, mais la deuxième m’a refroidie. On découvre une révélation sur l’héroine… et sans vous spoiler, il n’y a aucune indice de la nature de l’héroine dans la première partie, alors qu’il devrait au moins y avoir quelques indices. De plus, dans la deuxième partie, le comportement de l’héroine change du tout au tout et c’est assez dommage, je trouve. Peut-être y a-t-il eu une évolution dans son mode de pensée, mais j’ai trouvé cela un peu trop soudain.

Mais ce qui m’a le plus dérangée, c’est la joie et l’excitation des personnages face à la mort. Pour le personnage masculin, c’est normal, mais pour la femme, qui a passé sa vie avec des humains, ça me parait trop soudain et malsain. En deux mois, changer autant me semble improbable.

Et également, je trouve que la deuxième partie est parfois surchargée d’actions et d’informations. Je pense qu’on aurait pu étirer un peu plus de temps pour notamment nous décrire les émotions des personnages et nous permettre de reprendre notre souffle, notamment pour la fin. Je comprends l’effet précipité, mais personnellement, j’ai décroché.

Il n’y a pas que du négatif, évidemment ! C’est évident que ces points nous sautent à la figure, mais je suis consciente de tout le travail qu’il y a derrière. J’ai d’ailleurs beaucoup aimé la première étape. On connaissait le meurtrier et même si j’ai été déçue au premier abord, ça ajoute énormément à la tension. Le suspense était énorme !

Une belle plume également, qui permet beaucoup de suspension et de tension dans la première partie. J’ai bien aimé, aussi, l’idée globale de ces… créatures (j’essaie de ne pas spoiler, mais c’est difficile !) est très intéressante. Les flash-backs sont très intéressants également (je n’ai que ce mot à la bouche !). Et encore une fois, la maison d’édition a fait une excellente job au niveau de la forme et de la mise en page, un vrai plaisir pour les yeux.

En résumé, je suis très mitigée par ce roman. Pour moi, la deuxième partie est un peu précipitée et aurait pu être davantage exploitée, notamment au niveau des personnages et des descriptions. Cependant, ce roman est bien écrit, original, fluide et sort des sentiers battus. Si vous voulez une lecture qui mélange thriller, roman de police et fantastique, c’est votre roman !

Chronique : Brume

Aujourd’hui, on se retrouve pour une courte chronique sur la nouvelle que j’ai lue récemment, Brume, de Stephen King. Étant fan d’horreur, de mystérieux et de suspense, il était impensable pour moi de ne pas acheter cette nouvelle lorsque je l’ai vue dans un magasin grande surface.

Titre : Brume

Auteur : Stephen King

Genre : Fantastique/Horreur/Suspense

Nombre de pages : 285

Maison d’édition : Albin Michel

Résumé : Après un violent orage, la ville de Bridgton se retrouve encerclée par un bloc de brume opaque et menaçant. Piégés dans un supermarché, Billy et son père comprennent vite que l’horreur qui se cache dans ce brouillard n’est que le reflet de celle qui vit dans le coeur des hommes.

Mon avis

J’ai débuté cette nouvelle en plein confinement et ce n’était franchement pas la meilleure idée, puisque les personnages sont confinés dans un supermarché et l’extérieur est rempli de monstres… Au moins, la lecture a été très divertissante, et c’est ce qui compte.

Le début a été un peu long à mettre en place, à mon avis, j’ai trouvé certaines pages pas nécessaires utiles à la nouvelle. Toutefois, dès que la brume s’installe, l’action commence (à notre plus grand bonheur !). Je n’ai pas lâché le livre de la soirée, malgré l’heure tardive ; je peux vous dire que je me suis couchée tard !

L’histoire est assez terrifiante en ces temps de confinement. En effet, une étrange brume blanche épaisse s’installe sur la ville tandis que les personnages principaux se trouvent au supermarché, et chaque personne qui ose s’aventurer dehors disparait dans des hurlements effroyables. Puis, des événements étranges s’enchainent, les dissuadant de sortir. Pourtant, il va bien falloir sortir…

Vraiment, moi qui ne suis pas fan de nouvelles, j’ai adoré celle-là. Elle est tout de même assez longue, on peut même la qualifier de court roman. Du coup, on a le temps de s’attacher aux personnages, de vivre un tas d’émotions et de pleurer quand un personnage meurt… parce que, oui, il y aura des morts (c’est tout de même du Stephen King !).

La seule chose que je déplore, c’est la fin très ouverte. Je sais que dans une nouvelle, ce n’est pas toujours évident de tout fermer les intrigues narratives, mais en refermant le livre, je n’ai pas eu l’impression que l’histoire était terminée. J’aurais aimé en avoir un peu plus !

Chronique : De Miroir et d’Amour

Je tiens tout d’abord à remercier les deux auteures pour leur confiance, ce n’est pas toujours facile de confier son roman à une pure inconnue. Je vous présente donc De Miroir et d’Amour !

Titre : De Miroir et d’Amour

Auteures : JC Staignier & Julie-Anne B

Genre : Historique

Nombre de pages : 244

Maison d’édition : Gloriana Éditions

Résumé : Versailles, 15 mars 2010

 La glace s’illumina d’une lueur jaune identique au reflet d’une chandelle. Emma inspira et posa la paume de la main sur le verre étamé. Sa vue se troubla. Un étrange picotement réchauffa l’extrémité de ses doigts et cette chaleur se diffusa dans son corps. Un vent léger souffla dans la pièce. Le miroir brilla de mille feux et l’éblouit. Elle ferma les yeux et se sentit happée par une force invisible. Puis, elle sombra dans l’inconscience…

Versailles, le 15 mars 1680

Quel jour sommes-nous ? demanda Emma d’une voix angoissée.

Le 15 mars.

Oui, mais de quelle année ?

Blanche lança un coup d’oeil inquiet vers son frère.

1680.

1680 ? Impossible ! Et pourtant…

 Les jambes d’Emma tremblèrent et elle serait tombée si Tristan ne l’avait soulevée dans ses bras.

Plaît à Dieu qu’elle ne meure pas…, chuchota Blanche. Ce furent les derniers mots qu’Emma entendit avant de replonger dans l’inconscience.

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Mon avis

Alors, je ne suis pas une grande fan des romans historiques, mais quand j’ai vu ce roman, j’ai eu l’impression que c’était un roman dynamique et moderne, donc je me suis lancée dans l’aventure. Et je n’ai pas été déçue ! Immédiatement, j’ai été transportée par le style très fluide des deux auteures. On ne remarque pas que ce sont deux écrivains qui ont écrit le roman, ça se lit tout seul, et c’est très agréable. Même les termes plus complexes s’intègrent très bien dans la narration.

C’est un brillant mélange entre roman historique et modernisme. On ne s’ennuie pas une seconde. C’est divertissant, drôle, surprenant et on en apprend plus sur les us et coutumes de l’époque. Ce que j’ai également apprécié, c’est que je n’ai pas eu l’impression de lire un manuel d’histoire où on me bombarde d’informations plus ou moins utiles et amenées de manière brusque. Ici, les informations sont amenées doucement de façon très compréhensible, ça se fond parfaitement à la narration.

Mais il y a également quelques points qui m’ont chiffonnée. Pour moi, les personnages acceptent trop facilement le passage temporel entre les deux époques. Ils s’étonnent quelques minutes, puis on voit qu’Emma veut retourner chez elle, mais ils acceptent assez rapidement ce passage temporel alors qu’il s’agit de quelque chose d’hors-normes !

J’ai également trouvé que la relation amoureuse se développe trop rapidement ; je crois qu’il aurait été judicieux de nous montrer davantage l’évolution de leur relation. Ainsi, il serait plus facile de nous mettre dans leur peau et de comprendre leurs sentiments.

En bref, un court roman historique qui vous changera les idées, vous fera sourire et rêver !

Chronique : Azmel T.1 : La Porte du Temps

Je souhaite avant tout remercier l’auteure de m’avoir fait confiance pour la lecture et l’analyse du roman, c’est apprécié !

Titre : Azmel – T.1 : La Porte du Temps

Auteure : Laura Wilhelm

Maison d’édition : Publilivre

Nombre de pages : 172

Genre : Fantastique/Romance

Résumé : « Imaginez-vous perdre vos deux parents en même temps ? Imaginez que vous soyez obligé de recommencer votre vie à zéro, nouvelle ville, nouveau lycée, nouvelle famille…


Imaginez ensuite que vous découvriez dans un excès de colère que vous avez la faculté de déplacer les objets avec la seule force de votre pensée et que vous n’êtes pas seul à faire partie des forces supérieures.


Imaginez que vous ressentiez les battements de cœur d’une personne inconnue dans votre poitrine lorsque vous la croisez… Comment réagiriez-vous si au premier contact physique, une douleur terrible vous plongeait dans l’inconscience ? Comment feriez-vous pour gérer un amour interdit, renforcé d’un sortilège par vos ancêtres des centaines d’années avant votre venue au monde ?


Imaginez-vous que la vie que vous meniez jusqu’ici n’était qu’une illusion destinée à cacher votre vraie nature des forces du mal… »


Deux familles que tout oppose. Un sortilège prononcé il y a plus de 400 ans par les Chefs de Clan de l’une d’elle afin de ne jamais se mélanger… « Azmel », créé pour se protéger fini par devenir un calvaire lorsque Léna et Rick, issus de ces clans, tombent amoureux.
Mais leur histoire de famille est bien plus compliquée que ce qu’ils savent déjà. Ils vont découvrir des forces qu’ils n’imaginaient pas exister et se heurter à la frustration la plus violente qui soit : ne pas pouvoir se blottir dans les bras de l’amour de sa vie. Car, ils en sont conscients, au plus profond de leur âme : ils sont faits l’un pour l’autre, que leur famille le veuille ou non.


Leur amour va subir bien des épreuves, des histoires de lycée en passant par les drames familiaux, sans oublier la Porte du Temps qui rappelle à Léna que ses pouvoirs ne font que grandir et qu’elle ne sera peut-être pas capable de gérer la puissance qu’elle lui insuffle.
Les démons et les élus devront s’unir contre d’autres forces plus violentes. Seulement y arriveront-ils ? L’amour de Léna et Rick sera-t-il assez fort ?

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Mon avis

Alors, j’ai accepté de prendre ce service presse puisque j’aimais bien le résumé et qu’il promettait une histoire intéressante. Je dois avouer avoir eu de la difficulté à bien rentrer dans le récit pour plusieurs raisons qui seront expliquées tout au long de la chronique. Toutefois, j’ai réussi à lire le roman jusqu’au bout ; c’est une lecture assez simple et sans prise de tête. J’ai particulièrement aimé le fait que l’auteure ne s’encombre pas d’une multitude de figures de style qui ne font qu’alourdir son texte.

Dès le début du roman, le suspense est à son comble. Pourquoi ses parents sont morts ? Est-ce réellement un accident tel qu’on le croit ou… ? Pourquoi Léna entend les battements de son cœur ? C’est super de commencer tout de suite avec de tels questionnements, c’est ce qui nous pousse à continuer notre lecture pour en découvrir les réponses.

Même si les différents personnages sont intéressants, surtout les frères noirs, ils restent assez survolés. J’aurais aimé plus de profondeur, plus d’approfondissement. En effet, il m’arrivait fréquemment de mélanger plusieurs personnages parce qu’ils semblaient identiques à la lecture.

Il est également intéressant d’avoir une romance entre deux créatures opposées. Mais j’ai trouvé que ça allait beaucoup trop vite ! À peine rencontrés et on dirait qu’ils allaient se marier… il aurait été vraiment intéressant de davantage décrire leurs sentiments, leurs ressentis, pour qu’on arrive à comprendre pourquoi leurs sentiments vont aussi vite. En tant que lectrice, j’ai été déstabilisée et j’ai trouvé que ça allait très, très vite. Leurs changements d’humeur sont également très soudain, ce que je n’ai pas vraiment compris. Je pense donc que leur relation mériterait d’être davantage approfondie pour plus de réalisme !

L’univers est très intéressant et c’est la première fois que je lis quelque chose dans le genre ; une bonne découverte ! Si j’ai trouvé qu’on donnait énormément d’informations au début (je m’y perdais, pour être honnête), j’ai constaté qu’il me manquait des informations importantes au fur et à mesure que je lisais. J’aurais aimé en savoir plus sur la porte, les Élus (qu’est-ce que ça mange en hiver ?) et les autres personnages plutôt que de se concentrer uniquement sur le personnage principal. Ça aurait été encore plus intéressant !

Précisons que pour un premier roman, ce n’est pas mal du tout. Il y a des idées, de la volonté, quelques descriptions et une histoire qui fonctionne globalement bien. Mais je pense que le manque de développement se fait ressentir. Souvent, on ne veut pas trainer en longueur et ennuyer le lecteur, mais ici, le roman en pâtit et c’est dommage !

Parlons du côté forme et mise en page puisque la correctrice en moi trouve ce segment très, très important. Premièrement, tout au long du roman, j’ai eu plusieurs phrases coupées en deux par un saut de ligne, puis quelques > qui se glissaient dans le texte. Sinon, plusieurs répétitions, notamment le verbe *dire* qui est super utilisé en incise. Peut-être que ça me dérange seulement parce que je suis correctrice, mais je dois avouer que j’aurais aimé voir d’autres verbes de parole pour alléger le tout.

Lorsqu’il y a interpellation (nom, prénom, surnom, etc), il doit y avoir une virgule avant et après l’interpellation ; elles étaient très souvent manquantes. Également, pratiquement aucune virgule devant les *mais*, alors qu’elle est obligatoire (c’est un coordonnant). Pour continuer sur la lancée des virgules, l’auteur isolait parfois un groupe de mots, mais ne mettait qu’une virgule au lieu des deux obligatoires, ce qui prêtait parfois confusion.

Plusieurs erreurs de concordance des temps au niveau des incises (verbes de parole). On retrouvait beaucoup d’imparfait, alors que les verbes des incises doivent toujours être au passé simple. D’autres erreurs de concordance des temps se retrouvaient également dans le temps, mais elles n’étaient pas en grande quantité.

Bref, il est normal de faire des maladresses pour un premier roman. Je félicite toutefois l’auteure d’avoir construit son univers et de nous l’avoir partagé ; ça prend de la volonté et beaucoup de travail, parole d’auteure !

Pour moi, ce roman est un bon roman pour adolescents avec de bonnes idées et de la volonté, mais qui manque de développement et de relecture au niveau de la forme. Je souhaite une excellente continuation à l’auteure, qui a un avenir en littérature très prometteur.

Chronique : Paramètres

Hello !

On se retrouve aujourd’hui pour un autre service presse, et autant vous dire que c’est un coup de cœur !

Titre : Paramètres

Auteur : Jean-Marc Bassetti

Genre : Fantastique/science-fiction

Auto-édité

Nombre de pages : 149

Résumé : Benjamin Fromont est un professeur des écoles dans un petit village normand. La quarantaine assumée, il vit aux côtés de sa femme Clotilde une existence tranquille dans la maison héritée de ses grands-parents. Ce vendredi 8 Mars à 7 heures, lorsqu’il ouvre les yeux et éteint la radio, comme tous les jours, il n’imagine pas une seule seconde que toute sa vie a changé pendant la nuit. Mais il va s’en rendre compte très vite. D’abord par de petites modifications, puis en encaissant un véritable choc. Benjamin va devoir beaucoup voyager et beaucoup donner de sa personne pour retrouver le chemin normal de son existence. Les couloirs du temps dont il avait entendu parler au cinéma vont soudain s’ouvrir devant lui et lui faire toucher du doigt l’inimaginable.

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Mon avis

Un roman court, certes, mais très puissant. Les chapitres sont courts, à peu près une page chacun, et percutent le lecteur. À aucun mot, on a l’impression que le chapitre manque de développement ou n’a aucun lien avec le précédent. Les chapitres se suivent tous et j’aime beaucoup le fait qu’ils soient courts ; cela apporte du rythme et un certain dynamisme, ce qui est très intéressant.

L’auteur ne perd pas de temps avant de nous lancer dans le vif du sujet, sans oublier de bien présenter son personnage principal. On s’attache facilement à lui et, tout ce qu’on veut, c’est qu’il réussisse sa quête ! Chapeau à l’auteur ; ce n’est pas facile de faire en sorte que les lecteurs s’attachent à un personnage avec si peu de pages. Pourtant, il l’a fait, et avec brio.

Les sauts temporels, c’est quelque chose d’assez déjà-vu, mais pourtant, ce petit roman est complètement différent de ce qu’on a pu lire sur le sujet. À mon avis, l’auteur a carrément réinventé les sauts temporels. Il sort des sentiers battus, nous offre des rebondissements incroyables ainsi que des explications vraiment originales. J’ai d’ailleurs beaucoup aimé le lien avec l’IPhone 4, c’est bien trouvé.

Il est difficile de parler en longueur d’un roman aussi court sans révéler le contenu de l’intrigue. Toutefois, je tiens vraiment à ce que vous lisiez ce livre, il en vaut la peine. Il se dévore en quelques petites heures et vous retourne le cerveau. Que feriez-vous si vous êtes dans la même situation ? La question mérite d’être posée.

Et sinon, est-ce que ce roman a des points négatifs ? Comme je l’ai dit, j’ai adoré ma lecture et n’ai pas vu le temps passer. L’intrigue, les rebondissements et la plume sont excellents. Si on parle côté forme, il n’y a pas d’erreur, mais des virgules manquantes avant l’interpellation (nom, prénom, surnom).

En conclusion, Paramètres est un petit roman qui vaut le détour. Un roman, à mon sens, avant-gardiste de par son format et son originalité.

Chronique : Shining

Il y a des livres qui vous marquent, et Shining fait définitivement partie de ceux-là. C’est mon deuxième Stephen King, après Dôme, et je peux vous assurer que j’ai adoré cette lecture !

Titre : Shining

Auteur : Stephen King

Nombre de pages : 477

Date de publication originale : 28 janvier 1977

Résumé : Quand on propose à Jack Torrance, ancien professeur et ancien alcoolique, un poste de gardien pour l’hiver à l’hôtel Overlook dans les montagnes du Colorado, il croit tenir là une chance de se racheter aux yeux de sa famille.

Il s’y installe avec Wendy, sa femme, et leur fils Danny, en espérant profiter de cette occasion pour écrire la pièce de théâtre qui le révélera au monde.Mais les démons de l’hôtel trouvent en Jack une proie presque trop facile pour poursuivre leur oeuvre de mal, et il faudra le courage et le sixième sens étrange de son fils pour sauver in extremis ce qui pourra l’être.

Car Danny possède ce don de lumière de même que l’ancien cuisinier de l’hôtel, Dick Hallorann, et la conjugaison des deux fera reculer les forces du mal. Pendant un certain temps…

****

Qui ne connait pas le film Shining, grand classique du cinéma d’horreur ? Personnellement, même si je n’ai jamais vu le film, j’avais en mémoire quelques scènes importantes ; les jumelles et, bien sûr, le *Here’s Johnny !*. Autant vous dire que le livre est assez différent de ce qu’on m’a raconté du film.

Le roman est loin d’être de l’horreur ; il se rapproche davantage du fantastique-épouvante. On voit déjà à quel point le film et le livre divergent, et on comprend mieux la haine de King envers l’adaptation cinématographique. On change le registre de l’histoire et elle perd de son sens, ce qui est dommage !

Le début peut honnêtement paraitre long. Personnellement, j’ai trouvé quelques passages un peu trop longs et je me demandais à quoi ils servaient. Ne vous inquiétez pas, vous allez comprendre tout l’intérêt de ces passages à la fin. Ça demande un peu de réflexion pour tout saisir, mais une fois que vous allez comprendre, vous n’en reviendrez pas.

Dès le début de l’histoire, nous pouvons voir le petit Danny qui semble avoir des visions. Mais est-ce que cela arrivera par la suite ou ce ne sont que des hallucinations ? On espère pour le gamin que ce ne soit que des hallucinations, parce que ces visions n’ont absolument rien de rassurant ; du sang, beaucoup de sang, des cris, la mort, la peur, la terreur… De quoi faire flipper Danny, qui n’a que cinq ans.

Toutefois, on se rend vite compte qu’il a des pouvoirs, et qu’ils sont très, très puissants. En effet, il est capable de deviner les pensées de ses parents et il s’en servira à plusieurs reprises pour savoir ce qui se passe dans l’esprit confus de son propre père. Je trouve très intéressant d’avoir donné de tels dons au petit Danny, qui n’a que cinq ans. Ça ajoute une touche terrifiante au récit.

Par la suite, la famille Torrance déménage à l’hôtel, un hôtel très isolé et pratiquement inaccessible lors de la période hivernale. Si jamais il y a un accident, les secours prendront une éternité à arriver et le premier village se trouve à des kilomètres et des kilomètres. Alors, pourquoi donc Jack et sa famille ont décidé de s’y installer ? C’est l’occasion rêvée pour Jack d’avoir un emploi, lui qui a perdu son précédent emploi à cause de violences physiques envers un élève, et de se remettre à l’écriture. Ainsi isolé du monde, il pourra se concentrer sur sa passion, l’écriture, et se remettre dans le bain. Toutefois, ce qu’il ne sait pas, c’est que ses démons vont le hanter pendant ses longs mois…

J’ai beaucoup aimé l’évolution de Jack lorsqu’il se trouve à l’hôtel. Au début, elle est toute petite, presque imperceptible, mais vers la fin, tout déboule d’un coup ! Comment un père aimant, bien qu’impulsif, peut se rendre jusqu’au point de vouloir tuer sa femme et son fils qu’il aime tant ? Tout au long du roman, on sent qu’il y a une entité maléfique qui rode dans l’air, mais qu’est-ce que c’est exactement ? Je dois avoue avoir été surprise quand j’ai compris que c’était l’hôtel en lui-même qui voulait prendre possession de l’esprit de Jack (parce qu’il voulait Danny). King use ici d’originalité, au lieu d’utiliser les très fameux fantômes.

Oui, il y a des fantômes, mais générés par l’hôtel, qui est lui-même l’antagoniste.

Cet ennemi amène les vieux démons de Jack vers lui. L’alcool, la violence, la peur d’être abandonné… tout cela mènera Jack à voir sa femme et son fils comme des ennemis à abattre.

Il n’y a pas de scène d’horreur à l’état pur dans ce roman, mais ça ne nous empêche pas d’angoisser à mort lors de quelques scènes, surtout les dernières du récit. King sait très bien gérer le suspense et la tension, très bien exploités et, surtout, très présents dans Shining. Un style d’écriture simple, mais incroyablement efficace ; c’est tout ce qu’on demande.

J’avoue avoir été quelque peu déçue par l’épilogue, un peu trop bisounours à mon goût. Mais comme il y a une suite, Doctor Sleep, je me réjouis de connaitre la suite des aventures de Danny !

Ce qui est sûr, c’est que ce classique du fantastique mérite son titre. Loin d’être aussi gore que son adaptation cinématographique, il reste tout de fois bien écrit, effrayant par moments et très intéressant.