Chronique : À première vue

Nous revoilà pour la chronique d’un autre roman de Colleen Hoover que j’ai beaucoup aimé, soit À première vue.

Cette auteure a le don de nous faire passer par un tas d’émotions différentes, et ce roman n’est définitivement pas une exception à la règle. Dans une famille, il peut y avoir bien des secrets…

Si la plupart des personnages de l’auteure ont habituellement la vingtaine, on se concentre ici sur une jeune fille, Merit, de dix-sept ans. Pourtant, je n’ai pas ressenti une impression de Young adult, ce roman est dans la même lignée que ses autres romances, avec des personnages un peu plus jeunes.

Bref, Merit a 17 ans, et elle n’est pas comme les autres. Elle ne s’entend pas très bien avec sa jumelle Honor, elle collectionne des trophées qu’elle n’a pas gagnés, et vit dans une église achetée par son père (athée) en compagnie de la femme de ce dernier, de son ex-femme (la mère des jumelles), du petit et du grand frères de Merit. Une famille dysfonctionnelle en apparence, surtout lorsqu’on sait que le père a acheté l’église pour nous plus entendre le chien du pasteur, et qu’il vit sous le même toit que son ex-femme cancéreuse qu’il a quittée pour son infirmière, avec qui il a eu un fils… toute une famille !

Merit se sent étouffée, pas à sa place, écrasée par les secrets et les non-dits. Son humeur ne s’améliore pas lorsqu’un beau gosse, aka le copain de sa jumelle, déménage chez eux, lui qui est si séduisant…

Les secrets de sa famille, c’est lourd. On le ressent très bien dans ce roman puisqu’on voit une certain descente aux enfers pour Merit, jusqu’à ce qu’elle ait des pensées noires. Il y a eu des moments très difficiles dans ce roman. Comme quoi les problèmes des parents finissent toujours par se répercuter sur les autres membres de la famille. C’est difficile, dur, parfois triste, parfois drôle. Vraiment, on passe par toutes les émotions possibles. L’auteure réussit à nous glisser dans la peau d’une adolescente dépaysée, qui ne sait plus où donner de la tête et qui se sent profondément perdue.

J’ai également aimé le fait que Merit croie en Dieu ; enfin, un personnage qui n’est pas athée ! Elle ne semble pas catholique, mais protestante, comme moi, alors ça fait plaisir à lire. À une époque où on désire de la diversité, on met trop souvent de côté la diversité des croyances ; c’est une des première fois que je lis un roman où le personnage n’est pas athée… Ce qui est irréaliste puisqu’il y a beaucoup de croyances différentes, surtout aux États-Unis où une très grande majorité de la population est chrétienne. L’auteure n’y est pas allée dans les clichés, mais dans une jeune femme qui a des doutes, qui croit en Dieu mais se pose tout de même des questions, qui n’est pas décrite comme une sainte-nitouche. Enfin un personnage chrétien bien réaliste ! J’ai beaucoup aimé aussi les échanges entre elle et son père athée ; l’un et l’autre cohabitent très bien, et c’est ce que je souhaite voir dans plus de romans.

Bref, encore une fois, Colleen Hoover a frappé très fort. Cette romance traite de sujets importants et touchants, elle nous plonge dans des émotions fortes et elle nous fait passer un super moment. J’aurais aimé avoir plus de moments de romance entre nos deux protagonistes, mais sinon, j’ai tout simplement adoré !

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