La multiplication des maisons d’édition : bonne ou mauvaise chose ?

Hello !

Aujourd’hui, on se retrouve pour un article qui n’était pas prévu, mais j’avais envie de vous parler de l’explosion de nouvelles maisons d’édition qui voient le jour. Attention, mon article n’a pas pour but de vous présenter des arguments pour ou contre, mais d’amener un questionnement en tant que lecteur et écrivain.

Hier, j’ai découvert 2 nouvelles maisons d’édition. 2. Depuis le début de la pandémie, il doit y en avoir 10 qui ont vu le jour, sans rire. On parle ici d’entreprises coûteuses avec graphistes, correcteurs, éditeurs, imprimeur, et 10 maisons d’édition apparaissent malgré les conséquences économiques de la pandémie ? C’est énorme. On ne peut que féliciter l’initiative de partager les textes d’auteurs francophones, pourtant ayant expérimenté le parcours dans une jeune maison d’édition, je ne peux que mettre en garde les futurs auteurs.

Bien sûr, toute maison d’édition commence quelque part. Les grandes maisons d’édition que nous connaissons aujourd’hui ont tous eu une première publication et un auteur qui a dû leur faire confiance aveuglément. Cependant, les pièges ne sont pas rares, loin de là. J’ai personnellement signé avec une jeune maison d’édition qui avait déjà publié plusieurs livres et qui semblait vraiment prometteuse. De l’extérieur, tout semblait parfait. Pourtant, lorsque je suis entrée dans l’organisation, je me suis contentée que cette ME n’était en rien ce qu’elle projetait. Les livres étaient bourrés d’erreurs, l’éditrice ne voulait pas engager de graphiste et fabriquait elle-même les couvertures (de qualité discutable). Étant correctrice, je me suis fait proposer un contrat avec la maison d’édition. Elle ne voulait pas dépasser les 75 euros par manuscrit, ce qui est beaucoup, beaucoup, beaucoup trop peu pour le vrai travail que cela implique. L’éditrice déplaçait les dates de sortie sans nous en avertir, elle a finalement fermé les portes de la maison d’édition du jour au lendemain avant de réouvrir la ME quelques mois plus tard sans avertir personne. Bref, l’enfer. Et tout semblait bien au premier abord.

C’est pourquoi il est super important de faire attention avec les nouvelles maisons d’édition et de se renseigner au maximum. Je suis tombée récemment sur une jeune maison d’édition qui publie de très, très jeunes auteurs. Les extraits postés sur la page FB et les résumés ont des erreurs d’orthographe et de multiples erreurs de syntaxe. Pourtant, des auteurs continuent à leur envoyer des manuscrits. Une maison d’édition avec des erreurs dans des textes courts de 100 mots, c’est à fuir ! Oui, tout le monde a le droit à l’erreur, mais une incompétence de ce genre nous informe qu’il n’y a pas de correcteur ou que le correcteur n’est pas compétent. Un livre bourré d’erreurs, ce n’est ni professionnel ni agréable à lire.

Posez des questions avec les éditeurs, regardez les différents réseaux sociaux de la maison d’édition, guettez les fautes d’orthographe (une ou deux, c’est humain, bien sûr). Veillez à ce que la maison d’édition prenne son temps avant ses premières publications et qu’elle ne publie pas 5 livres par mois. Je pense notamment à Elsie Editions, qui est une jeune maison d’édition tout à fait prometteuse. Cela fait des mois et des mois que la ME a été créée et la première publication approche ! Ils ont signé plusieurs auteurs, mais sur 2 ans (donc une publication par mois, ce qui est super). Ils ont également engagé une graphiste très douée et professionnelle. Il y a également Royal Editions, une jeune maison d’édition très proche de sa communauté, avec une graphiste hors-pair.

Je vous encourage à être prudents. Personnellement, j’étais très renseignée sur le monde de l’édition et je pensais que je n’allais pas tomber dans le même piège que d’autres avant moi, mais cela est arrivé. La recherche est primordiale si vous voulez envoyer un manuscrit dans une jeune maison d’édition, sans roman publié. N’ayez pas peur de poser trop de questions aux éditeurs, c’est tout à votre honneur !

En terminant, je vous encourage à prêter attention aux jeunes maisons d’édition. Ce sont de belles initiatives, vraiment. Seulement, il faut savoir reconnaitre le manque de professionnalisme et ne pas le pardonner trop facilement, vous risqueriez d’être surpris par la tournure de la situation.

Un commentaire sur “La multiplication des maisons d’édition : bonne ou mauvaise chose ?

  1. J’en vois aussi beaucoup … Ce que je reproche personnellement est que ce sont souvent les mêmes lignes éditoriales, du coup en tant que lecteurs on a l’impression d’avoir x fois la même proposition. Ce n’est que mon avis et ce qui est dit dans l’article est également très vrai … Sans compter les livres avec des coquilles monstres où on se demande seulement s’il y a eu relecture et correction …

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