Chronique : Le Chercheur d’Âme

Aujourd’hui, on se retrouve pour une chronique coup de cœur !

Titre : Le chercheur d’âme

Auteur : Steve Laflamme

Genre : Roman policier

Maison d’édition : Les Éditions de l’Homme

Nombre de pages : 461

Résumé :

ON L’APPELLE LE «CHERCHEUR D’ÂME». Chacune de ses victimes, retrouvée le visage ouvert, est porteuse d’un message qui semble narguer les policiers de l’Unité des crimes majeurs de la Sûreté du Québec. En présence d’un motif obscur, de références cryptiques et d’un mode opératoire aussi systématique qu’incompréhensible, le sergentdétective Xavier Martel ne ménage aucun effort pour mettre fin au cycle sanglant.

Prédateur de prédateurs, celui qui a déjà goûté à la violence crue fait de cette enquête une affaire personnelle. La seule chose qu’il ne peut se permettre de perdre, c’est du temps. C’était sans prévoir que la folie du tueur et le goût âpre d’une possible défaite le précipiteraient, lui aussi, dans ses derniers retranchements.

Pour l’acheter, c’est ici !

Mon avis

Alors, j’ai eu la chance d’avoir Steve Laflamme, l’auteur, comme professeur de cégep la session passée. J’ai d’ailleurs beaucoup aimé son cours Littérature fantastique, science-fiction et policière, pendant lequel j’ai découvert de magnifiques œuvres. Alors, lorsque j’ai su qu’il avait publié plusieurs romans, j’ai été intéressée à en acheter un, surtout après le retour enthousiasme d’un de mes camarades de classe.

Et pour être honnête, je ne m’attendais pas du tout à ça.

J’ai toujours bien aimé les romans policiers, mais sans plus. Je suis une fan des séries policières, du genre Mentaliste, Élémentaire, CSI Miami, mais je n’ai jamais eu de grand coup de cœur pour un roman policier (mis à part Le Silence des Agneaux) , et encore moins québécois. Alors, en commençant ce roman, je pensais bien l’aimer, mais… pas autant.

Les 50-100 premières pages commencent doucement. On découvre un cadavre qui a subi des trucs horribles et on fait un peu connaissance avec le tueur, mais rien de bien traumatisant si vous êtes habitué au genre. Et après… bah, ça dérape. Les événements s’enchainent les uns après les autres et chaque fois qu’on se dit que ça ne peut pas être plus horrible, un truc horrible arrive. Et contrairement à ce qu’on peut penser, les événements inhumains en grande quantité ne sont pas de trop, juste pour faire peur. Ici, ils ont un but précis et l’auteur ne se perd pas dans des détails inutiles et dégoûtants, mais nous raconte l’essentiel. Parce que l’humain est capable des pires horreurs et il ne faut pas le cacher.

Pour être honnête, je me contentais de 50-75 pages par soir, moi qui lis très vite, afin de bien digérer les événements qui arrivaient ! Puis, le suspense était à son comble. Tout ce que je voulais, c’était tourner la page pour en savoir plus, toujours plus, et encore plus. J’ai été surprise bien des fois !

Autre point que j’ai particulièrement aimé : le fait que l’histoire ne s’arrête pas après l’arrestation du tueur. Je ne peux pas vous donner plus de détails ici, mais j’ai vraiment aimé tout ce qui se passe après, Ça change un peu de la structure du roman policier qu’on trouve dans les autres romans, sans s’en dévier totalement.

Et puis, la recherche qu’a fait l’auteur sur ce roman est juste phénoménale. On entre facilement dans le monde de la lutte et son histoire. Même moi qui suis loin d’être une passionnée de ce sport, j’ai appris beaucoup, oui, mais je me suis laissée entrainer. Parce que non seulement les explications sont bien amenées, mais l’intrigue que l’auteur a construit autour de ce monde particulier est génial. Je n’imagine même pas tout le travail effectué pour que ce roman naisse !

Bref, ce roman est pour moi un énorme coup de cœur. Étant fan d’horreur, j’ai été servie ici par tous les événements suspects, étranges, inhumains qui nous font réfléchir. J’ai le cœur au bord des lèvres tout au long de l’histoire, autant de dégoût que de stress. Parce que ce genre de romans nous montre non seulement la partie inhumaine de l’humain, mais la nature de ceux qu’ont dit *bons* (policiers, entre-autres). Si vous voulez un roman qui fait sourire, ce n’est pas le bon roman pour vous. Celui-là est plus qu’un roman policier et je ne dis pas seulement cela parce que je connais l’auteur. J’ai été happée par ce livre et j’espère que vous le serez aussi.

Et à tous ceux qui prétendent que la littérature québécoise est en voie de disparition, ce roman est l’une des nombreuses preuves que c’est faux. Elle regorge de pépites littéraires qui n’attendent qu’à être découvertes.

Un premier roman de l’auteur de ce calibre promet un deuxième roman excellent !

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