Chronique : K.O.

Après une petite pause bien méritée, me voici de retour pour un nouveau service presse !

Il y a quelques mois, je vous ai parlé du roman auto-édité 28 jours avant J.C de Adriana Kritter. Eh bien, aujourd’hui, je viens vous parler d’un autre de ces romans, intitulé K.O.

Titre : K.O. – Tome 1

Auteure : Adriana Kritter

Auto-édité

Nombre de pages : 292

Genre : Fiction Générale

Résumé : Pour échapper à son compagnon violent, Sydney, une étudiante en journalisme, change de ville et d’apparence : se faisant passer pour un garçon, elle tente de reconstruire sa vie avec l’aide d’une bande de boxeurs et de leur séduisant coach. Mais, dans l’ombre, le démon du passé est toujours là, prêt à frapper…

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Mon avis

Je dois avouer que j’étais un peu sceptique au début. Un résumé très, très court et qui ne nous donne pas beaucoup d’informations… je ne savais pas du tout à quoi m’attendre !

Adriana Kritter nous offre un roman dénonçant les violences conjugales et le sexisme. C’est toujours très intéressant d’écrire sur ces sujets-là. J’ai bien aimé le fait que le personnage masculin soit prêt à aller très loin pour se venger de Sydney ; c’est une facette importante dont on ne parle pas souvent dans les romans traitant de violences conjugales et, pourtant, c’est très important. Ça fait partie de la dure réalité de beaucoup de femmes !

Mais j’aime également le fait que le roman ne tourne pas seulement autour des violences conjugales. On touche un peu à tout, en restant toujours sous le thème du sexisme. Ce n’est pas mon genre de lecture de prédilection, cependant ça reste des réalités omniprésentes dans notre société.

D’ailleurs, parlant de sexisme, j’ai trouvé très intéressant le fait que Sydney donne des conseils aux autres garçons pour expliquer le comportement des filles. Cependant, j’ai trouvé beaucoup de comportements des garçons assez stéréotypés. Alors qu’on fait la part des choses pour les filles, le sexe opposé est parfois assez caricaturé. J’ai trouvé qu’on mettait trop de l’avant des garçons machos, qui ne se ramassent pas, qui mangent comme des porcs, qui trahissent les femmes à la moindre occasion, qui sont violents avec les femmes ou les détestent pour aucune raison valable… oui, des garçons comme ça, ça existe, mais c’est loin d’être le cas de tous les garçons. J’aurais préféré qu’on fasse la part des choses. Pour vivre dans un environnement très masculin, les hommes ainsi ne sont pas nombreux. Alors qu’en lisant le roman, j’ai eu l’impression que pratiquement tous les garçons étaient ainsi ! Bref, je pense qu’il aurait été préférable de faire un peu plus attention à ce côté-là.

Sinon, j’ai beaucoup aimé les différents personnages présentés dans le récit. Certains m’ont fait rire, pleurer de rire, sourire et d’autres rager… un bon travail fait sur eux ! La plupart (à part les comportements stéréotypés énoncés plus haut) sont réalistes, humains et on s’attache à eux. Il n’y a rien de mieux qu’un roman où on peut s’attacher aux personnages et vivre le récit avec eux. Mention spéciale aux gars et à Sydney lorsqu’ils vont à la rescousse des chatons ; j’ai adoré cette scène !

Si on parle du style, il est simple, mais va à l’essentiel, et c’est ce que j’apprécie énormément. On ne s’encombre pas d’une multitude de figures de style qui alourdissent le récit ! Par contre, en tant que correctrice, j’avoue avoir tiqué quelquefois. Bien sûr, il arrive à tout le monde de commettre des erreurs, mais je me suis promis d’aborder également les problèmes de forme lors de mes chroniques parce que c’est une partie importante ! Il y a quelques erreurs d’inattention et accents manquants, rien de très grave. En revanche, il y a beaucoup de répétitions du verbe *dire*, notamment dans les incises. Non seulement c’est répétitif, mais à vous auteurs, je vous conseille d’utiliser d’autres verbes de parole plus riches en informations. Attention également au verbe *demander* qui est beaucoup répété.

Les virgules sont souvent manquantes devant les *mais* alors qu’elles sont obligatoires, mais sinon, la virgule est globalement bien utilisée. Quelques répétitions également, notamment du verbe *faire* qui est souvent utilisé ! Et pour finir, lorsqu’il y a quelques passages narrés au passé, on retrouve quelques verbes au présent, alors qu’ils devraient être au passé.

Beaucoup diront que je chipote, mais pour moi, il est primordial de parler de tous les aspects du roman. De plus, si on ne parle pas des défauts, comment un auteur peut les régler et s’améliorer ?

Bref, sur une note plus positive, K.O est un roman où on vit les émotions avec les personnages. Je ne spoilerai pas, mais vers la fin, j’ai angoissé à plusieurs reprises et, finalement, l’auteure ne nous a pas donné la réponse ! Il va falloir attendre au tome 2. Ce suspense omniprésent vers la fin du roman apporte une touche très intéressante au roman. En tout cas, ça nous donne envie d’acheter le deuxième tome pour connaitre la suite des choses ! Et ça promet d’être très, très intéressant.

En résumé, K.O. est un livre inspirant qui nous parle différemment des violences conjugales et du sexisme. Je pense qu’il vaut la peine d’être découvert et lu !

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