Chronique : Le Silence des Agneaux

Hello !

On se retrouve aujourd’hui avec la chronique de Le Silence des Agneaux, un chef-d’œuvre de la littérature policière, que vous devez absolument lire.

Titre : Le Silence des Agneaux

Auteur : Thomas Harris

Genre : Policier/mystère/thriller

Pages : 375

Maison d’édition : Pocket

Date de parution : 1988

Résumé : Il s’appelle Hannibal Lecter. Il est psychiatre. Emprisonné à vie pour une série de meurtres , il est la plus grande autorité du pays en matière de démence criminelle.

Pour comprendre les motivations secrètes d’un psychopathe qui terrifie l’Amérique, la police a besoin de ses  » intuitions « .

Mais Lecter n’accepte de communiquer qu’avec Clarice, jeune agent spécial du FBI. Si elle veut bien lui parler d’elle-même, de son enfance, de ses peurs intimes, peut-être l’aidera-t-il à trouver le tueur…

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Mon avis

Je n’ai jamais vraiment entendu parler de *Le Silence des Agneaux* puisque je suis née une dizaine d’années après la sortie du film et du livre. Mais lorsque mon professeur de littérature de genres nous a donné ce roman à lire il y a quelques semaines, j’ai tout de suite eu envie de le commencer. Un résumé hyper alléchant et mon prof, un auteur, qui le décrit comme un chef d’œuvre ? Ça donne envie de le lire, ça c’est sûr !

Et je n’ai pas été déçue, oh que non.

Malgré le fait que ce roman soit sorti il y a plus de trente ans, il reste terriblement actuel. On voit bien la discrimination et la rareté des femmes dans le milieu policier, ici le FBI, ainsi que leurs doutes, leurs peines et leurs espoirs. J’ai trouvé cela très ingénieux de la part de l’auteur d’intégrer une jeune femme dans le rôle principal. Je pense que l’histoire aurait été très différente avec un homme comme personnage principal !

Mais avant d’aller plus loin, il faut absolument parler de ce cher Hannibal Lecter. Dans ce roman-ci, le psychiatre cannibale est enfermé depuis de longues années et ne peut sortir de sa cage, ce qui nous permet de mieux le connaitre. Pour ma part, ce fut ma première rencontre avec ce meurtrier et je dois avouer que j’ai… adoré ce personnage ! Enfin, je l’ai adoré, oui, mais je dois avouer qu’il m’a fait peur à quelques reprises. Un petit homme, qui peut sembler tout à fait banal, avec un langage très soutenu, une allure impeccable et une connaissance immense. Vraiment, il est aux antipodes du cliché du meurtrier. Soyons honnêtes : est-ce ainsi qu’on se représente un fou dangereux tueur en série cannibale ? Non.

Bref, j’ai adoré le personnage d’Hannibal Lecter, que j’ai tout de suite trouvé très intéressant par son originalité, son charisme et sa différence. Sûrement un des méchants que j’aime le plus !

Nous avons donc une jeune femme dans un milieu d’homme et un psychopathe qui parle bien. Ça commence bien, non ? Eh bien, ce n’est que le début.

Très vite, on nous apprend que plusieurs corps ont été retrouvés un peu partout aux États-Unis. Ce sont toutes des femmes, bien en chair, qui ont été écorchées. Et malgré les mois qui défilent, personne n’arrive à trouver le meurtrier…

Je déteste les romans policiers prévisibles. En tant que lecteur, ce qu’on désire plus que tout, c’est être déstabilisé, vivre des émotions fortes. On veut crier, pleurer, rire et sauter de joie avec les personnages. Et heureusement, c’est ce que ce roman nous offre, des tas d’émotions fortes. Rebondissement après rebondissement, surprise après surprise, cette histoire ne finira pas de vous étonner. On a beau prédire une tonne de scénarios horrifiants, pas une seule fois on a raison. Harris réussit à nous déstabiliser et à aller plus loin, toujours plus loin. Il a pris des risques énormes avec l’étrange personnage de Buffalo Bill et, pourtant… ça fonctionne !

(SPOILERS dans le prochain paragraphe)

Soyons honnêtes, un homme de 35 ans qui kidnappe des femmes, fait en sorte qu’elles maigrissent, les tue, arrache leur peau pour ensuite en faire un manteau, ou un costume, de peau humaine (de femme), c’est étrange… c’est déstabilisant et dérangeant. Comment un homme qui veut être une femme en arrive là ? J’avoue que j’aurais aimé avoir un peu plus d’explications sur ce qui l’a poussé à en arriver jusque-là, mais on peut facilement deviner plusieurs éléments.

Et franchement, ça fait peur.

En nous montrant un homme totalement dérangé, l’auteur arrive, cependant, à nous sensibiliser à plusieurs causes : l’abandon d’une mère, la relation haine-amour entre une femme et son fils, l’alcoolisme, l’adoption, le meurtre, le sentiment de rejet, le désespoir, le désir d’être quelqu’un d’autre, l’admiration… Buffalo Bill n’est pas un tueur en série parce que Thomas Harris a décidé qu’il en était un. Il lui a donné des défauts, mais aussi des qualités ; il y a des raisons, étranges certes, à ses gestes.

Thomas Harris ne s’est pas contenté de créer un tueur en série, il lui a donné une âme.

Et c’est ce que j’ai beaucoup aimé de cet auteur. Ces personnages sont si complexes, si bien travaillés, qu’on pourrait croire dur comme fer qu’ils existent.

Pour les âmes plus sensibles, il y a quelques passages un peu moins ragoutants, mais Harris n’y va jamais dans l’excès. Personnellement, j’ai bien aimé ces moments puisqu’on se rend compte à quel point l’être humain peut être… inhumain, et c’est ce qu’il est intéressant de constater à travers le récit.

Vous ne verrez donc pas les 375 pages défiler, je vous le garantis ! Tout ce que vous voudrez, c’est en savoir plus, toujours plus, parce que Le Silence des Agneaux est de ces livres qui vous passionnent, vous mettent dans tous vos états, vous révoltent, vous font rire, vous mettent en rogne.

Et j’espère que, comme moi, vous irez lire les autres tomes pour en savoir plus !

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