Wattpad : Qui est Lys-Noir ?

On se retrouve aujourd’hui pour parler de Wattpad et de l’une de mes auteures préférées sur cette plateforme d’écriture, Lys-Noir. Sympathique, gentille, remplie d’humour et, surtout, talentueuse, voilà comment on pourrait la décrire en quelques mots.

→ Peux-tu te présenter brièvement ?

J’ai lu le mot « brièvement » et tout de suite, j’ai paniqué ! Bon, on va essayer quand même.

Je suis une petite plume bretonne d’une vingtaine d’années, avec des rêves plein la tête, des livres plein mes étagères, des mots qui se bousculent jusque dans mes doigts. Je passe davantage de temps à gambader dans un monde fiction que dans la réalité, arpentant la plage à la pêche aux idées nouvelles, rentrant, courant vers mon ordinateur pour poursuivre plusieurs histoires en même temps, avant de m’effondrer devant un épisode de série. Finalement, avec moi, ce n’est pas Netflix & Chill, c’est Netflix & Books.

→ Depuis quand écris-tu ? Pourquoi écris-tu ?

Quand j’étais petite, j’inventais des histoires à longueur de journée. Je parvenais même à convaincre mes amies en leur racontant des salades (oui, oui, je les persuadais que mon encyclopédie animale était magique et permettait de voyager dans le monde entier). Le problème, c’est qu’à l’époque, écrire à la main, c’était beaucoup trop long, frustrant, l’histoire était finie dans ma tête quand je l’avais à peine commencée sur le papier. Du coup, à 10 ans, je m’étais rabattue sur les pièces de théâtre que je faisais jouer à mes proches – j’étais très autoritaire et perfectionniste, un cauchemar pour eux.

Ce n’est donc que lorsque j’ai eu un vieil ordinateur pour mes 12 ans que j’ai pu écrire mon premier roman. On ne va pas se le cacher, c’était archi mauvais. Mais c’était le début, et il faut un début à tout !

J’écris parce que. Parce que, c’est tout. C’est moi, tout simplement. Raconter des histoires, ça fait partie de qui je suis, c’est un besoin, autant que de boire et manger. Si je n’écris pas durant une journée, je me sens super mal. Donc finalement, je n’ai pas le choix, il faut que j’écrive, et j’ai décidé de vous faire partager mes petits mondes, pour rendre cette aventure bien plus vivante.

→ Pourquoi avoir décidé de publier sur Wattpad ? Que t’apporte cette plateforme ?

Wattpad, c’est ma deuxième maison. C’est le réseau social le plus bienveillant que j’aie expérimenté et je crois qu’on se comprend un peu tous ici : on aime lire, on aime écrire, on aime la fiction, on est une communauté de créatifs et de rêveurs. Du coup, quand j’ai décidé de publier, c’était simplement pour le partage, le soutien, les conseils, les encouragements qui donnent des ailes et les belles rencontres que l’on fait en chemin. J’étais loin de me douter de l’ampleur que cela prendrait !

→ Y a-t-il une histoire qui te tient plus à cœur parmi toutes celles écrites ? Pourquoi ?

On ne demande pas à une mère de choisir son enfant préféré, non mais oh ! Elles me tiennent toutes à cœur parce que je leur ai offert d’innombrables heures de mon temps et qu’elles sont ancrées en moi, m’ont fait évoluer, m’ont chacune apporté quelque chose de différent.

On dira que je suis toi

L’histoire la plus connue (et d’ailleurs très appréciée de Lys-Noir) est On dira que je suis toi. Une histoire d’amitié, d’amour, d’acceptation de soi, de tolérance, de défis… et j’oublie beaucoup d’autres thèmes !

Et vous, échangeriez-vous votre vie contre celle de votre meilleure amie ?

Elena et Juliette sont inséparables depuis l’enfance. Mais leurs chemins sont sur le point de se séparer. Tandis que les parents d’Elena veulent l’envoyer dans une luxueuse pension suisse, Juliette se voit forcée de retourner vivre avec son père qu’elle n’a pas vu depuis six ans. Du haut de leurs dix-sept ans, les deux filles décident alors d’échanger d’identité pour échapper à leurs avenirs respectifs.

Toutefois, le passé n’est jamais bien loin, et les nouvelles relations de Juliette et Elena ne tarderont pas à les mettre à l’épreuve…

→ Ton histoire *On dira que je suis toi* est très appréciée par la communauté Wattpadienne. Comment en as-tu eu l’idée ?

Le soir, dans mon lit, c’était le 20 août 2018 et il faisait trop chaud pour dormir. Deux filles qui allaient échanger leurs vies, l’idée était aussi simple que ça. J’ai vu Elena la première, avec son petit sourire sarcastique, Juliette, un peu en retrait, avec son sourire timide. J’ai vu leur ressemblance, leur amitié, deviné leur échange, esquissé les conséquences dramatiques qui leur pendaient au nez. Je me suis levée comme une furie, ai arraché une page d’un carnet, noté quelques mots et une notion centrale : la quête d’identité. Le reste, c’est venu ensuite.

→ Peux-tu nous présenter brièvement ton histoire ?

Juliette et Elena échangent leurs vies, ça tourne mal.

Plus bref, pas possible ! Plus sérieusement, c’est l’histoire d’un pari fou et de ses conséquences. D’une fille qui refuse de revoir son père qui l’a abandonnée des années plus tôt, d’une autre qui fuit la pension où ses parents l’ont inscrite. Des gens que l’on rencontre et que l’on apprend à aimer, des mensonges que l’on tisse, des apparences trompeuses, des secondes chances. C’est une histoire d’amour et d’acceptation à bien des niveaux.

→ Beaucoup de messages importants sont transmis dans ton récit (acceptation de soi, tolérance, par exemple). Pourquoi avoir intégré de tels messages ? Quel était ton but ? Et surtout, crois-tu avoir atteint ce but ?

J’écris pour moi, mais surtout pour d’autres. J’écris pour aider mes lecteurs comme de nombreux auteurs m’ont aidée sans le savoir au cours de mon adolescence. Chacun de mes romans est engagé, mais jamais de manière ostensible, le déroulement de l’histoire passe avant. Finalement, mes messages sont une toile de fond que l’on devine et comprend uniquement une fois le roman terminé. Chacun de mes personnages porte ses problèmes à bout de bras et je crois qu’on peut tous se reconnaître dans plusieurs d’entre eux.

J’ai eu de nombreux retours sur cette histoire, et rien ne me touche plus que ceux où on me dit que les évolutions des personnages ont résonné personnellement. J’aspire à un monde plus tolérant, pas seulement envers ceux qui sont différents de nous, mais aussi à l’égard de soi-même. Car j’ai réalisé que la personne envers laquelle on est le plus dur, c’est souvent nous-mêmes.

→ Pour avoir lu moi-même ton histoire, j’ai trouvé tes personnages très attachants, comme beaucoup d’autres lecteurs. Quels sont tes trucs pour parvenir à les rendre aussi attachants ?

Quand je crée un personnage, j’imagine souvent la scène entre le Petit Prince et le Renard : ils ne se connaissent pas encore, mais ils vont s’apprivoiser. C’est pareil ici.

Je prends mon temps pour approcher un personnage : il a forcément des secrets, des forces et des faiblesses. Surtout, il n’est jamais ce que les autres pensent de lui. Il est comme n’importe lequel d’entre nous, profond, complexe. Et c’est toujours ce que j’essaye de retranscrire, peu importe qu’ils soient personnages principaux, secondaires ou simples figurants ; à mes yeux, ils ont la même importance et je veux leur rendre justice. Je leur donne une part de moi, je les aime profondément, et j’aspire ce que vous les aimiez aussi, ou qu’au moins, vous puissiez les comprendre.

Les voyages forment la jeunesse

Un road trip entre amis, ça vous dit ? Avec l’oncle Fred, la poule Gigi et bien des mésaventures ?

Cet été, c’est décidé, Alix, Luc, Cerise, Gabriel et Faustine organisent un road trip. Cependant, rien ne les avait préparés à ce que leur minibus tombe en panne une heure après leur départ.

Forcés de se rabattre sur une Kangoo familiale au coloris douteux et de prendre à leur bord l’oncle Fred et sa poule Gigi, les cinq amis se retrouvent malgré eux au cœur du voyage le plus chaotique de leur vie.

Entre les moustiques enragés, le GPS défectueux, la radio qui fait des siennes, les haltes toutes plus catastrophiques les unes que les autres, les je t’aime un peu, beaucoup, passionnément, à la folie, pas du tout et autres réjouissances, les mésaventures de nos héros ne font que commencer… Et la tragédie pourrait bien frapper au moment où l’on s’y attend le moins.

→ Si on parle de *Les voyages forment la jeunesse*… La première chose que l’on remarque en la lisant, c’est qu’elle est rafraîchissante et, surtout, drôle. En préparant ton scénario, avais-tu l’intention d’écrire une histoire avec autant d’humour ?

Oh oui, tout à fait ! Je voulais écrire quelque chose de frais, d’estival, de diablement vivant, la vie de tous les jours, avec ses petits malheurs, si amusants à un œil extérieur, et ses grands malheurs, bien moins amusants. Cette histoire, je la considère comme drôle-amère, l’humour fait partie de son identité.

→ Comment en as-tu eu l’idée ? Et de quoi parle cette histoire ?

J’écrivais encore ODQJST quand l’histoire a germé dans ma tête. J’étais partie promener mon chien et il s’était mis à pleuvoir, je me suis dit que ce genre de mésaventure, ça rendrait bien dans un roman. Puis j’ai regardé la route. Et l’été qui arrivait. Et j’ai pensé « road-trip de l’enfer ». Et là, mes personnages sont apparus, encore guillerets, prêts à déchanter face à leurs vacances pourries.

C’est l’histoire de cinq amis qui partent en road-trip après deux années de prépa : Alix, Luc, Cerise, Gabriel et Faustine. Ils pensent que ça va être l’aventure de leur vie et ils ont parfaitement raison, car dès le début, leur minibus tombe en panne et ils se voient forcés de demander de l’aide à l’oncle Fred. Celui-ci n’hésite pas une seconde : il leur prête sa Kangoo et s’incruste avec sa poule Gigi. C’est là que les ennuis commencent, et après, ils ne s’arrêtent plus. Entre la radio qui passe Voyage Voyage en boucle, les moustiques enragés, les secrets de chacun, les histoires de cœur, les histoires de famille, les plages vaseuses, les campings de bouseux, les petits vieux qui l’ont mauvaise, Luc qui tient un blog où il raconte absolument tout leur périple… On aurait pu appeler ce roman « Les mésaventures forment la jeunesse », finalement.

→ Pourquoi devrions-nous lire ton histoire ?

Parce que vous allez rire. Et pleurer. Et rire encore. Et pleurer encore. Rire beaucoup. Avoir peur. Aimer, détester, aimer de nouveau, détester de nouveau, aimer peut-être, les personnages.

Parce que vous allez voyager avec ces personnages. Et je crois, j’espère, que c’est un voyage dont on ne ressort pas sans avoir été touché, d’une manière ou d’une autre.

En conclusion

→ Aurais-tu un conseil pour les débutants en écriture ?

Continuez d’écrire. Si vous aimez ça, ne lâchez rien, peu importe le reste. Écrivez encore et encore, il n’y a pas meilleure façon de s’améliorer. Lisez beaucoup, corrigez-vous, prenez du plaisir. Soyez le premier fan de votre histoire. On ne naît pas écrivain, on le devient, et on ne cesse jamais d’évoluer.

→ Plusieurs jeunes écrivains de Wattpad désespèrent parce qu’ils n’ont pas assez de vues, que leur dirais-tu pour les encourager ?

J’ai été à votre place. Longtemps. Vraiment longtemps. J’ai désespéré, j’ai même délaissé Wattpad après avoir posté un roman entier en ayant une seule lectrice. Mais je n’ai pas abandonné. Ça a pris plusieurs années, mais un jour, j’ai posté le roman qui a parlé aux autres wattpadiens. J’ai participé à des échanges d’avis et à des concours, j’ai lu énormément d’autres histoires, je me suis investie, j’ai répondu à chacun des commentaires.

Je ne fais pas partie des auteurs qui ont eu une chance magique qui a fait que le succès leur est tombé dessus. Ça a été un long processus et il est loin d’être terminé. Et vous savez quoi ? J’ai adoré chacun des moments qui m’ont amenée ici : les 10 abonnés, les 100 abonnés, les 1K. Les 10 vues, les 100 vues, les 1K, les 10K, les 50K. Ce sont des minuscules victoires qui chaque fois me donnent envie de danser, parce que j’ai donné énormément de moi-même pour arriver jusqu’ici, ça a d’autant plus de valeur.

Le plus important sur Wattpad, ce ne sont pas les chiffres, même s’ils font plaisir ; ce sont les gens incroyables que vous allez rencontrer. Alors allez-y, échangez, commentez, vous verrez, c’est ce sentiment de communauté la plus adorable qui vous réchauffera le cœur. Même si vous n’avez qu’un lecteur, s’il est investi, vous aurez plus qu’un auteur qui ne parle jamais à ses lecteurs. Vous aurez le contact humain, la chaleur, l’amour, le soutien. Ça vaut tout l’or du monde à mes yeux.

→ Un petit mot pour la fin ?

Croyez en vos rêves. Rêvez grand. Vivez pour réaliser ces rêves. Vivez grand. Vous en avez le pouvoir. Vous êtes l’écrivain de votre propre existence, donnez-vous le premier rôle et faites de votre mieux avec les péripéties que vous affronterez inévitablement. Avancez les yeux grands ouverts sur les petites choses qui vous donnent le sourire. Respirez. Et gardez espoir, quoi qu’il arrive, c’est le plus important.

Je vous invite à aller faire un tour sur le profil de cette auteure talentueuse ! Vous ne le regretterez pas.

Et merci à Lys-Noir d’avoir pris le temps de répondre à mes questions.

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